TOP SITES

1 - 2 - 3 - 4

LIENS UTILES

Premiers pas
Contexte & co
Intrigue
Annexes
Scénariis
Effectif & listes
Pinterest
Playlist
Animations


NOUVEAUX VENUS


RPS LIBRE


PTI' CHOUX





Montréal, 2048. Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont de chair, de métal, ou bien encore métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individus trop pressés, croisant l’autre sans même le regarder. C’est une tourbe de bras et de jambes. D’identités.
Certains sont riches. D’autres sont pauvres. Loin du manichéisme, ils manipulent, écrasent. Grondent, se révoltent. Se soumettent ou subissent. Ignorent et se contentent d’avancer. Ils vivent, se confrontent et se répondent car cette foule polymorphe, insaisissable, est l’essence même du mouvement. C’est la danse des humanités.
De notre société.
L'archiviste // Léandre Luissier
Fonda trop gentille
1/17 : Event 2 : Le Grand Débat
1/17 : MAJ 4 + secret santa (zieute)
25/08/17 :MAJ 3 et intrigue 2
06/16 :Ouverture d'Exantrop
Intrigue — Divergence // Suite à la catastrophe de la AH exposition, des groupes anti-androides se forment tandis que les industriels essayent de séduire de nouveau les acheteurs…



Voir les nouveaux messages

Voir ses messages
Marquer tous les forums comme lus

Partagez | 
 

 Promesses. [Logan Duval]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aramis Asha Atkins
avatar
Humains


Mails : 33
Surnom : lil wolf
Portrait robot : ♙ 23 ans (19/12). Originaire de Russie. Papa Américain. Maman Russe. Orphelin. Témoin de l'assassinat de ses parents mais trop jeune pour s'en souvenir réellement, hanté par quelques échos de la scène.

♙ Artiste de toile, de papier ou de rue. Mémoire photographique. Prudent, n'accorde que peu sa confiance. Paradoxalement peu confiance en lui sur beaucoup de domaines.

♙ Yeux gris, cheveux très pâles. 1m79. 72 kg. Solide et endurant, rapide. Bonne résistance aux coups durant un combat, tendance à en pâtir après.

♙ Parle en #3AA6AC (+ italique pour l'anglais).

MessageSujet: Promesses. [Logan Duval]   Dim 7 Jan - 21:24

Il y a des jours où les heures ne peuvent pas passer en un claquement de doigts, des jours où elles ne font que s'étirer, s'étirer encore, comme un morceau de gomme jaune que l'on utilise pour coller quelque chose à un mur trop vide. Et on ne peut rien faire contre ça, ni lui ni personne d'autre. Quand le temps n'avance pas on ne peut que se forcer à attendre que le soir tombe puis laisse peu à peu la place à une nouvelle journée, et il aimerai que celle-ci s'achève enfin. Parce que depuis que Steve l'a déposé devant l'hôpital, ça n'en termine pas.

Il jette à sa montre des regards inquiets, compte les secondes et les minutes. Tic tac, tic tac, qu'elle fait tout contre son oreille, tic tac, tic tac comme la pendule du salon. En décalé avec les battements de son cœur beaucoup trop rapides qu'il s''efforce de calmer peu à peu.

Une heure. Deux. Puis trois. La vie continue tout autour de lui alors que la sienne est totalement arrêtée, en suspens. Des blessés arrivent. Des familles. Accidents, balles perdues, bastons qui tournent mal, et tellement de raisons qu'il choisit d'ignorer. Parce que là dedans, il y a un gars qui se bat peut-être contre une hémorragie alors que ça aurait dû être lui, toujours lui, merde !

Jackson le lui payera, un jour ou l'autre, parce qu'on ne punit personne en son nom au loup. Mais en attendant, il regarde ce défilé incessant d'hommes, femmes et enfants, d'urgentistes, de chirurgiens, se demandant s'ils ont couru aussi pour Logan. A cette pensée, un pauvre sourire atterrit sur ses lèvres, après tout il ne connait même pas ce type et voilà qu'il s'inquiète pour lui. Si ça craint pas... En début de journée ils se battaient au nom d'une punition et quant à Logan pour quelques billets qui ont fini dans la poche de son sweat le temps de les lui rendre.

A 21h45, il retourne chez lui. Les toits n'ont heureusement pas perdu de leur saveur, et il retrouve un semblant de tranquillité. La chaleur de son appartement finit de la lui rendre, il prépare des crêpes pour se remplir l'estomac avant de se glisser dans son lit. Tout ce temps gâché pour un mec qu'il ne reverra peut-être pas, mais cet argent dans sa poche est comme une chape de plomb et il se refuse à le garder.

De toute façon, ça serait impensable qu'il n'aille pas s'excuser alors qu'il en a pris pour son grade, et il s'endort sur cette pensée et un cauchemar l'arrache à Morphée à peine trois heures après. Il finira donc sa nuit comme tant d'autres dans le hamac, après avoir posé sur un papier vierge les esquisses de la ville endormie. Et le lendemain il recommence, posé devant l'hôpital sur un banc qui voit passer du monde, il ne remue pas d'un pouce, les yeux rivés sur l'entrée.

Au début il ignore quand est-ce qu'il sortira bien sûr, puis un infirmier, en échange lui aussi d'un billet, lui annonce qu'il fait des pieds et des mains pour s'échapper de là et que ça ne devrait plus tarder. Tant mieux. Parce qu'il se met peu de temps après à tomber des cordes. Il se contente pourtant d'une capuche rabattue sur sa tête blonde, qui, comme lui, est rapidement trempée. Super cette journée.

Et finalement il l'aperçoit, se lève et avance vers lui. Il a pas changé de gueule Aramis hormis quelques bleus qui ornent sa peau pâle, ses mèches quasi châtains maintenant qu'elles ont pris la flotte et ses fringues qui enserrent si fort mon corps qu'elles le font paraître plus maigre.

"Logan ?"

Sa voix n'a rien à voir avec la veille. Elle est claire et non déformée par la colère, tandis que son regard garde cette pointe de glace qui l'animait déjà la veille, l'avant-veille, et tous les jours avant ça.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Logan Duval
avatar
Humains


Mails : 47
Double-compte : Léandre Luissier/george Adams
Surnom : Le louveteau / le clebs/l'chien sauvage...
Emploi/loisirs : combattant illégal
Portrait robot : - 19 ans - SDF- seropositif
- Caractère de chien, au sens propre comme au figuré
- vulgaire, violent, franc
- Pas méchant au fond. Juste sauvage
- a fait un peu de prison pour mineur
- boit, fume du joint parfois
- déteste les riches
- a quitté sa réserve pour retrouver le violeur de sa soeur et le tuer



Il y avait  tout d’abord eu le rouge de la cigarette et l’odeur de chair brulée puis, sous les cris qui déchirent le silence, l’arrivée du Blanco et le départ du grand gars en contraste d’opposé.
Ensuite, comme une boucle chromatique, le rouge de nouveau, celui de l’ambulance puis le blanc du plafond du camion et le noir finalement  quand ses yeux s’étaient fermés et qu’il s’était évanoui sur le trajet menant à l’hôpital.

Quand il s’était réveillé dans le couloir des urgences, ironie du sort, le blanc était revenu, présent partout, des murs aux blouses des docteurs,  accompagné de l’odeur de désinfectant, duo peu sympathique que Logan, à peine hospitalisé, s’était promis de fuir le plus vite possible.
Il s’y était d’ailleurs appliqué juste après sa sortie d’examen mais l’hosto, véritable bagne, avait refusé pour des raisons de santé et l’avait collé dans un lit sans autre préavis. Il avait bataillé, sacré puis de fatigue, s’était endormi.

Il n’avait émergé que le lendemain, vers sept heures, la gorge sèche et le ventre vide, sensation familière mais plus désagréable qu’à l’habitude car son estomac jouait sur ses côtes brisées.
Il avait grimacé sous la douleur, s’était levé, avait pissé, tenté de boire un verre d’eau  en geignant puis, après avoir enfilé un pantalon et refusé un repas , torse nu, était allé se manifester à l’accueil pour dire  à l’hôtesse que « Tabernak d'ostie, ok ou pas, à présent il se barrait  et que personne ne le retiendrait car, de toute façon, ce crisse d'hosto de mes deux, il pourrait pas le payer».

Il avait appliqué ses mots sur l’heure et l’air mauvais, avait quitté l’hôpital sous le regard étonné de quelques membres du personnel.
Malgré la pluie battante extérieure, il avait souri légèrement les portes passées, victorieux, libre  à présent d’aller crever comme bon lui semblait. Ses lèvres s’étaient étirées davantage l’instant d’après sous l’idée qu’il pourrait aussi se venger et buter cette ordure de gars après s’être retapé.
Un programme pleins de rebondissements en perspective bien que quelques inconnues persistaient dans l’équation comme le « x » de « se soigner » ou le « y » de « vivre sans gagne-pain le temps de se soigner. »

Les réflexions lui avait tiré une grimace, moue légère en comparaison de celle qu’il affichait là, à l’instant, face à cet homme encapuchonné qui venait de l’apostropher par son prénom, faisant plisser les racines de son nez de contrariété.
Logan s’était attendu à beaucoup de chose mais pas à ce qu’on vienne le cueillir dès sa sortie de l’hosto.
Prudemment, il s’était approché sans rien répondre jusqu’à discerner correctement le visage de la personne sous la pluie .
Le Blanco. Avec des touches de bleus et de violets.
Logan avait sacré entre ses dents et  s’était arrêté face à lui, à environ un mètre.

-"-Qu’est c’que t’fous là ? J’ai vu assez d'blanc pour l’mois à v’nir. Décrisse"

Il l’avait dévisagé, peu aimable, les sourcils froncés, les commissures des lèvres tombantes.

"S't'amuse d'jouer au canard ou l'idée d'm'faire chier est enough pour q'tu t'en foute?"

L’Amérindien avait soufflé, toisant le Blanco, un sourire sarcastique fleurissant sur son visage alors que la pluie froide du début printemps battait son torse nu et ses cheveux bruns.

L’avantage du mec en face de lui, c’était qu’à être ainsi blanc comme un cul, il ne risquait pas de se délaver.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aramis Asha Atkins
avatar
Humains


Mails : 33
Surnom : lil wolf
Portrait robot : ♙ 23 ans (19/12). Originaire de Russie. Papa Américain. Maman Russe. Orphelin. Témoin de l'assassinat de ses parents mais trop jeune pour s'en souvenir réellement, hanté par quelques échos de la scène.

♙ Artiste de toile, de papier ou de rue. Mémoire photographique. Prudent, n'accorde que peu sa confiance. Paradoxalement peu confiance en lui sur beaucoup de domaines.

♙ Yeux gris, cheveux très pâles. 1m79. 72 kg. Solide et endurant, rapide. Bonne résistance aux coups durant un combat, tendance à en pâtir après.

♙ Parle en #3AA6AC (+ italique pour l'anglais).


Sur ce banc qui fait face à l'hôpital, les heures semblent interminables, le temps suspendu. La pluie, brutale, s'abat sur le sol et les plantes, les personnes présentes qui, pour la plupart, se réfugient à l'intérieur avec des soupirs de soulagement. C'est un ballet incessant, des femmes qui entrent, des hommes qui sortent, les bruits de pas effrénés sur le goudron frais, le crissement des pneus, et parfois le hurlement des sirènes lorsqu'une ambulance amène un blessé de plus. Il y a alors la précipitation parfaitement maîtrisée, les prises en charges rapides et efficaces de médecins habitués, voir même conditionnés. Et pas une minute de perdue au risque de perdre une vie. Est-ce que ça s'est passé comme ça aussi pour Logan ? A t-il eu le droit aux meilleurs chirurgiens, ou a t-on estimé qu'il n'est pas assez blanc pour ça ? Ça le rend malade de penser à cette différence aussi s'empresse t-il de chasser ces pensées de sa tête pour ne pas s'agacer dessus.

Heureusement l'amérindien ne tarde pas à sortir et la vue de ce corps maculé de bleus serre sa poitrine de douleur et de haine. Il ne perd pas une seconde pour le rejoindre, prononçant son nom sans une hésitation comme on le fait avec un vieil ami, quelqu'un que l'on connaît depuis toujours. Pourtant ce mec il ne l'a vu que quelques minutes, quelques minutes payées par sa faute à lui, et ça aussi ça le rend malade. Mais son visage dur et glacial n'en montre rien de ce qu'il ressent actuellement, et il l'affronte sans peur. Parce que ce mec n'a nul endroit où se rendre – d''après ce qu'il a réussi à tirer à Steve – et qu'il ne compte pas le laisser se démerder tout seul. Pas cette fois. C'est pourtant pas lui qui offre sa charité en temps normal, mais là c'est simplement différent. Il peut pas laisser Logan redevenir ombre dans les rues avec toutes ses blessures.

"Tu peux cracher ta haine autant que tu veux mais elle ne m'atteins aucunement, Logan. Maintenant, je voudrais que tu te comportes intelligemment et que tu me suives sans discuter. Je t’emmène chez moi et on va causer un peu tous les deux, ok ? Et si t'as rien à me dire je m'en fous, moi je vais parler pour deux."

Il n'y a jamais eu personne d'assez digne de confiance pour entre chez lui, alors pourquoi l'amérindien aujourd'hui ? Il devrait se méfier davantage, ne pas lui faire part de sa proposition, seulement il n'a pas le choix, ou plutôt sa raison – et surtout le gosse trop seul et trop plein d'émotions planqué dans sa poitrine – ne lui en laissent pas le choix. Ils en ont assez de son isolement. La présence de Khor s'est évanouie depuis trop longtemps mais elle a laissé des marques : Il ne peut plus laisser derrière les opportunités d'amitié ou au moins de pardon au risque de se faire avoir à nouveau. Après un soupir puis un rapide coup d'œil sur Logan, il se retourne pour stopper un taxi, ouvre la porte, et lui intime d'un geste de la main d'y entrer, sourcils froncés, prunelles trop sérieuses. De toute façon s'il ne le fait pas il l'y poussera. Et il n'a pas l'air en assez bon état pour résister bien longtemps.

"Bouge toi, j'ai pas prévu de passer la journée à prendre l'eau. Et t'en fais pas, j'ai pas prévu de t'assassiner. Ce serait pas dans mon intérêt. Après s'tu veux on peut marcher, mais vu ta gueule tu tiendras pas jusque là."

C'est son choix, tout repose sur lui, mais il se doute qu'il ne montera pas de son plein gré alors il se prépare déjà à devoir le pousser – ou à rentrer à pieds. Parce que ces mecs là, dans leur fierté, leur méfiance et leur colère, sont souvent bien plus chiants qu'on peut le penser. Et en même temps c'est ça qui leur sauve la peau la plupart du temps, alors il faut croire qu'ils n'ont pas tellement tort.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Logan Duval
avatar
Humains


Mails : 47
Double-compte : Léandre Luissier/george Adams
Surnom : Le louveteau / le clebs/l'chien sauvage...
Emploi/loisirs : combattant illégal
Portrait robot : - 19 ans - SDF- seropositif
- Caractère de chien, au sens propre comme au figuré
- vulgaire, violent, franc
- Pas méchant au fond. Juste sauvage
- a fait un peu de prison pour mineur
- boit, fume du joint parfois
- déteste les riches
- a quitté sa réserve pour retrouver le violeur de sa soeur et le tuer



Le bougre en face de lui est impératif dans ses paroles. Avec son regard froid, et son calme détestable, il ordonne, méprise par ses mots pleins de hauteur et de distance.
Ça énerve Logan qui fronce son front, s’irrite d’autant plus quand le Blanco intercepte un taxi et ouvre sa porte, les lèvres bordées d’exigences à son encontre.
« Bouge-toi ».

C’est l’ordre de trop pour l’amérindien qui, excédé, claque de la langue, le visage entièrement plissé de dégout, la réponse poisseuse sur la lippe.  

"Ostie d'crisse! Tu t'fous de ma gueule c’est ça Blanc-cul? Ou tu crois vr'ment qu’t’as le droit de m’ordonner comme ça, comme si j’tais ta chienne?

En signe d’insoumission, il crache au sol, aux pieds du garçon trempé.
Rien ni personne ne l’oblige contre son gré et surtout pas un petit con de blanc.

«J’t’appartiens pas Blanc-cul et j’vais t’dire un truc : j’te connais pas, j’t’aime pas et j’ai pas b’soin d'un merdeux d'ton genre. Tu rêves si t'pense que j'vais t'suivre. Alors tu vas m'foutre la paix p'tit con. Bien sagement, tu vas rentrer dans ton char de tuner et décrisser d'icitte. Moé, j’vais prendre mes pied pour rentrer à ma baraque. T'en fais pas. J'vais t'nir jusque là. Tu s'rai bhin trop content du contraire. »

Il le fixe mauvais, arme son bras d'un doigt d'honneur mal-aimable, se remet en marche sous la pluie glacée et le dépasse par la gauche sans le toucher.
Dans l'ignorance.

Franchement, pour qui il le prend c’lui là ? Il n’est pas une ostie de fiotte qui se soumet et ploie devant la première queue.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aramis Asha Atkins
avatar
Humains


Mails : 33
Surnom : lil wolf
Portrait robot : ♙ 23 ans (19/12). Originaire de Russie. Papa Américain. Maman Russe. Orphelin. Témoin de l'assassinat de ses parents mais trop jeune pour s'en souvenir réellement, hanté par quelques échos de la scène.

♙ Artiste de toile, de papier ou de rue. Mémoire photographique. Prudent, n'accorde que peu sa confiance. Paradoxalement peu confiance en lui sur beaucoup de domaines.

♙ Yeux gris, cheveux très pâles. 1m79. 72 kg. Solide et endurant, rapide. Bonne résistance aux coups durant un combat, tendance à en pâtir après.

♙ Parle en #3AA6AC (+ italique pour l'anglais).


Froid, son visage reste juste froid. Pourtant une lueur de surprise vient se loger au creux de ses anthracites devant l'attitude plus que virulente voir carrément agressive de Logan, donnant à ses traits quelque chose de plus humain. De plus enfantin. Il regarde l'autre, bouche entrouverte, incapable de réagir sur l'instant, car s'il s'était sans peine attendu à un refus, il n'avait pas pensé une seule seconde à un comportement si violent. observe En clignant des yeux, Asha observe le visage mais surtout le dégoût qu'il peut lire dessus. A cause de quoi ? D'une couleur de peau qu'il n'a pas choisi ou d'un peu trop de sous dans son porte monnaie ? Que des choses qu'il n'a pas choisi.

Son argent, c'est lui qui fout l'amérindien de mauvais poil ? S'il croit que ça lui tombe tout cru dans le bec il se fout le doigt dans l'œil car il bosse pour les obtenir ! En Russie il peignait sur les murs les cris de ralliement de la Meute, marquant son territoire et son unité, et aujourd'hui c'est sur des toiles, d'autres murs, même des sols. Puis de toute façon on n'envoie pas chier la patte que l'autre nous tend quand on est dans une situation comme la sienne, mais ça il le dira pas pour éviter de le coller encore plus en pétard. Alors d'un signe de main il fait signe au taxi de prendre les voiles et se glisse prestement devant son adversaire pour l'empêcher d'aller plus loin ou au moins tenter de le stopper quelques secondes.

"Ok Logan, on n'est pas bien parti toi et moi."

Il se décale pour le laisser passer et se cale à ses côtés pour le suivre. Pot de colle ? Non pas habituellement. Seulement dans ce cas où il a une idée bien en tête qu'il ne compte absolument pas laisser tomber. Logan est visiblement pas prêt de s'en dépêtrer.

"Tu as raison, tu me connais pas et t'es pas à moi, I agree with THAT point, but be sure to keep something in mind : you, still, need, me. " Il gronde un peu les mots et tente de reprendre le français auquel il n'arrive pas à s'accoutumer. "Non tu n'as pas besoin de MOI, mais tu as besoin d'un endroit où tu puisses être en sécurité et de quelque part où dormir sans avoir mal encore plus. Je te demande pas la lune, je veux que tu regardes ce que je te donne."

Il ferme les yeux une seule seconde, celle de se donner le courage dont il a besoin pour la suite, parce que le convaincre sera certainement encore plus dur que à quoi il pensait. Logan juge sans le connaître et il ne peut pas lui en vouloir bien sûr, mais il les met tous les deux dans l'embarras. Ça le fait soupirer, grogner un peu. Derrière eux les bruits de l'hôpital sonnent moins fortement et l'atmosphère retrouvée des rues dites normales lui permet de retrouver son calme, le rendre plus serein.

"Tu vas rentrer avec tes pieds ? En taxi ça aurait fait moins mal. C'était pas assez que l'autre essaye de te tuer ? You have to be reasonable."

Une fois au moins. Ou est-ce qu'il est suicidaire ? Cette situation craint vraiment et il va falloir qu'il trouve rapidement à le convaincre de venir dans son loft de riche – puisque c'est ce qu'il pensera – sinon ils risquent d'y passer la journée ou la nuit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Logan Duval
avatar
Humains


Mails : 47
Double-compte : Léandre Luissier/george Adams
Surnom : Le louveteau / le clebs/l'chien sauvage...
Emploi/loisirs : combattant illégal
Portrait robot : - 19 ans - SDF- seropositif
- Caractère de chien, au sens propre comme au figuré
- vulgaire, violent, franc
- Pas méchant au fond. Juste sauvage
- a fait un peu de prison pour mineur
- boit, fume du joint parfois
- déteste les riches
- a quitté sa réserve pour retrouver le violeur de sa soeur et le tuer


MessageSujet: Re: Promesses. [Logan Duval]   Lun 12 Fév - 12:10

Il est chiant le Blanc-cul. Collant et entêté.
Logan l’a envoyé paitre mais le gars ne s’est pas laissé faire. Il lui bloque la route et se glisse à ses côtés, s’impose, relançe l’offensive des mots, le bataillon pitoyable des arguments en première ligne.

Sous les belles paroles de franglish, Logan plisse son visage d’exaspération, se renfrogne. Ça le gonfle et l’irrite au plus au point l’emploi de son prénom par ce gland trop familier, la ténacité absurde dont il fait preuve alors qu’il lui a dit « non ».
« Non. Non. Non ». C’était pourtant pas compliqué à comprendre, même un  crisse chiot connaissait ce mot.

Logan souffle lourdement, taiseux pour rester calme et continue sa marche,  glisse ses mains dans ses poches de jogging détrempé, tentant d’oublier le flux de paroles de son camarade imposé.

Quand celui-ci se tait enfin, l’amérindien grogne mal-aimable entre ses dents.

« Ostie de crisse, on est parti sur les bases qui faut Blanc-cul. J’veux pas t’connaitre, j’pige pas 'quoi tu’me colles et t’as rien à m’offrir car j’ai déjà que’que part où crécher »  

Il se râcle la gorge et, en ponctuation, crache au sol un mollard

« T’es p’t’ét’ délicat comme une gonzesse mais moi j’suis pas une putain de princesse qui a besoin d’un pieux douillet pour ses p’tits os fragiles. Mon matelas au squatte m’va très bien. »

Il n’a pas le choix de toute façon. Il ne va pas s’abaisser à squatter chez ce rupin de mes deux et les pieux de ces quelques potes ne sont pas de meilleure qualité, la misère les bordant tous de ses langes miteux.

Ses dents se serrent les unes contre les autres en une moue animale qui oscille entre la colère et le dégout.

« Et pour ta gouverne, J’compte retourner au squatte comme ça.  J’suis déjà trempé, j’en ai plus rien à foutre… Et si ça t’ va pas, t’as qu’à te casser, personne te retient. Tu m’manqu’ras pas, promis. »

Il dit ça sans même jeter un regard au Blanco et continue à avaler les mètres sous l’averse, attendant le moment où, du coin de l’œil , il verra le pot-de-colle qui le suit, dévier puis disparaître. Ce n’est qu’une question de minutes avant qu’il se lasse et qu’il range son idée de pitié au placard.
Logan en est sur.
Rien ne se passe néanmoins. Le Blanco reste coller à ses basques.
Crisse.

Il se retourne vers lui finalement. Et ce simple geste de pivotement signifie que le Blanco a gagné le droit au regard et à l’attention. Il l’a eu grâce à son manque de patience, à l’usure. Comme il l’aurait surement fait s’il avait continué leur combat la veille.

« Tu me lâcheras pas la grappe, j’parie ? »  
-Non.

La réponse du Blanc-bec est assuré et stricte, écho de sa réponse précédente, à croire qu’à ce jeu de tête de mules qui disent « non », personne ne gagnera.
Logan se mord l’intérieur de la joue.
Il allait bien falloir qu’un d’entre eux déclare forfait où la présence de l’autre deviendrait vite pesante.

L'amérindien souffle, crache entre ses dents un « Tabernak de crisse,tu fais chier » et la marche silencieuse reprend, lente, seulement ponctuée par le bruit que fait l’amérindien en rabattant régulièrement ses mèches de cheveux imbibée d’eau derrière son oreille.
Dix minutes sont  surement passées quand le Louveteau ne tient plus et une énième fois, se retourne vers le Blanco, le sourcil froncé, l’arrangement sur les lèvres.

« Bon, d'sons un truc :  Tu m’accompagnes jusqu’au squatte, tu vois que j’suis bien installé et après tu m’lâche la grappe et on se voit plus jamais, ça t’va ? »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aramis Asha Atkins
avatar
Humains


Mails : 33
Surnom : lil wolf
Portrait robot : ♙ 23 ans (19/12). Originaire de Russie. Papa Américain. Maman Russe. Orphelin. Témoin de l'assassinat de ses parents mais trop jeune pour s'en souvenir réellement, hanté par quelques échos de la scène.

♙ Artiste de toile, de papier ou de rue. Mémoire photographique. Prudent, n'accorde que peu sa confiance. Paradoxalement peu confiance en lui sur beaucoup de domaines.

♙ Yeux gris, cheveux très pâles. 1m79. 72 kg. Solide et endurant, rapide. Bonne résistance aux coups durant un combat, tendance à en pâtir après.

♙ Parle en #3AA6AC (+ italique pour l'anglais).

MessageSujet: Re: Promesses. [Logan Duval]   Mer 14 Fév - 11:21

Il avance vite Logan, pour un mec aux côtes explosées, mais pas assez pour qu'Aramis abandonne parce que ses jambes n'ont aucun mal à suivre le rythme. Et puis, au fil de ses grognements son sourire devient plus chaleureux, ou du moins très légèrement car si Logan est buté, le louveteau aussi, il ne lâche jamais rien. Ils traversent les rues au son des tentatives de l'amérindien pour se débarrasser de lui, celui de leurs pas aussi, sur l'asphalte mouillé. Les deux seuls hommes assez fous pour marcher sous une pluie diluvienne, sans même un parapluie. Puis finalement il se retourne et lui offre l'attention recherchée, un regard qui signifie beaucoup plus que ce qu'il doit penser. Ce n'est pas une partie de gagnée, mais sur toutes les étapes qu'il reste à accomplir, c'est une de plus de franchie.

Comme le fait qu'il comprenne que le loup ne laissera pas tomber quoi qu'il fasse et qu'importe le temps qui passe, pour autant il accepte de lui accorder quelques minutes de répit par exemple en acquiesçant à sa proposition. S'il compte cependant le laisser là-bas ? Bien sûr que non. Il veut juste y aller et parvenir à lui faire comprendre qu'il n'y est pas bien et ce quel que soit le moyen, pourtant en arrivant il sait immédiatement que quelque chose cloche.

Car si la veille l'entrepôt n'était que peu animé, il en provenait toutefois des bruits quoique légers comme celui des pieds sur le sol, des bribes de paroles, le chuintement des respirations. Pas un silence de mort comme celui qui règne à l'instant. Sans s'en rendre compte il retient même son souffle, tend l'oreille. Son regard, interrogateur, se pose sur Logan, avant de percevoir le papier cloué à la porte. Il s'approche. Ses doigts s'en saisissent, l'arrachent, et il parcourt sans un bruit les mots posés dessus, noir sur blanc. Triste nouvelle pour lui, mais aussi pour tous les autres qui vivaient ici, tous ceux qui n'avaient pas les moyens de se payer un meilleur endroit, un chez eux, quelque part où ils auraient pu vivre, arrêter de survivre. Et c'est ça qu'il lui propose à Logan, un abri, une tanière, quelque part où il se sentira bien le temps d'aller mieux, le temps de trouver autre chose s'il le désire. La suite, ce sera à lui de choisir. S'il souhaite retourner à la rue Asha ne l'en empêcherai pas, s'il cherche un appartement à lui, il le pourra. Et s'il veut rester... Il n'a à vrai dire pas envisagé cette possibilité.

En attendant, il lui tend la feuille.

"Un.. decree. (Il connaît pas le mot) Ça vient du maire. I'm sorry."

Immédiatement il s'y attend à ce que sa haine s'abatte sur lui, après tout il est le seul (aux yeux de Logan) qui verrait un avantage à faire fermer leur squatte. Sauf qu'il n'a rien à voir là-dedans et il faudra parvenir à le convaincre de ça – ça peut être délicat – s'il se met en tête que c'est lui, le Russe, le coupable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Logan Duval
avatar
Humains


Mails : 47
Double-compte : Léandre Luissier/george Adams
Surnom : Le louveteau / le clebs/l'chien sauvage...
Emploi/loisirs : combattant illégal
Portrait robot : - 19 ans - SDF- seropositif
- Caractère de chien, au sens propre comme au figuré
- vulgaire, violent, franc
- Pas méchant au fond. Juste sauvage
- a fait un peu de prison pour mineur
- boit, fume du joint parfois
- déteste les riches
- a quitté sa réserve pour retrouver le violeur de sa soeur et le tuer



Le Blanc-cul acquiesce et ce simple geste de tête est presque une délivrance. Bientôt … Bientôt, Logan sera débarrassé de ce parasite albinos. Il retrouvera sa piaule, ses frères bruns de peau.

Sa marche s’accélère sous l’idée même si sa cadence accrue et ses pas plus lourds attisent davantage la douleur de ses côtes.  
Il se stoppe net, fronce des sourcils quand il arrive devant le squatte et voit une feuille scotchée sur la porte défoncée. Ses commissures se plissent sous une grimace et face au regard du Blanco,  sa voix grogne, douloureuse.

« Crisse,C’quoi c'bordel ? »

Asha ne lui offre pas de réponse immédiate mais décroche le mot, le parcourt des yeux avant de le tendre à Logan, accompagnant son geste d’une parole courte.
Un décret du maire.

L’Amérindien lui arrache des mains, le lit, les yeux plissés sous la concentration.
C’est un coup de la police à priori. Ils ont fait une descente. Quelqu’un a dû les dénoncer et leur dire que ça serait facile de les chopper sinon jamais ils ne se seraient déplacés pour une cible aussi insignifiante que des gamins clandestins et paumés.
Logan jure entre ses dents puis relève la tête, fusille du regard le Blanco.

« Crisse, c’toé ? »

Sa voix est basse, enrouée. Il ne peut pas forcer dessus à cause de sa brûlure.

« C’ toé qui a fait ça connard ? »

Il le fixe du regard mauvais, le poing crispé au bout de son avant bras ballant alors que le garçon face à lui reste calme, le regard froid, presque hautain.  Il ne répond pas de suite et ça énerve l’amérindien.

« TABERNAK DE CRISSE, REPONDS».

Il crie d’une voix déformée et rauque, grogne sous sa gorge qui le lance, attrape le Blanco au col pour le soulever et l’intimider mais, le geste à peine amorcé, se rétracte sous la douleur de ses côtes brûlantes.
Il se plie en deux, la main sur ses côtes, ses mèches sombres et trempées cachant entièrement son visage.

« Ostie d'connard… J’vais te buter… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aramis Asha Atkins
avatar
Humains


Mails : 33
Surnom : lil wolf
Portrait robot : ♙ 23 ans (19/12). Originaire de Russie. Papa Américain. Maman Russe. Orphelin. Témoin de l'assassinat de ses parents mais trop jeune pour s'en souvenir réellement, hanté par quelques échos de la scène.

♙ Artiste de toile, de papier ou de rue. Mémoire photographique. Prudent, n'accorde que peu sa confiance. Paradoxalement peu confiance en lui sur beaucoup de domaines.

♙ Yeux gris, cheveux très pâles. 1m79. 72 kg. Solide et endurant, rapide. Bonne résistance aux coups durant un combat, tendance à en pâtir après.

♙ Parle en #3AA6AC (+ italique pour l'anglais).

MessageSujet: Re: Promesses. [Logan Duval]   Jeu 22 Fév - 10:47

Il s'y attendait aux accusations, au ton rageur et à la colère, à ce que tout lui retombe sur la gueule. Il s'y attendait et ce dès le moment où il a ne serait-ce que posé les yeux sur ce papier cloué à la porte. Alors pourquoi est-ce qu'il lève des sourcils plein d'interrogation lorsque l'amérindien le pointe du doigt ? Pourquoi est-ce qu'un instant, juste un seul, il se sent si déçu de cette réaction ? Il a pourtant toutes les raisons du monde de braquer sa fureur sur lui, coupable idéal à cause de coïncidences enchaînées, a cause d'une couleur de peau différente.

Pour ça – juste pour ça – il ne répond pas tout de suite et le laisse d'abord s'énerver Logan, tenter de l'impressionner et surtout se faire souffrir un peu. Se prouver qu'il a mal et que ce qu'il fait est idiot : l'accuser, refuser de le suivre jusque chez lui le blanco et d'accepter la main qu'il lui tend. Lui laisser le temps de comprendre que seul, il n'y arrivera pas. Pas maintenant qu'il n'a plus d'endroit où passer ses nuits. Toutes ses nuits, au moins pendant un bon moment.

"Je n'ai rien fait. Si c'était moi je ne t'aurais même pas suivi here, I'm not a fool. Un combattant reste un combattant Logan, côtes cassées ou non."

Il soupire, ramasse le mot tombé au sol. D'un pas le revoilà près de la porte sur laquelle il replace le papier comme il le peut – pour les prochains qui rentreront, ou pour tous les curieux qui ne manqueront pas s'attrouper ici. Puis il revient vers lui. En un sens il lui fait du mal à être ainsi Logan, trempé jusqu'aux os et os brisés. De l'autre, il ne voit en lui qu'un opiniâtre qui ne souffre que de ce qu'il s'inflige lui même. Si seulement il l'avait laissé appeler un taxi au lieu de s'entêter une fois de plus à marcher, marcher et marcher, traverser la moitié de Montréal au pas de course et sous la pluie... Si seulement, oui, mais ce qui est fait est fait, il n'y changera rien maintenant.

"Je n'ai rien à voir avec ça." Il ne jure pas, ça servirait à rien il ne le croira pas de toute façon. "Tu veux bien venir avec moi maintenant ?"

Il l'a compris, non, qu'il ne lâchera rien Asha ? Qu'il continuera à le suivre encore et encore jusqu'à ce qu'il accepte. Qu'il l'aura à l'usure, à force de patience. Puis même si ça finit mal cette connerie, il faut bien essayer pour voir si ça fonctionne. Le russe n'a rien à perdre à part juste un peu de temps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Logan Duval
avatar
Humains


Mails : 47
Double-compte : Léandre Luissier/george Adams
Surnom : Le louveteau / le clebs/l'chien sauvage...
Emploi/loisirs : combattant illégal
Portrait robot : - 19 ans - SDF- seropositif
- Caractère de chien, au sens propre comme au figuré
- vulgaire, violent, franc
- Pas méchant au fond. Juste sauvage
- a fait un peu de prison pour mineur
- boit, fume du joint parfois
- déteste les riches
- a quitté sa réserve pour retrouver le violeur de sa soeur et le tuer


MessageSujet: Re: Promesses. [Logan Duval]   Jeu 22 Fév - 11:26

Logan ploie, affaibli, pose le genou à terre. Il est en position de soumission et le Blanco  en profite pour lui rabâcher les oreilles de sa voix sans intonation.
Il s’innocente sous des prétextes, revient à sa sempiternelle idée de le faire venir chez lui.

Logan respire lourdement, légèrement fiévreux. Tous ces mots, toute cette marde, ça l’épuise. Il veut du silence et comprendre ce qu’il se passe.  
Il relève la tête vers le Blanc-bec qui soudainement, parait bien grand ; trop grand et lui trop petit, misérable.
Il murmure entre ses canines.

« Crisse de taberbak, ferme ta gueule de marde et file moi ton téléphone. »

Le Blanco le regarde, son visage  indifférent et posé, identique à l’instant d’avant si ce n’est l’air léger, presque imperceptible, d’étonnement.

« T’es bouché ? file ! »

Le garçon s’exécute, va chercher son mobile dans sa poche, tend la main vers le bas pour que Logan puisse saisir l’objet.

L’Amérindien s’en empare sans un merci, s’appuie sur le béton du sol pour se relever, chancelle un instant, la vue floue,  avant d’adopter la position debout.
Son nez se fronce. Il n’est pas bien, une nausée au bord des lèvres, les membres mous, comme du coton. Il va au-delà des impressions néanmoins, retient une éructation et avec concentration, compose un numéro.

Ça sonne. Sept fois puis répondeur. Il peste, compose un autre numéro avec plus de difficulté, sa pensée volatile.
Ça sonne. Cinq fois puis rebelote, répondeur. Il réessaye ; idem.
Personne de ses colocataire ne lui répond et Logan commence à comprendre que cette histoire pue sacrement.
Il plisse tout son visage, tape une nouvelle suite de chiffres. Plus que deux numéros et il aura fini son répertoire.

D’appréhension, il hésite une fraction de seconde à appuyer sur la  touche décrocher puis se décide, prie pour enfin avoir une voix connue au bout du fils.
Ça sonne. Une fois, deux fois, trois fois, quatre voix puis un timbre grave et chaud résonne sous un « ¡Hola » interrogateur. Miguel. Enfin.
Logan ne perd pas un instant.

" Miguel ? C’quoi cette ostie de marde d’arrêté d’la police et pourquoi les gars répondent pas sur leur portable ?

Son interlocuteur lui répond et de l’extérieur, on voit l’amérindien serrer les dents sur un silence bouillonnant, à peine tenu. Sa voix a changée, plus belliqueuse, quand il reprend la parole.

" Tabernak! Quoi ? Sérieux ? Fidel les a  foutu  en taule ? Tu m’fous ma gueule ? Ostie de marde, c’est quoi ce bordel ? J’vais l’buter…

La conversation continue, ponctuée d’écoute et de coup de gueules. La personne à l’autre bout du fils semble vouloir le calmer mais rien n’y fait.
Logan lâche un pauvre « Moi ? On fait aller » aux inquiétudes puis sous un « ouais, bye », raccroche sans plus de cérémonial, crache au sol, la respiration lourde, sifflante et le visage rouge.
La conversation qui vient de se finir l’a mis en colère, comme un regain de vie et il jette un regard noir au Blanco immobile et patient à côté de lui.

Il souffle, compose un nouveau numéro sur le téléphone, de mémoire. C’est celui de Steve car Logan n’a nulle part où dormir et que, malgré tout, sa fidélité reste immuable.
Il n’a pas le choix de toute façon, il est son poulain.

La sonnerie de mise en contact retentit cinq fois puis la voix mécanique du répondeur se déclenche sous un « vous êtes bien sur la messagerie de… ».
La femme de la messagerie n’a pas le temps de finir sa phrase. Logan a raccroché, jure entre ses dents.
PUTAIN. Il est dans de beaux draps.
Son ventre gargouille, douloureux.
Et il a faim.

Après tout, il n’a pas mangé depuis hier midi soit presque 24 heures. Une éternité pour un gros mangeur, un gouffre vide qu’il va falloir impérativement remplir.

Il fixe de nouveau le Blanco et grommelle quelques mots.

« t’as ma thune nan ? File la moi. »

C’est un ordre vu que c’est son argent. Le Blanco n’a aucun droit dessus.  

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aramis Asha Atkins
avatar
Humains


Mails : 33
Surnom : lil wolf
Portrait robot : ♙ 23 ans (19/12). Originaire de Russie. Papa Américain. Maman Russe. Orphelin. Témoin de l'assassinat de ses parents mais trop jeune pour s'en souvenir réellement, hanté par quelques échos de la scène.

♙ Artiste de toile, de papier ou de rue. Mémoire photographique. Prudent, n'accorde que peu sa confiance. Paradoxalement peu confiance en lui sur beaucoup de domaines.

♙ Yeux gris, cheveux très pâles. 1m79. 72 kg. Solide et endurant, rapide. Bonne résistance aux coups durant un combat, tendance à en pâtir après.

♙ Parle en #3AA6AC (+ italique pour l'anglais).

MessageSujet: Re: Promesses. [Logan Duval]   Lun 26 Fév - 14:13

Définitivement l'amérindien ne va pas bien. Le genou au sol et les côtes déchirées par sa propre respiration, il semble sur le point de ployer pour de bon, prêt à s'écrouler. Cependant le Russe a confiance : la mauvaise herbe est toujours la dernière à crever alors il va se relever. Et s'il n'y parvient pas ? Ses lèvres se pincent - si discrètement qu'il n'y a que lui sans doute pour le remarquer. S'il n'y parvient pas ? Asha lui bottera le cul. Car vu sa hargne à le combattre hier il est hors de question qu'il le laisse pigner dans la boue – sous la flotte – bien longtemps.

Heureusement il n'aura certainement pas à le faire car le voilà qui ordonne et exige encore sans même prendre la peine de tendre la paluche, se contentant de grognements qui passent entre ses dents serrées. Une légère surprise collée sur la face du fait de sa requête, le blond fouille ses poches quelques secondes et attrape l'objet de ses malheur. Il le lui remet non sans cesser de l'observer, lorsqu'il se relève, lorsque ses doigts composent des numéros, les uns après les autres, souvent vains, lorsque la colère se peint en rouge sur son visage, lorsque son ventre hurle ce que sa bouche ne veut pas dire.

Ça le fait sourire mais personne n'en verra jamais l'ombre car il ne sourit qu'à l'intérieur de lui. Il récupère le mobile et le remet dans sa poche où il pourra sécher en paix, foutue pluie. Ça ferait presque début de film dramatique toute cette merde ; La pluie, les côtes de Logan, sa douleur, les flics, sa haine et sa colère, ses refus. Ouais, début dramatique par excellence accentué encore par la façon dont il a vacillé lorsqu'il s'est mis debout, son visage bien plus pâle qu'il ne l'était la veille. Il paye son opiniâtreté de la pire des façons, avec son corps qui le lâche, trop affaibli pour continuer. Que fera t-il lorsque ses jambes décideront qu'elles ne veulent plus avancer ? Il restera planté là en priant pour que ça passe ? Il n'en sait foutrement rien et il n'attendra certainement pas de le savoir, plutôt crever, il a pas envie d'appeller à nouveau les urgences pour un gars dont l'obstination n'a d'égale que sa colère. Mais sa question – légitime pour Logan mais avantageuse pour lui – ouvre une porte pour le convaincre.

"L'argent est chez moi. Avec ce temps j'ai pas voulu prendre le risque qu'il finisse comme nous." Il lui sourit et franchement cette fois, parce que doucement il gagne cette première manche, parce que c'est sa victoire qui se dessine à l'horizon. "Cette fois, si tu le veux bien, on a qu'a aller chez moi. Tu prendras un cachet aussi. Pour tes côtes. Même si j'suis pas sûr d'avoir quelque chose de très efficace."

A part de la vodka dans un meuble de la cuisine, un peu de whisky ou... Non, pas avec les médicaments. Il risquerait de clamser entre ses pattes ou un truc dans le genre et il ne compte pas non plus appeler la morgue pour leur annoncer qu'il y a un cadavre dans son appartement. M'enfin. S'il accepte, peut-être pourra t-il enfin appeler un taxi pour qu'il les conduise à la maison ? Et s'il le refuse encore ce taxi à la con, il leur faudra marcher.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Logan Duval
avatar
Humains


Mails : 47
Double-compte : Léandre Luissier/george Adams
Surnom : Le louveteau / le clebs/l'chien sauvage...
Emploi/loisirs : combattant illégal
Portrait robot : - 19 ans - SDF- seropositif
- Caractère de chien, au sens propre comme au figuré
- vulgaire, violent, franc
- Pas méchant au fond. Juste sauvage
- a fait un peu de prison pour mineur
- boit, fume du joint parfois
- déteste les riches
- a quitté sa réserve pour retrouver le violeur de sa soeur et le tuer


MessageSujet: Re: Promesses. [Logan Duval]   Lun 26 Fév - 14:33

Le Blanco étire ses lèvres et ce sourire sur son visage est différent des précédents.
Il est plus franc et rayonnant, presque semblable à ceux qu’on offre à un ami.  
Logan le discerne et incapable de rester mauvais face à l’honnêteté et à la bienveillance, son masque de rage, de haine et de dégoût s’effrite et pour la première fois, son visage se détend un peu.

Même si cela n’est qu’une fêlure, le Blond a réussi à percer la carapace de hargne de l’amérindien en acceptant en retour de se montrer sans fare, même si cela n’est qu’un tout petit pan de vérité.

Ils se sont apprivoisés. A peine.
Comme un premier regard, un geste de rapprochement que Logan ne sait gérer.
Son nez se plisse et avec une agressivité diminuée et forcée, presque maladroite, crache ses mots.

« Elle est loin ta piaule ? »

Avec ses côtes meurtries, la faim et la fatigue qui chevillent son corps, il ne pourra pas aller bien loin sans risquer le malaise. Néanmoins, reconnaître sa faiblesse face au Blanc-bec irait trop à l’encontre de son orgueil et Logan n’ajoute rien d’autre.  
Le garçon semble néanmoins comprendre l’insinuation dans sa question et sous un sourire discret qui étire légèrement son visage sérieux, répond.

« Mont-Royal… Pas la porte à côté quoi… »

L’amérindien grimace.
Il est évident que vu son état, il clamserait avant d’arriver là-bas s’ils doivent y aller à pied. Il ne peut cependant toujours pas l’avouer, balance ses épaules en arrière dans un simulacre d’assurance et de vitalité.

« Ok.  Go alors. J’aimerais y être visa avant de crever de faim. J’ai pas grailler d’puis 24 heures moé. »

La réplique sous-entend qu’ils n’ont que peu de temps et qu’ils doivent aller vite.
Pas à vitesse d’homme.

« -Prenons un taxi alors. Je paye. »

La proposition arrange Logan mais le Louveteau n’en montre rien, s’oppose par principe à l’homme blanc.

"Que dalle. J’veux pas être redevable à un Blanco comme toé."

L’affirmation semble amuser son interlocuteur qui fasse à son agressivité  reste calme, posé.

"Tu ne me devras rien. J’aurais pris le taxi dans tout les cas et si tu tiens tant que ça a pas être redevable, tu payeras la moitié, va. "

Logan fronce des sourcils, déforme sa bouche sous la recherche d’une répartie mais ne trouve rien de valide. Il ne peut que capituler pour l’instant.

« Ok Blanco. Appelle un taxi. J’te suis. »

Il n’a pas le choix s’il veut récupérer vivant son argent .

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aramis Asha Atkins
avatar
Humains


Mails : 33
Surnom : lil wolf
Portrait robot : ♙ 23 ans (19/12). Originaire de Russie. Papa Américain. Maman Russe. Orphelin. Témoin de l'assassinat de ses parents mais trop jeune pour s'en souvenir réellement, hanté par quelques échos de la scène.

♙ Artiste de toile, de papier ou de rue. Mémoire photographique. Prudent, n'accorde que peu sa confiance. Paradoxalement peu confiance en lui sur beaucoup de domaines.

♙ Yeux gris, cheveux très pâles. 1m79. 72 kg. Solide et endurant, rapide. Bonne résistance aux coups durant un combat, tendance à en pâtir après.

♙ Parle en #3AA6AC (+ italique pour l'anglais).


A force d'argumentation, l'amérindien se laisse convaincre. Ça n'est pas facile, pourtant il y parvient. Et lorsque enfin Logan accepte, il ne faut pas plus d'une seconde au blanco pour faire demi tour et gagner une zone bien plus fréquentée afin de héler un taxi qui passe un peu plus loin. Celui-ci pile, s'arrête en un fracas de pneus crissant sur l'asphalte. Frénétiquement, les essuie-glaces battent la pluie, tandis qu'à travers une vitre larmoyante le chauffeur leur fait signe d'entrer rapidement. Il s'y engouffre, donne l'adresse, quelque peu honteux sûrement de tremper les sièges. Mais l'homme ne s'en occupe pas. Il démarre, s'insère dans le trafic, et de longues minutes après il s'arrête non loin de l'endroit indiqué. Réglant la course il le remercie par automatisme avant de s'extirper de l'habitacle, sous la pluie qui continue de tomber dans un chaos assourdissant. Un coup d'œil est jeté vers l'arrière. Il vérifie que le louveteau le suis puis pousse la porte qui mène aux escaliers qu'il grimpe deux à deux dans un silence presque religieux, troublé seulement par le bruit de ses chaussures claquant parfois contre le sol qui finissent balancées près de la porte dès qu'il est entré.

"Il me reste du bœuf stroganov et des pâtes, et j'ai du cheesecake pour le dessert. Ça te va ?" Il lui jette un regard, rapide. "Je vais chercher de quoi te changer."

Son assiette atterri au micro-onde, il disparaît dans sa chambre et choppe quelques fringues trop grandes pour lui et dans lesquelles il sera certainement plus à l'aise que dans celles qu'il porte actuellement, trempées jusqu'à la corde. Ensuite il s'arrache aux siennes qu'il jette dans le panier à linge après avoir rejoint la salle de bain où il s'enroule dans une serviette, non sans laisser s'échapper un grognement de satisfaction. Quand Asha retourne vers lui, c'est pour tendre à l'amérindien tout ce qu'il lui a pris, serviette propre et vêtements, avec un regard insistant.

"Tu peux prendre une douche rapide si tu veux." Sans attendre de réponse il retourne à sa chambre pour s'y habiller. "Tu veux boire quelque chose de chaud ?"

Le volume de sa voix est augmenté pour qu'il puisse l'entendre là où il est, et ça lui tire un coup sur la gorge. Visiblement la pluie ne l'a pas réussi et il s'enroule immédiatement dans un sweat chaud pour ne pas risquer d'aggraver la situation. Il retourne au coin cuisine. Sors son assiette du micro-ondes. Y enfourne la sienne, moins remplie. Non sans fredonner quelques notes d'une chanson qui lui vient en tête d'un coup, bien plus détendu qu'il ne l'était dehors. Un peu moins fermé. Faut dire qu'il est chez lui, sur son territoire, en endroit familier. Seul maître à bord.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Logan Duval
avatar
Humains


Mails : 47
Double-compte : Léandre Luissier/george Adams
Surnom : Le louveteau / le clebs/l'chien sauvage...
Emploi/loisirs : combattant illégal
Portrait robot : - 19 ans - SDF- seropositif
- Caractère de chien, au sens propre comme au figuré
- vulgaire, violent, franc
- Pas méchant au fond. Juste sauvage
- a fait un peu de prison pour mineur
- boit, fume du joint parfois
- déteste les riches
- a quitté sa réserve pour retrouver le violeur de sa soeur et le tuer





C’est surréaliste. Tout simplement surréaliste et Logan ne sait où se placer, que faire ou comment réagir dans ce décor que rien ne prévoyait.
Avec docilité, il entre dans le taxi hélé par le Blanco, trempe la banquette sur laquelle y s’assit  et le chauffeur démarre, les emmène à Mont-Royal. Les décors filent et vite changent de tout au tout par rapport à ce qu’il connait de l’est montréalais.
Ici, dans le nord, il n’y a pas de bâtiments vieillis et insalubres mais des petits immeubles colorés, collés les uns aux autres. Ils sont standardisés,  proprets et bien tenus, percés de grande fenêtres ou de baies. Sur les toits plats s’organisent des potagers ou des jardins et  de nombreux petits commerces sont installés au rez-de-chaussée.  C’est cosy, chaleureux, à l’image d’une classe moyenne et bougeoise.

Logan, grimace quand la voiture s’arrête, se demande ce que la gueule d’ange qu’il a combattu hier faisait dans un quartier comme le sien alors qu’il ne doit pas manquer d’argent à priori,
Ça le fout légèrement en rogne et il se renfrogne mais suit son hôte calmement, grimpe lentement à l’étage, ses côtes en feu et l’anémie à fleur de peau. Contrairement à Blanc-bec qui a déjà balancé ses chaussures et pénétré dans l’appartement, il ne peut pas se dépêcher s’il ne veut pas y rester.

Sur le seuil, il reste figé un instant, observe le lieu clair, grand où tout est « design ». Il n’a jamais vu cela hormis dans des séries et recule d’un pas de repulsion. Ce n’est pas son élément.
Il fixe à présent ses chaussures et celles abandonnées de son hôte, hésite à faire de même et à  enlever ses pompes. Il se reprend néanmoins, passe avec réticence la porte ouverte et pénètre dans ce territoire inconnu à l’odeur de propre.
Il reste cependant planté là, prés de l’entrée et sur le qui-vive, scrute la suite d’actions détachées du Blanco qui en sa présence semble faire «comme chez-soi » et, par ses paroles l’invite à faire, « comme chez-lui ».

Des osties de foutaises. Il prend sa thune et décrisse d’ici. Il va pas prendre racine dans cette piaule de rupin .
Il pense ça le Louveteau mais pourtant il s’approche du coin cuisine, jette un œil d’envie sur l’assiette dans le micro-onde puis vers l’aut gars pour voir se qu’il trafique. Il se change à priori et bientôt lui fourre dans les bras serviette, vêtement et autres nécessaires à la toilette.
Le nez et les sourcils de Logan se fronce, dubitatif mais il reste planté là, comme un piquet, interdit.
Il se décide enfin à parler quand « l’aut » revient une seconde fois vers lui, frais, habillé et dispo, pose son assiette pleine sur la table et enfourne la sienne.

« J’veux pas d’ta pitié et j’reste pas là. Tu m’donnes mes bidoux et j’décrisse. Tu m'suceras pas Blanco. »

Il renâcle pour se donner de l’assurance mais intérieurement sent son corps le lâcher.
« Il restera pas là » et essaye de s’en convaincre mais n’y  croit pas trop non plus. Son état s'empire de seconde en seconde et à présent, il est si blanc le Louveteau. Au bord de l’évanouissement. C'est question d'un instant.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aramis Asha Atkins
avatar
Humains


Mails : 33
Surnom : lil wolf
Portrait robot : ♙ 23 ans (19/12). Originaire de Russie. Papa Américain. Maman Russe. Orphelin. Témoin de l'assassinat de ses parents mais trop jeune pour s'en souvenir réellement, hanté par quelques échos de la scène.

♙ Artiste de toile, de papier ou de rue. Mémoire photographique. Prudent, n'accorde que peu sa confiance. Paradoxalement peu confiance en lui sur beaucoup de domaines.

♙ Yeux gris, cheveux très pâles. 1m79. 72 kg. Solide et endurant, rapide. Bonne résistance aux coups durant un combat, tendance à en pâtir après.

♙ Parle en #3AA6AC (+ italique pour l'anglais).


Il l'a toujours connue de très près la méfiance Aramis, c'est même avec le fil du temps devenu comme une seconde peau et à vrai dire elle est née au son du BAM qui a fait éclater comme du verre le visage de ses parents pour s'alimenter ensuite des choses vécues. L'orphelinat par exemple avec ses moqueries et ses injustices, les vols et les coups donnés au détour d'un couloir pour passer le temps. La rue aussi et les regards des autres, la pitié sur les visages, la cruauté de ceux qui chassent en oubliant que comme eux il était humain. Pauvre gosse, il avait pas demandé tout ça, et pendant un temps il était parvenu à reprendre confiance auprès d'un Alpha digne et solide aux idées de changement. Pendant un temps il avait cru pouvoir s'en sortir de ce manque de confiance envers sa propre espèce, de cette haine de lui même. Puis le Loup est mort et il a senti les secousses de son désespoir briser tout ce qu'il avait essayé de reconstruire, la suspicion revenant alors en vagues brûlantes qu'il aurait préféré oublier avec les questions qui vont avec. Qui l'a tué ? Pourquoi ? Et les doutes se portent sur tous ceux côtoyés sans parvenir à trouver la vérité. Encore aujourd'hui d'ailleurs il se pose des questions.

Cependant Logan n'est pas juste méfiant et c'est ça qui l'embête un peu Aramis, que le garçon soit agressif comme ça avec lui. Il a du mal à comprendre ça alors qu'il s'est montré correct – mis à part bien sûr pendant le combat mais le contexte était différent, s'il avait eu à choisir il ne l'aurait jamais affronté, par pour la vengeance d'un connard. Mais bon, pas le temps de lui pousser une gueulante que l'autre il tombe par terre. Le Russe se précipite sur lui, est tenté de lui coller deux bonnes claques pour le remettre sur pied, puis accepte le fait que c'est sûrement un peu trop violent.

"You fool." Il soupire et s'agace, hors de question de traîner le chien fou sur le sol jusqu'au canapé, il se niquera pas les bras pour ça. Cependant il a vite fait d'aller chercher un verre d'eau et tapote un peu les joues pâles du gars. "Hey, wake up. 't's not the moment to fall asleep." Qu'il l'oblige pas à appeler les pompiers, pas encore et surtout pas maintenant qu'ils sont arrivés et qu'il est enfin parvenu à le faire entrer chez lui. Ça lui tire un soupir et il serre les dents, tous ses efforts pour juste payer sa dette, quelle connerie. Il peut pas s'empêcher de se dire qu'il aurait dû lui laisser ses billets et sa merde, après tout c'est pas à lui de tout récolter, et sa culpabilité il aurait fini par la laisser s'enfuir au bout de quelques temps. Ouais, après tout c'est comme tout, ça s'efface et on oublie, on se convainc que c'est pas notre faute ce qu'est arrivé.

Sauf qu'il l'a pas fait. Il a choisi, décidé de l'aider, hors de question qu'il recule maintenant et encore moins alors que le gars il est en train de crever sur son sol. Ça le rend dingue mais il est obligé, il doit s'en occuper, au moins le nourrir et s'il veut se casser après ça qu'il le fasse. Asha estime qu'il a assez forcé. En attendant il essaye de le ramener.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Logan Duval
avatar
Humains


Mails : 47
Double-compte : Léandre Luissier/george Adams
Surnom : Le louveteau / le clebs/l'chien sauvage...
Emploi/loisirs : combattant illégal
Portrait robot : - 19 ans - SDF- seropositif
- Caractère de chien, au sens propre comme au figuré
- vulgaire, violent, franc
- Pas méchant au fond. Juste sauvage
- a fait un peu de prison pour mineur
- boit, fume du joint parfois
- déteste les riches
- a quitté sa réserve pour retrouver le violeur de sa soeur et le tuer





Perdre connaissance est une sensation étrange. Presque mystique.
Les membres deviennent mous comme du coton mais tirent tout à la fois, presque semblable à un fourmillement.  L’équilibre manque, le cœur palpite, la respiration se retrouve être difficile. On dirait une sensation d’asphyxie et du brouillard masque la vision et une chaleur interne s’empare du corps. Tout s’exprime si violemment puis d’un seul coup, plus rien. Fin des sensations. Quelque chose décroche dans la pensée et on se réveille par terre, sans rien comprendre ni pouvoir jauger le temps que cela à durer.
Une seconde, une minute, une heure ? Impossible de savoir même si l’instant semble toujours extrêmement court. Déstabilisant. Même pour Logan qui l’a expérimenté plus d’une fois en combat et en connait les joies.

Lentement, ses yeux se rouvrent, et ses paupières battent. Il reprend conscience et s’il sait parfaitement ce qu’il lui est arrivé et où il est, son esprit est encore flou, la parole confuse, imprononçable. Il est faible. Toujours et fixe le Blanco à ses côtés d’un air las et fatigué, sans la moindre agressivité.
D’un geste de la main, il refuse le verre d’eau –il n’a pas soif- et essaye de se relever, trouve une aide et un appuie chez le garçon. Logan ne pense ni à refuser, ni à remercier. Il se laisse faire, bien trop épuisé, marche lentement, bras autour des épaules du blanc-bête, fait quelques métres et va s’étaler sur le canapé qui accueille son corps dans son moelleux.
C’est confortable, presque un soulagement et il sombre une seconde fois. Pour bien plus longtemps. Une demie-journée. Une demie-nuit. C’est ce que sa montre lui dit quand il émerge, réveillé par de léger bruit.  Il est quatre heures du mat. Il a dormi quinze heures. Rien que ça.  

Logan baille, se frotte les yeux, serre les dents et tout son visage se plisse sous la douleur qui irradie sa gorge et ses côtes car si la fatigue est passée, son corps lui, reste traumatisé.
Il tend l’oreille, tente de décrypter un peu mieux les bruits qui l’ont sortit du sommeil. Ce sont des gémissements discrets venant de la pièce d’à côté. Le Blanc-bec doit faire un mauvais rêve. Il a le sommeil agité. Rien de méchant.
Le Louveteau, n’y porte pas plus attention, se lève, se dirige vers le coin cuisine et voit sur le bar une assiette recouverte de cellophane. Il devine que c’est la bouffe qu’il a refusé hier. Surement au cas où il se réveillerait en pleine nuit.
Sous l’attention, le Louveteau, ni ne s’attendrit, ni ne sourit. Il est encore trop ensommeillé pour cela mais trouve le geste « sympa ». Il remerciera le Blanco demain avant de décrisser même si Logan ne peut pas bouffer ce qu’il lui a laissé. Le solide, ça passerait pas avec sa gorge. Ni aujourd’hui, ni demain. La bouillie et le liquide seront pour les jours à venir ses meilleurs amis.
Il soupire, ouvre le frigo, capte une bouteille de lait qu’il saisit et pose le goulot à ses lèvres. Il devrait prendre un verre mais à la flemme de chercher. Il s’en fout de l’hygiéne et le gars le saura pas. C’est un crime parfait et il avale une gorgée. Rien que déglutir lui arrache cependant une grimace et sa pensée va vers le connard qui l'a tabassé.
Ostie d’Jackson… Et maintenant en plus il a envie de pisser.

Il se prépare à sortir de son marasme quand les gémissements dans la pièce d’à côté s’intensifient, se muent en cris.
Le cauchemar s’est saisit du Blanco et il le hante à présent, possède son corps et le cœur de Logan, en réminiscence d’avant se serre, s'accélére.
Il pense à sa sœur, à son traumatisme, à la corde à son cou, aux cauchemars la nuit qui a fait que son pied a quitté le tabouret.
Il la revoit elle, en sueur, en larmes, en cris et l’image est si terrible à son esprit, si insupportable qu’il abandonne le bar et se précipite dans la chambre de son hôte en oubliant le feu qui élance ses côtes.
Il saisit l’épaule tremblante de ce garçon qu’il s’est promis d’haïr, la secoue sans ménagement ni peur  des coups donnés à cet instant où se mêle rêve et réalité et, par-dessus les cris de l’endormi, l’appelle à son tour, avec la détresse de ceux qui, un instant, ont oublié comment faire.

« Gars ! Gars ! C’est un cauchemar ! Réveille-toé ! »

Il n’a pas peur de la douleur Logan. Il ne craint pas de se mettre en danger, de souffrir et de tout supporter s’il peut réussir là où il a échoué par le passé. Agir là où il l’a laissé le quitter pour à jamais partir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aramis Asha Atkins
avatar
Humains


Mails : 33
Surnom : lil wolf
Portrait robot : ♙ 23 ans (19/12). Originaire de Russie. Papa Américain. Maman Russe. Orphelin. Témoin de l'assassinat de ses parents mais trop jeune pour s'en souvenir réellement, hanté par quelques échos de la scène.

♙ Artiste de toile, de papier ou de rue. Mémoire photographique. Prudent, n'accorde que peu sa confiance. Paradoxalement peu confiance en lui sur beaucoup de domaines.

♙ Yeux gris, cheveux très pâles. 1m79. 72 kg. Solide et endurant, rapide. Bonne résistance aux coups durant un combat, tendance à en pâtir après.

♙ Parle en #3AA6AC (+ italique pour l'anglais).


Asha ne veille pas sur Logan. Il aurait pu sans doute (il aurait dû d'ailleurs), mais il n'a pas la patience de le regarder pioncer pendant des heures ni l'envie de perdre bêtement son temps. Ah, ce n'est pas très gentil, ça lui traverse la tête une simple seconde puis il décide qu'il s'en fiche totalement et qu'il a d'autres choses à faire alors tout le reste de sa journée il la passe entre le hamac et sa table, à dessiner tout ce qui lui passe par la tête, visages, paysages, animaux, quelques loups qu'il aurait aisément pu poser dans les rues de Saint-Pétersbourg, et il serre les dents comme à chaque fois qu'il pense à ça. Parce que ça lui manque tout ça, IL lui manque, et il est certain que personne n'a jamais fait se serrer sa poitrine comme ça par son simple souvenir, puis il le revoit baignant dans son sang juste avant qu'il parte et même de jour ça lui accélère le souffle. Il n'avait sans doute jamais vu autant de sang (à part dans ses cauchemars) et loin d'être un ange il en a eu sur les mains pourtant. Mais là c'était différent, l'assassinat d'un Alpha contre lequel on n'est plus d'accord et la fin de leur Meute. Il n'a jamais compris et c'est une chose de plus qui le bouffe chaque nuit et qui l'empêche de trouver un sommeil plus tranquille.

M'enfin. Toujours est-il qu'il est qu'il le laisse là sans surveillance et qu'il fait sa vie, un peu gêné cependant au moment de sa douche mais heureusement avec la buée on n'y voit bientôt plus rien. Et son caleçon puis son tee-shirt trop grand enfilés, le voilà roulé en boule dans son lit à laisser le sommeil l'emporter. Tic tac tic tac tic tac. Les secondes s'écoulent et les minutes aussi, Morphée avec tendresse finit par l'attirer.

Et au fur et à mesure que le temps passe les battements de son cœur s'accélèrent, le monde devient plus lourd. Ça pèse sur tout son corps et derrière ses yeux y a des images de sang et de Mort, de l'Horreur en boucle et des cris retentissants. Alors il a le souffle qui s'accélère, les membres crispés qui se détendent soudainement en coups brutaux donnés à un ennemi invisible. Des gémissements au bord des lèvres. De nombreux mots en Russe, supplications. Asha appelle, "Mama Mama", et puis d'autres, à un moment il cherche le Loup. Ce qu'il sait pas bien sûr c'est que tout son corps tremble et que les gémissements se muent trop rapidement en cris, qu'il manque d'air et qu'il s'étouffe sur des larmes rondes. Dans sa tête faut dire c'est comme une symphonie, ça sonne de partout et c'est trop trop trop, tellement que ça l'étouffe et qu'il se perd toujours plus loin, toujours plus profond. Et puis surtout "Mama Mama.", encore.

Mais soudain y a un carcan autour de son épaule, Asha hurle plus fort, se débat, tout petit être dans son rêve lové dans sa peur, sauf que ses poings s'abattent, cherchent quelque chose contre lequel s'écraser, et la voix, la voix ne lui parvient pas. A vrai dire elle n'est qu'un écho lointain et lui il se croit dans son rêve, dans ses Peurs, dans ces souvenirs qui n'en sont pas. Pan, PAN ! Des coups de feu, il sursaute, crie encore. Pan, PAN, le sang, chaud et poisseux, coule à ses pieds, Aramis se tord, tremble encore plus. L'étau sur lui est toujours là. La voix aussi. Le Petit Bonhomme fronce les sourcils alors qu'autour tout se fige parce que la voix, la voix et bien au début elle était pas là. A qui est-elle ? Le cerveau d'un coup semble se remettre en route et il ouvre brutalement les yeux, juste là sur un cri de panique alors qu'il cherche à se dépêtrer de ses draps, la respiration hachée et tremblante.

Sur le réveil il y a quelques chiffres : 4h05.

Une heure de plus que son heure de d'habitude. Et la main ? Sa tête se tourne trop rapidement vers l'homme sans comprendre puis il se souvient. Le combat, l'amérindien, l'hôpital. Ah... Oui il se souvient. Un soupir. Il récupère son souffle comme il peut, essuie son front trempé de sueur d'un revers de main. "J'ai crié c'est ça..?" Il se redresse un peu. Ses bras tremblent et son corps également, il arrive pas encore à s'arrêter. "Pardon je fais des cauchemars." C'était quoi déjà ? Il ferme les yeux une seconde pour s'en souvenir mais ça s'est déjà échappé, l'Alpha ou cette scène de sang régulière qu'il vit constamment, il ignore laquelle il a vue, mais c'est pas bien grave n'est-ce pas ? Il tente un sourire. Ça aussi ça tremble. "It's ok guy... Don't worry..." Le voilà déjà sur ses jambes à vaciller, et il se rattrape d'une main contre le mur, la nausée au bord des lèvres. "Okay I think I'm gonna throw up." Il ricane un peu, une main sur la bouche, à espérer que l'autre n'aura pas saisi ce qu'il veut dire.

Il est pâle Asha, encore plus que d'ordinaire. Et si c'est fréquent qu'il soit complètement retourné après un cauchemar c'est bien plus rare qu'il soit dans cet état. Avec l'estomac qui remonte et incapable de savoir si ses jambes le porteront jusqu'au bout (il a commencé à s'avancer vers la salle de bain et c'est d'un pas précipité, nerveux, alors que de nouveau il attrape l'encadrement de la porte pour pas se foutre au sol). Merde. Il a devant les yeux le sang qui passe encore et l'odeur, l'odeur juste là devant son nez, celle du sang et de la Mort. Rapidement le voilà à genoux aux dessus de la cuvette à inspirer de grandes bouffées d'air, des acouphènes dans les oreilles et bien incertain quand à la probabilité qu'il parvienne à garder son repas dans son estomac. MERDE. Il déteste ça se sentir faible, minable. Surtout quand il est sous le regard d'un autre, ça le renvoie à quand il était gosse. Dépossédé par les regards d'adultes faussement compatissants. Mais c'est pas le moment de penser à ça pas vrai ? Le pauvre Asha a la tête qui tourne et ne sait plus. Est-ce qu'il est debout, assit ? Il parvient plus à dire.

Au bout d'un moment ça passe bien sûr. Il est encore patraque mais il a pas vomit et il se dit que c'est ce qui compte quand il tombe sur le derrière, la tête renversée contre le mur et quelques larmes au fond des yeux gris (c'est pas très agréable après tout comme état). Et il reste là encore plusieurs minutes parce qu'il n'est pas capable de bouger, le corps lourd avec du mal à respirer, et s'il se lève au bout d'un moment c'est pas pour aller bien loin, il s'accroche encore à l'encadrement de la porte et il pose la tempe tout contre, essayant de ne pas abaisser les paupières pour ne pas risquer de perdre à nouveau ses repères.

"I'm sorry Logan..." qu'il parvient quand même à murmurer.

Désolé pour beaucoup de choses. Pour avoir causé tout ça.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




Revenir en haut Aller en bas
 
Promesses. [Logan Duval]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Présentation de Logan Echolls
» Alice Logan [validée]
» Logan Wright
» EDITO de Frantz Duval : Si nos chefs savaient...
» Elie Duval

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Exanthrop :: Montréal :: Quartiers résidentiels-
Sauter vers: