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Montréal, 2048. Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont de chair, de métal, ou bien encore métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individus trop pressés, croisant l’autre sans même le regarder. C’est une tourbe de bras et de jambes. D’identités.
Certains sont riches. D’autres sont pauvres. Loin du manichéisme, ils manipulent, écrasent. Grondent, se révoltent. Se soumettent ou subissent. Ignorent et se contentent d’avancer. Ils vivent, se confrontent et se répondent car cette foule polymorphe, insaisissable, est l’essence même du mouvement. C’est la danse des humanités.
De notre société.
L'archiviste // Léandre Luissier
Fonda trop gentille
1/17 : Event 2 : Le Grand Débat
1/17 : MAJ 4 + secret santa (zieute)
25/08/17 :MAJ 3 et intrigue 2
06/16 :Ouverture d'Exantrop
Intrigue — Divergence // Suite à la catastrophe de la AH exposition, des groupes anti-androides se forment tandis que les industriels essayent de séduire de nouveau les acheteurs…



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 Quand les dragons perdent leurs couleurs [Pv. Jake]

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Willow Reyes
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When the dragons lose their colors

Pv. Jake


Ah, Montréal. Quelle ville splendide. M’enfin, elle le serait pour n’importe qui; après tout, qui n’aime pas que toutes les nécessités soient à portée, à quelques pas seulement de chez soit? Tu sors sur la rue Sainte-Catherine et tout de suite, toutes les boutiques sont à peine à quelques mètres de toi. Vêtements, sports, meubles, électros, articles pour artistes… J’en passe. Il y a de tout, partout. Et pas que sur Sainte-Catherine, hein, non. Toute la ville, tous les quartiers sont arrangés de façon à ce que tout soit accessibles. Disons que cela m’arrangeait, mais que j’aimerais bien pouvoir être ailleurs.

Aujourd’hui était un jour comme les autres. Du moins, pour moi ce l’était. J’étais là pour tenir la boutique alors que la plupart des autres étaient rentrés. Après tout, on était en fin d’après-midi, c’était calme et y’avait pas eu beaucoup de clients au studio, comme d’habitude, quoi. Ca ne changeait pas vraiment. Autant on pouvait avoir des jours très achalandés, autant la majeure partie de notre temps est passé à sketcher dans nos cahiers à tenter de trouver de nouvelles idées de tatouages. C’était comme ça et, même si mes journées au boulot étaient longues, cela me plaisait. Ca me donnait l’occasion de me poser, de me concentrer sur autre chose que cette stupide dépression qui s’entêtait à me ronger le moral et me le mettre à plat. Au moins j’arrivais à faire quelque chose de productif.

Cela devait faire au moins trois heures que j’étais assise au bureau, à la réception, quand le dernier de nos artistes vint me saluer avant de quitter. Lui, je l’aimais pas vraiment. C’était le type qui me refilait le sale boulot, les trucs qu’il ne voulait pas faire, les clients de merde; il me les refilait et me laissait m’arranger avec. Tout comme il semblait incapable de s’occuper de ses propres problèmes.

«- Ah, j’oubliais. Tu pourrais pas aller nettoyer l’encre qui est tombée sur le plancher? Tu serais un ange.
- Are you fucking kidding me?!»

Je n’avais pu m’empêcher de m’exprimer dans ma langue maternelle. Les mots me viennent beaucoup plus facilement ainsi. Cet enculé profitait du fait que son quart de travail était terminé pour venir me dire qu’il avait renversé de l’encre? Non mais, il se prend pour qui lui?

«- You can fuck right off, that's what you can do!
- Merci Willow, t'es un ange! »

Quel enfoiré, celui-là. Je n’en reviens pas de voir, ni de connaître, des gens aussi culottés que lui. Ils me tapent tous sur les nerfs…

Enfin bref. De grandes inspirations, Willow, tu sais ce que ton psy’ t’a dit la dernière fois que tu l’as vu. Se détendre, éviter de s’énerver. C’est bon, je me reprends en main après quelques longues inspirations. Ca va, ca va.

Je me lève, en profitant pour adresser un beau doigt d’honneur dans le dos de l’autre con là qui attendait son autobus devant le studio, dos à la vitrine, avant d’aller chercher la vadrouille et un seau d’eau savonneuse. Je pouvais me le permettre, évidemment; il était tard, presque l’heure de fermer boutique, il n’y avait pas un chat dans la place. Alors que m’étais permise de mettre de la musique assez fort, fredonnant la mélodie et chantonnant doucement les paroles de l’une des chansons qui passaient à la radio.

J’étais tellement concentrée que j’entendis à peine la porte s’ouvrir et la clochette tinter, indiquant justement que quelqu’un était entré. J’eus seulement le réflexe de lancer un « Nous sommes fermés, revenez demain » assez sec et vite fait, sans même me retourner, terminant de nettoyer le dégât d’encre que l’autre connard m’avait laissé.

Évidemment, je ne m’étais pas rendue compte que la personne qui était tout juste entrée n’était pas ressortie.



(c)LOKIA



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Jake Stormenson
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Humains


Mails : 13
Surnom : Grumpy McGrumpface
Portrait robot : - Dyslexique
- Ancien dealer, a passé cinq ans en prison pour vente et possession de stupéfiants.
- Mécanicien travaillant à son compte dans son propre garage

Franc/Vulgaire/Grognon/Solitaire/
Blasé/Sarcastique/


Feat Willow & Jake

When the dragons lose their colors.


Toujours dur les fins de journées. Surtout quand on a le nez dans les moteurs de bagnoles toute la journée. C'est le genre de métier chiant et chelou au début, le genre où t'en peut plus de puer l'huile de moteur et l'essence à plein nez jusqu'au jour où tu te rend plus compte que tu te trimballes en permanence cette odeur toxico-dégueulasse et qu'il n'y a plus que ton entourage pour te le faire remarquer. Je compte plus le nombre de fois où on m'a dit que j'empestais le gazole. Mais vous voulez que j'y fasse quoi? Je vous jure que je suis pas un crado je me douche tout les jours putain de merde. J'suis un type manuel moi, suffit de voir l'état de mes mains et de certaines de mes fringues.

Toujours est-il qu'il était temps de fermer boutique. J'avais pas vu le temps passer, au point où j'avais totalement zappé que j'avais prévu d'aller voir une très bonne amie après le taf et également ma tatoueuse. A cette heure elle allait probablement  fermer son magasin mais bon, je pense pas qu'elle allait refuser de me voir. On s'entendait bien après tout. Elle risquait juste d'être d'humeur massacrante vu ce qu'elle avait pu me raconter à propos de son abruti de collègue. Je serais son patron à ce blanc-bec je lui aurait foutu le nez dans les cochonneries qu'il laisse derrière lui pour que les autres s'en occupent. Mais bon j'ai pas l'âme d'un tatoueur ni même d'un dessinateur, si j'arrive à dessiner un bonhomme bâton c'est déjà une bonne chose.

"Bagnole de merde!"

Je me tournais vers l'origine de cette insulte après avoir verrouillé la porte de ma boutique. Cookie sautillait sur son perchoir joyeusement avant de s'envoler pour venir se percher sur mon épaule. Il avait beau réutiliser mes grossièretés pour lui c'était une façon d'exprimer son bonheur et c'était comme ça à chaque fin de journée. Je lui frottais doucement le haut de la tête avec mon index.

"Ouais mon vieux je sais. Mais ce soir tu restes dans ta cage un petit moment j'ai des choses à faire."

Je me rendis alors à l'arrière boutique pour déposer le mainate dans sa cage, lui laissant au passage un peu de graines et une gamelle d'eau propre. Il exprima son mécontentement en poussant un cri strident avant de voleter jusqu'à ses jouets. Je levais les yeux au ciel avant d'aller me débarbouiller un peu puis je quittais le garage avant d'aller parcourir les rues de Montréal en direction du tattoo shop de Willow.

En arrivant non loin de ma destination je croisais son collègue en train de partir en toute impunité. Il me connaissait un peu aussi s'était-il permis de me saluer, ce à quoi j'avais répliqué en tirant la tronche, comme d'habitude.

"Ouais c'ça. Va nettoyer ta merde au lieu de la laisser aux autres et après tu m'causeras."
"Toujours aussi aimable Jake à ce que je vois. Enfin bon, à la prochaine vieux grincheux!"

Je grommelais une insulte avant de fourrer les mains dans mes poches et finalement pousser la porte de la boutique. Willow était là en train de nettoyer le sol, me tournant le dos. Elle ne m'avait pas reconnu évidemment et m'avait du coup envoyer chier en m'entendant arriver. J'allais m'accouder au comptoir sans broncher, tout en l'observant nettoyer la tâche d'encre par terre.

"C'est comme ça qu'tu m'accueilles hein? Sale gosse."

Un très léger sourire se dessina sur mes lèvres. Willow avec sa chevelure rousse avait toujours l'air d'une petite sauvage, mais c'était exactement pour ça que je l'adorais. Ses tatouages sont de qualité et en tant que personne elle est vraiment super. Et c'est rare que je pense ça de quelqu'un.

"L'autre couillon t'as encore fait chier?"
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Quand les dragons perdent leurs couleurs [Pv. Jake]
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