TOP SITES

1 - 2 - 3 - 4

LIENS UTILES

Premiers pas
Contexte & co
Intrigue
Annexes
Scénariis
Effectif & listes
Pinterest
Playlist
Animations


NOUVEAUX VENUS


RPS LIBRE


PTI' CHOUX





Montréal, 2048. Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont de chair, de métal, ou bien encore métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individus trop pressés, croisant l’autre sans même le regarder. C’est une tourbe de bras et de jambes. D’identités.
Certains sont riches. D’autres sont pauvres. Loin du manichéisme, ils manipulent, écrasent. Grondent, se révoltent. Se soumettent ou subissent. Ignorent et se contentent d’avancer. Ils vivent, se confrontent et se répondent car cette foule polymorphe, insaisissable, est l’essence même du mouvement. C’est la danse des humanités.
De notre société.
L'archiviste // Léandre Luissier
Fonda trop gentille
1/17 : Event 2 : Le Grand Débat
1/17 : MAJ 4 + secret santa (zieute)
25/08/17 :MAJ 3 et intrigue 2
06/16 :Ouverture d'Exantrop
Intrigue — Divergence // Suite à la catastrophe de la AH exposition, des groupes anti-androides se forment tandis que les industriels essayent de séduire de nouveau les acheteurs…



Voir les nouveaux messages

Voir ses messages
Marquer tous les forums comme lus

Partagez | 
 

 Ces Élucubrations Infusées | Salon Le Butterfly Effect

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Eliott Valentine
avatar
Humains


Mails : 15
Double-compte : N/A
Surnom : Valentine
Emploi/loisirs : Gérant de Le Butterfly Effect, Salon de Thé


Ces Elucubrations Infusées
Intervention du Plaisantin: OK
PV Trembay - Valentine



Les tintements de tasses sur leur soucoupe, le déversement du filet de thé fumant, les fragrances, les petites conversations, les merci et les bonjour, ...et la vie revenait avec douceur au Salon. Son ouverture ne datait que de quelques semaines qui elles, s’étiraient comme un élastique dans la tête de Valentine. Ici, on ne se rassemblait jamais vraiment en masse. Les clients épars, on aimait la discrétion comme à la bibliothèque, parmi les silences calfeutrés entre deux chuchotements. On ne murmurait pas mais c’était tout comme, on ne s’isolait pas mais c’était comme s’oublier quelques instants du reste de la cité: le temps, inlassablement, se déformait dans ce Salon. Plongé dans une aire plus traditionnelle, ignoré par la technologie, retour aux horloges qui étrangement tournent à contre sens, aux ensembles de tasses venus du monde entier et pas une pour ressembler à l’autre. La première fois, on n’y vient pas parce qu’on connaît, on y vient parce qu’on est poussière d’un simple flottement hasardeux. Un autre tintement. Ting, Cling. Bienvenue dans ce monde où les intemporels n’existent plus.

Valentine a salué le couple et est allé récupérer les tasses consommées. Le thé blanc du Fujian pour mademoiselle et le thé vert de Thaïlande pour monsieur, Valentine aime retourner les esprits et travailler les subtilités. Il propose, se laisse donner le choix, semble laisser passer, puis revient twister le cours ordinaire des choses, le tout avec la maîtrise d’une exagération onctueuse qui va bien avec et une courtoisie qui n’a fait qu’accroître au fil des années. Il repose les tasses devenues vaisselle dans la cuisine, revient passer un coup de serviette sur la table et effacer toute trace de passage éphémère, de délit ou de preuve d’un éventuel fait qui aurait pu se révéler sous d’autres yeux. Un jour, il devrait songer à embaucher quelqu’un pour préserver sa conception décalée de ce que devrait être d’un Salon. Un jour, il y projèterait à coup de mobiliers et de nuances, le capharnaüm de ses réflexions. Appuyé sur le comptoir, Valentine ne peut alors s’empêcher de jeter un coup d’œil à l’heure. Il y a à quelques kilomètres de là, une petite princesse au doux nom de Camélia qu’il ne devra pas oublier d’aller chercher. Encore une heure.

Le Salon n’a pas de toute façon pas d’heures.
Il pourrait ouvrir de jour comme de nuit, ou à chaque fois que Valentine se retrouve seul à réfléchir à la quintessence du pourquoi de l’univers, et à chaque fois qu’il commence à ruminer ses fantômes comme s’il portait le poids du monde. Il en profite alors pour s’assoir et se prolonger dans la lecture de ses bouquins. Revenir aux livres papier, c’est remonter dans son enfance et Camélia le trouve démodé, mais la sensation de tourner une page, y annoter des mémos, ça lui reste simplement unique, de l’ordre purement émotionnel.

On résonne.

La cloche fictive à l’entrée de la porte coulissante est sans doute le peu de technologie qui doit survivre en ces lieux. Il lève la tête, un nouveau visage, des nouveaux traits. Il étire la commissure de ses lèvres, -Bonjour- et c’est parti, on recommence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Claudia Tremblay
avatar
Humains


Mails : 14
Surnom : Claudy.
Emploi/loisirs : Secrétaire.
Portrait robot : - Mariée et maman d'un enfant de quatre ans, adopté l'an dernier ;
- Toujours souriante ;
- Militante LGBT+ ;
- Est en réalité un androïde T-5, mais elle ne le sait pas.


would you like an adventure now or shall we have our tea first?

Laissant un long et profond soupir s'échapper de tes lèvres, tu es partagée entre l'envie de fracasser ton clavier ou bien ta tête contre le mur tapissé de ton bureau. Les allers-retours de tes collègues, les piles de papier qui ne cessent de gagner en hauteur, les sonneries de téléphone et les voix qui se superposent sont à deux doigts de t'offrir la plus grosse migraine que tu n'as jamais eue (d'ailleurs, ça t'étonne que ta tête ne soit déjà pas aussi lourde qu'une enclume). Trop de travail d'un coup, des retards (beaucoup de retards), et un patron qui s'énerve de plus en plus ; et ton envie de partir et de rentrer en courant se fait bien trop forte. Tu es prête à tout laisser en plan et à laisser tes collègues se débrouiller – mais l'heure de la fin de ton poste est maintenant proche, et tu t'es convaincue que tu pouvais bien rester une petite demie-heure de plus (enfin… si on ne vient pas te casser les pieds avant). Tu ne comprends même pas d'où vient tout ce travail, les fêtes de Noël et de fin d'année sont passées depuis bien longtemps, ton service n'en a que faire de la saint Valentin, et tout allait bien jusqu'à récemment. Mais tu n'as pas vraiment l'envie, ni le temps, de comprendre non plus – tu veux juste finir cette journée au plus vite et retrouver les bras de Rose pour décompresser.

Deux secondes après que ton écran ait affiché dix-sept heures, tu te lèves d'un bond et tu attrapes ton manteau ainsi que ton écharpe. Tu les enfiles, serrant bien ton écharpe autour de ton cou après avoir jeté un coup d'œil dehors (il neige encore…), et tu vérifies que tous tes objets importants et précieux n'ont pas disparu de ton sac. Tu éteins l'ordinateur de ton bureau du bout de ta botte, et tu pars sans même un au revoir à tes collègues après avoir pointé. Tu grelottes une petite seconde et tu descends les marches recouvertes de neige du bâtiment, tout en restant prudente afin d'éviter de glisser (et d'élire cette journée comme « la plus nulle » de l'année), et tu te diriges doucement vers ta voiture que tu déverrouilles après avoir appuyé sur le petit boîtier qui pend à ton porte-clé. Tu allumes immédiatement le chauffage après t'être installée sur ton siège, puis tu prends une minute pour souffler. Quelle journée… tu détestes lorsque tu peux ressentir la pression du travail jusque dans la voiture, c'est juste… étouffant. Tu as besoin de te détendre. Après avoir vérifié de la rue est bel et bien vide, tu t'engages sur la route qui garde encore des traces timides du gel de ce matin, et de la neige qui commence à s'accumuler. Tu profites que la rue soit à moitié déserte pour rouler doucement – tu n'es jamais tranquille lorsqu'il y a du gel.

Arrivée à un feu rouge, tu en profites pour t'attacher les cheveux et jeter un œil autour de toi. L'entrée du métro est juste à ta gauche, et tu es prise d'une envie soudaine d'aller flâner dans quelques boutiques – tu as envie d'ajouter un nouveau mug à ta collection. Tu as reçu ta paie il y a quelques jours, alors autant en profiter pour te consoler de cette journée acharnée en t'achetant des choses qui s’avéreront inutiles. Convaincue – cela n'avait pas été compliqué de te convaincre –, tu te gares sur le trottoir d'en face et tu t'enfonces doucement dans les galeries marchandes, à la recherche d'une enseigne qui te tapera dans l'œil. Ce qui arrive – mais c'est loin d'être une boutique où tu pourras te payer un mug. Intriguée, tu pousses tout de même la porte de ce salon de thé que tu n'as jamais remarqué auparavant. Tu n'es jamais rentrée dans ce genre d'endroit avant, tu préfères boire un bon thé maison emmitouflée sous les plaids, devant une bonne série policière. Tes yeux se posent sur l'homme qui se trouvait là – que tu supposes être le gérant, sans doute – et tu le salues à ton tour, observant rapidement les lieux. Tu ne sais pas vraiment où t'asseoir, alors tu décides de te poser près de cet homme, essayant de lui offrir un sourire chaleureux en oubliant ta journée au travail.

« C'est sympa, ici ! » tu enroules une mèche qui s'est enfuie de ton élastique autour de ton doigt. « Je ne suis jamais venue dans un salon de thé avant, il paraît qu'il faut faire un vœu lorsqu'on rentre dans une boutique pour la première fois, un peu comme lorsqu'une étoile filante apparaît dans le ciel. »

Tu rigoles doucement, puis tu dénoues ton écharpe et tu la poses sur tes genoux, avant de déboutonner ton manteau. Tu as attrapé chaud, en passant soudainement de la température négative de dehors à la chaleur de ce salon de thé. Tes yeux se posent à nouveau sur l'homme.

« Étant donné que c'est la première fois que je mets un pied ici, je ne sais absolument pas comment m'y prendre, je suis sûre qu'il y a des thés dont je n'ai jamais entendu parler avant » tu laisses un nouveau rire s'échapper de tes lèvres. « Que me conseillez-vous ? »
© ASHLING POUR EPICODE




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eliott Valentine
avatar
Humains


Mails : 15
Double-compte : N/A
Surnom : Valentine
Emploi/loisirs : Gérant de Le Butterfly Effect, Salon de Thé


Des petits éclats de rire qui scintillent et c’est une nouvelle bouffée d’oxygène qui s’engouffre dans le Salon. Les regards se croisent, Valentine pose les yeux sur la jeune femme et alors qu’il accueille ce sourire, elle l’étonne à prendre les devants. D’ailleurs, sa remarque l’amuse plutôt bien, il n’a jamais entendu quelque chose de tel et pendant qu’elle s’installe sur l’une des deux chaises près de lui, Valentine se demande dans quelles études elle s’est destinée. C’est vrai qu’avec ses cheveux roses et ses allures fraîches, elle passerait pour une étudiante. Et d’habitude on aime plutôt les recoins de la salle, pour la privacy des conversations que seuls les murs semblent absorber sans fin.

-Alors vous devez avoir une bonne mémoire pour vous souvenir de tous ces vœux ...à moins que vous ne fassiez à chaque fois le même?

Il lui répond sobrement avec un sourire amusé, tout en se proposant de lui retirer son manteau et de la débarrasser de son écharpe. Il suppose qu’elle rentre plus souvent dans une nouvelle boutique qu’elle ne voit d’étoiles filantes mais de cette perspective là, le ratio est mal basé. Peut être qu’elle dort sous la belle étoile, qu’en sait-il à une époque où à peu près tout se matérialise. Ces derniers temps, Valentine se surprend à se satisfaire de ce retour à l’authenticité , précisément dans l’ambiance de ce Salon dépourvu de technologie sophistiquée. Un jour, le monde s’est mis à courir plus vite que la cadence de sa propre course dans la vie. C’est une sorte d’impression étrange qui reste: c’est juste là et ça se manifeste à chaque fois qu’il se sent en décalage avec sa temporalité. Laissant la question de côté, il se focalise sur ses mains qui accrochent plus loin les affaires dont il s’est chargé le bras et rentre dans la conversation de la jeune femme.

- Puisque c’est la première fois que vous rentrez ici, est ce que vous pensez que je dois également faire un vœu ? Ce salon n’en est après tout qu’à ses premières semaines d’ouverture. Mais ne vous en faites pas, il n’y a aucune procédure en particulier ici.

Il se retourne et revient, attrapant au vol le regard de la jeune femme qu’il soutient tranquillement. Avant, Valentine se serait montré inquisiteur sans détour. Mais c’est un froid et une distance qui dans le temps se sont écrémés. (...) Finalement, c’est un carré de note en papier et un stylo qu’il attrape sur son comptoir pour les glisser du bout de la main en direction de sa cliente.

-Et bien dites moi plutôt ce que vous ne voulez pas. Je peux bien tenter le reste ?

Il retrousse ses manches retombées et se dirige vers l’une de ses étagères à mille et une tiroirs. Des étagères il y en a plein, de toutes sortes, celles ouvertes avec -en principe- leurs théières et leurs tasses, celles fermées, qui s’apparentent à des librairies de tiroirs par centaines. Une chose est certaine, pas un client ne décrirait ni ne verrait ce Salon de la même façon pour le plus grand plaisir de son fondateur.
Valentine lorgne pensivement les tiroirs les unes à la suite des autres, tout en saisissant une tasse verte pastel et sa coupelle aux allures originales -pour le peu qu’il puisse y avoir une définition exacte derrière ce terme.

-Vous devriez écrire votre vœu sur le papier, commente-t-il en se retournant, et ensuite vous pouvez le plier et le laisser dans le petit coffre verrouillé du comptoir jusqu’à la fin de l’année. Vous me direz alors si votre vœu s’est réalisé.

Il pose la tasse sur la table.

-Ou alors dites moi votre mot du jour et je vous trouve votre thé. J’ai le mot Souhait, si vous voulez.

Ici pas de place pour les procédures; il n’y a que du hasard, même s’il n’existe pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Claudia Tremblay
avatar
Humains


Mails : 14
Surnom : Claudy.
Emploi/loisirs : Secrétaire.
Portrait robot : - Mariée et maman d'un enfant de quatre ans, adopté l'an dernier ;
- Toujours souriante ;
- Militante LGBT+ ;
- Est en réalité un androïde T-5, mais elle ne le sait pas.


would you like an adventure now or shall we have our tea first?

La première chose que tu avais remarqué en rentrant dans le salon de thé, c'est l'absence de technologie. Dans un monde où tu es constamment entourée par tout type de technologie, que ce soit à ton bureau, dans les rues, ou même à quelques mètres de ta chaise, dans la galerie marchande dont certains murs sont couverts d'écrans, cela t'étonne un peu – mais pas de façon négative. Tu trouves même que c'est ingénieux, intéressant. Toi qui évites de plus en plus de laisser ton quotidien se faire envahir par la technologie, surtout à la maison, depuis que tu as adopté un enfant, tu penses immédiatement que tu pourras l'emmener lui et Rose ici de temps en temps. Tu n'es ici que depuis quelques minutes, et pourtant tu es déjà sous le charme de ce petit salon – même si tu n'es pas très cafés ou restaurants en général, tu as presque envie de retourner dans ta voiture pour ramener le livre que tu as commencé hier soir, afin de le continuer autour d'une tasse de thé et te déconnecter complètement du monde extérieur. Mais tu préfères parler à cet homme (et puis, maintenant que tu as commencé une conversation, ce serait malpoli – et idiot – de l'interrompre au beau milieu).

Au fond, c'est drôle… Tu cherches à t'éloigner de la technologie alors que tu en fais toi-même partie. Tu n'as pas réellement ta place ici, dans cet endroit dépourvu de tout ce qu'il pourrait s'apparenter à de la technologie, à ce qui te compose ; tu fais tâche. Mais tu ne t'en rends pas compte, tu n'en es pas capable. C'est dommage – peut-être que tu aurais trouvé ça drôle, aussi ? Peut-être que tu en aurais ri ? Aucune idée.

« C'est surtout que je n'en fais pas souvent, au final » tu rigoles doucement – ton agacement qui te suivait depuis tout à l'heure commence peu à peu à diminuer alors que tu te détends. « J'oublie toujours d'en faire, en fait. Je n'y pense qu'une fois sortie de la boutique ! »

Tu le laisses emporter ton manteau et ton écharpe, te disant que ce genre de gestes se perdaient ces temps-ci. La dernière fois que quelqu'un t'a tiré une chaise ou t'a soulagé de tes affaires, c'était dans un restaurant de haute gastronomie, pour un repas d'affaire. Le genre de restaurant que tu n'es pas capable de t'offrir en temps normal – de toute façon, tu préfères une tarte faite maison plutôt que la tarte minuscule sucré-salé que tu avais mangé à l'époque. Mais là n'était pas le moment d'y penser, et tu reportes ton attention sur l'homme alors que sa voix parvient à tes oreilles. Tu hausses un sourcil, légèrement surprise.

« Oh, votre salon vient tout juste d'ouvrir ? » tu poses tes coudes sur le comptoir et tu poses ton menton entre tes mains. « Félicitation ! J'espère que vos débuts ne sont pas très durs et que vous avez déjà de la clientèle. Vous ne devez pas avoir énormément de concurrence, je suppose, il n'y a pas des milliers de salons de thé ici. Mais je pense que vous pouvez faire un vœu, effectivement, ça ne coûte rien d'essayer. Qui sait, peut-être qu'il va se réaliser ? »

Un grand sourire illumine ton visage et tu notes dans un coin de ton esprit que cet endroit était parfait pour décompresser (comme quoi, tu n'as pas besoin de dépenser tes pièces de monnaie dans un nouveau mug pour oublier cette journée de travail et te faire plaisir). Ton regard quitte l'homme pour tomber sur le petit calepin qu'il glisse vers toi. Tu attrapes le stylo, tu le fais tourner entre tes doigts, tu tapotes contre le comptoir avec. Tu réfléchis avec un petit « Mmmmh », fermant les paupières le temps qu'une pensée te traverser l'esprit, puis tes yeux se posent à nouveau sur cet homme.

« Je n'aime pas le citron » accompagné d'une grimace, comme pour appuyer tes propos. « Je n'aime pas tout ce qui est amer ou acide, de toute façon. Je n'aime pas la cannelle non plus, ni les légumes verts » tu fronces les sourcils avant de rigoler. « Est-ce que les thés aux légumes verts existent ? »

Rigolant à nouveau après ta question que tu trouves absurde, ton regard reste sur lui alors qu'il se dirige vers toutes sortes d'étagères. Elles t'intriguent, et tu te penches légèrement sur le comptoir afin de pouvoir les observer d'une meilleure façon. Tes yeux dansent sur ses nombreux tiroir, sur ses tasses, ses théières avant de se reposer sur l'homme alors qu'il se tourne vers toi. Tu te rassois correctement sur ta chaise en fixant le calepin en face de toi.

« Bonne idée » tu décapuchonnes le stylo avant de commencer à écrire. « Dans ce cas, vous pouvez faire de même. Comme ça, nous verrons qui de nous deux a eu son vœu réalisé en premier. C'est comme une sorte de pari, sauf que la seule chose qu'il y a à gagner, c'est la réalisation d'un vœu. »

Tu arraches la feuille du calepin sur laquelle tu as écrit, et tu la plies deux fois, avant de tourner le calepin vers l'homme, comme pour lui indiquer que c'était à son tour. Tu regardes la tasse et sa coupelle qu'il a ramené, et tu te demandes vaguement si tu peux acheter les tasses ici – mais la question ne franchit pas la barrière de tes lèvres et tu contentes de sourire doucement.

« Eh bien, essayons le mot Souhait, alors » tu te demandes quel genre de thé se cache derrière ce mot. « Ou bien, peut-être, si vous avez quelque chose dans le genre, Étoile Filante ? »

Tu rapproches doucement la tasse de toi, n'osant faire des gestes brusques. Te connaissant, tu serais capable de la casser rien qu'en la portant à tes lèvres.

« Ou alors, tout simplement, surprenez-moi. »
© ASHLING POUR EPICODE




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eliott Valentine
avatar
Humains


Mails : 15
Double-compte : N/A
Surnom : Valentine
Emploi/loisirs : Gérant de Le Butterfly Effect, Salon de Thé


Valentine a jeté un coup d’œil en arrière.

-Faire un vœu se perd avec le temps, n’est ce pas...

Il se demande quand il a pu en faire un la dernière fois. Ces pratiques là sont devenues un jour trop juvéniles pour rester dans l’axe de ses pensées et il ignore quand il est passé de l’autre côté. De la juvénilité. C’est un point qui le surprend presque, sur le moment. Valentine n’aime pas les questions sans réponses et parfois ne pas savoir répondre à ses propres interrogations l’agace. Mais ce n’est pas pour aujourd’hui.

-Et bien merci, rit-il sobrement. J’ignore si ce Salon va tenir longtemps mais nous verrons bien. Après tout vous voilà.

Ça n’a jamais été la ruée dans son Salon de thé, ni pour le précédent. Un tel lieu ne supporterait de toute façon pas une foule noire de monde et entre les clients réguliers et ceux d’un passage éphémère, son business model au Japon s’est doucement pérennisé sans exploser. Un franc succès personnel quand on sait que Valentine passe son temps à froisser les choses qui l’entourent. Enfin, c’est peut être davantage le cas pour le froissement des esprits plutôt que celui des abstractions matérielles.

La fraîcheur accompagné du sourire de la jeune femme regagne ses priorités de l’instant.

-Cela dépend si vous placez les plantes dans la catégorie des légumes cela dit... si vous n’aimez pas les légumes verts je peux vous promettre de ne pas vous offrir de bouillon ou de soupe aujourd’hui. Qu’est ce qui vous déplaît tant dans le vert des légumes ? Elles sont pourtant inoffensives.


Pas de cannelle... pas d’agrume, pas de citron... Valentine parcourt son étagère suivant du doigt des étiquettes imaginaires comme s’il s’agissait de titres de livres. Pourtant dans sa tête, il n’a pas besoin de chercher pour trouver l’emplacement de chacune des saveurs et de tout ce qui se trouve dans son Salon car à peu près tout s’est imprégné trop clairement dans sa tête pour laisser passer l’ombre d’un doute. Trop claire, trop précise, cette mémoire qui de ce fait, lui a fait tant défaut. Valentine sourit en surprenant la jeune femme à observer sa bibliothèque à thé alors qu’elle se remet à sa place comme si elle avait fauté. Il n’y a pourtant rien qui l’empêche de venir observer la collection infinie de ce Salon en tasse et en thé. Il tire une petite tiroir et sort un échantillon d’arôme séchés contenu dans une fiole longue. Tandis qu’il laisse la tasse et son dessous entre les mains de la jeune femme et verse l’eau chaude dans la théière blanche qui, dans ses formes ambiguës, s’accorde plus ou moins bien avec le reste, il se retrouve soudain devant son propre bloc note et stylo. Sans interrompre ses gestes, il ouvre flacon pour verser les herbes parfumées dans le filtre avant d’infuser l’ensemble dans la théière, et jette un coup d’œil interrogatif à la jeune femme. Un pari, et un rêve à gagner. Oui ce n’est pas si mal après tout.

-Alors accordez moi un instant supplémentaire, ou alors non. Je vais le faire de suite pour ne pas me désister au dernier moment.

Il saisit le bloc note, griffonne la page de son écriture aux lettres folles relie rapidement le groupe de mots inscrit -Je voudrais que, je veux que Cammy accepte (enfin) ma demande. Cela fait des années qui sont passées, et pourtant c’est le premier souhait qu’il attrape au vol là de suite alors qu’il replie son carré de vœu pour le glisser dans le petit coffre.

-Voilà qui est fait, aleas jacta est. Vous me permettez ?


Le thé fume et alors qu’il verse ce dernier dans la tasse, les premières fragrances douces s’élèvent dans les airs. Il sourit et la laisse un instant as la dégustation, le temps de revenir avec  trois petites pâtisseries amuse-bouches présentées sur une petite assiette pour accompagner le thé. Au Japon, Naoko aurait conquis son public avec sa touche irremplaçable dans le domaine des pâtisseries. Ici, c’est autre chose, il a du faire faire par une boulangerie à l’autre bout de la ville, avec laquelle il aimerait rentrer en partenariat pour remédier à ses cookies insipides ou trop cuits. D’ailleurs Camélia les trouve immondes à chaque fois qu’il s’y essaye et rechigne à les goûter. Il n’y a décidément que le thé qu’il maîtrise à la force du temps.

-Je retiens vos étoiles filantes pour la confection de mon prochain thé. En attendant je vous propose Les Extraits de Saveurs aux Souhaits d’Ailleurs. ...Vous me direz ce vous pensez y goûter.


Un regard amusé Valentine balaye la pièce du regard.

-Je dois être un de ces old-school à essayer de faire ce Salon sans technologie. Que je le veuille ou non le monde s’est mis un jour à courir plus vite que moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




Revenir en haut Aller en bas
 
Ces Élucubrations Infusées | Salon Le Butterfly Effect
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La théorie de ... Butterfly Effect [Terminée]
» Anastasia Delenikas ▬ « It is the butterfly effect. »
» Le salon du chocolat à Paris
» 11e Salon du Jeu de Rôles, du Rêve et de l'Imaginaire organi
» 2ieme salon normand de la figurine

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Exanthrop :: Montréal :: Transports :: Métro et galeries piétonnes-
Sauter vers: