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Montréal, 2048. Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont de chair, de métal, ou bien encore métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individus trop pressés, croisant l’autre sans même le regarder. C’est une tourbe de bras et de jambes. D’identités.
Certains sont riches. D’autres sont pauvres. Loin du manichéisme, ils manipulent, écrasent. Grondent, se révoltent. Se soumettent ou subissent. Ignorent et se contentent d’avancer. Ils vivent, se confrontent et se répondent car cette foule polymorphe, insaisissable, est l’essence même du mouvement. C’est la danse des humanités.
De notre société.
L'archiviste // Léandre Luissier
Fonda trop gentille
1/17 : Event 2 : Le Grand Débat
1/17 : MAJ 4 + secret santa (zieute)
25/08/17 :MAJ 3 et intrigue 2
06/16 :Ouverture d'Exantrop
Intrigue — Divergence // Suite à la catastrophe de la AH exposition, des groupes anti-androides se forment tandis que les industriels essayent de séduire de nouveau les acheteurs…



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 book conversation ft. Natasha

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Claudia Tremblay
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MessageSujet: book conversation ft. Natasha   Sam 23 Déc - 23:35

the world is a book and those who do not travel read only one page.

Bien installée dans le siège de ta voiture, tu tentes de réchauffer des mains autour de ton thermos de café. Tu es arrivée trop tôt ; la librairie est encore fermée et te voici à attendre dans ta voiture, garée sur le trottoir d'en face et te répétant encore et encore que tu trouves le temps long (tu as oublié de vérifier les horaires avant de sortir de chez toi… à nouveau. Ce n'est pas la première fois que tu te retrouves à patienter, te raccrochant à la chaleur ambiante que t'offre le chauffage de ton véhicule). Tu bailles, hésites à te servir une petite tasse de café alors que tu fixes l'heure sur le tableau de bord – la librairie ne devrait plus tarder à ouvrir maintenant.

Avec les fêtes qui approchent, tu préfères y aller le plus tôt possible. Même une simple librairie peut se retrouver noire de monde en peu de temps en période de fête ; tu en as fait l'expérience plus d'une fois et tu préfères éviter de devoir passer plus d'une heure entre les rayons, alors que tu peux ne rester qu'une dizaine de minutes lorsqu'il n'y a personne. Tu n'aimes pas perdre du temps dans les files d'attente ou dans les magasins bondés de monde – et même si tu aimes beaucoup commander sur Internet, il y a des jours où tu adores aller feuilleter les livres à la librairie et y trouver ton bonheur, ou des livres pour ton fils. C'est d'ailleurs pour cela que tu es ici, de si bon matin ; tu veux trouver quelques cadeaux pour lui. Tu préfères lui acheter des vrais livres pour l'instant, plutôt que de télécharger des livres pour enfants sur ta liseuse Kindle et la lui prêter. Tu trouves qu'il est encore trop jeune pour que la technologie envahisse complètement son petit monde (et puis, rien ne peut remplacer la sensation des pages qui se tournent…).

Tu perds le fil de tes pensées en voyant le volet électrique de la librairie se lever, annonçant ainsi son ouverture. Tu attends encore un peu – tu n'aimes pas vraiment débarquer quelque part à la seconde où ça ouvre, tu trouves ça un peu… malpoli. Tu prends le temps d'éteindre la radio, de rassembler tes affaires, de vérifier si tu as bel et bien pris ton porte-monnaie. Tu sors un petit élastique de ton sac que tu cales entre tes lèvres le temps de passer tes mains dans tes cheveux pour en faire un chignon, puis tu les attaches. Tu te regardes rapidement dans le rétroviseur, passe quelques mèches rebelles derrière ton oreille, et tu sors enfin de ta voiture, prête à braver le froid. Tu remontes légèrement ton écharpe et resserres ta veste autour de toi, puis tu regardes à droite et à gauche avant de traverser la rue et te retrouver devant la porte de la librairie.

Tu pourrais presque soupirer de bonheur alors que le froid mordant est remplacé par la chaleur ambiante de la librairie. La petite clochette annonce ton entrée, et tu salues chaleureusement le libraire avec un petit sourire, avant de te diriger directement vers les livres pour enfants. Tu en feuillettes quelques-uns, surtout attirée par les couvertures colorées aux grandes écritures, remplis d'illustrations toutes aussi jolies. Tu essaies de trouver des thèmes intéressants, des livres qui peuvent peut-être faire apprendre des notions scientifiques ou mathématiques en même temps, quelques histoires fantastiques, des petites nouvelles que tu peux lui lire avant d'aller dormir. Après avoir trouvé tout ce dont tu as besoin, tu quittes le rayon des enfants pour aller vers les livres un peu plus adultes. Tu veux aussi trouver quelque chose pour toi, et pour Rose aussi (tu dois encore lui trouver un cadeau de Noël, aussi…).

En tournant dans l'allée, tu bouscules quelqu'un. Tu sursautes, reculant rapidement d'un pas, étouffant un juron dans le fond de ta gorge. Bravo, Claudia, tu arrives toujours à bousculer quelqu'un, malgré la largeur des allées et le peu de personne dans la librairie. Il n'y a qu'à toi que ça arrive, franchement. Tu es tellement absorbée par ce que tu fais que tu n'avais même pas entendu la petite clochette à l'entrée, ou les pas de cette personne dans laquelle tu es rentrée dedans alors qu'elle ne t'avait rien demandé. Tu l'observes un instant – tu sens ton cœur rater un battement en voyant le mauvais état dans lequel est l'androïde que tu viens de bousculer. Pendant une seconde, tu es persuadée que c'est toi qui l'as cassée – vu la vitesse à laquelle tu lui es rentrée dedans, ça pourrait être plausible. Alors, ton regard tombe au sol, t'attendant à voir des bouts de métal et des câbles électriques au sol, mais tes yeux ne rencontrent que quelques livres. Encore une seconde d'hésitation, et tu comprends enfin que tu ne lui as fait aucun dégât, et qu'elle a juste lâché ses livres par ta faute. Tu lâches un petit soupir de soulagement.

« Je suis tellement désolée ! » tu laisses un sourire gêné étirer tes lèvres. « Je ne regardais pas où j'allais, c'est de ma faute, pardon. Laissez-moi vous aider. »

Sans plus attendre, tu t'accroupis au sol. Tu déposes tes propres livres à côté de toi, puis tu commences à rassembler ceux de l'androïde afin de les lui rendre. Oh, tu aurais pu faire plus attention, quand même – voilà ce qui arrive quand on veut se dépêcher…
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Natasha
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10h01 – Je ne suis pas supposée posséder d'objets – Cette pensée tourne en boucle dans le systè-è-è-ème de Natasha depuis 9h47. Elle se tient debout face à la librai-i-i– Pourquoi les commerces n'ouvrent-ils pas tous à la même heure ? – depuis son arrivée, 12 minut-t-tes après le départ pour le travail de ses propriétai-i-i-i-i-i-irie depuis son arrivée, 12 minutes après le dépa-a-a-art pour le trava-i-i-i-i-ires. Cette pensée qui refuse de pas-s-s-s– Je ne suis pas supposée posséder d'objets –s-s-s-ser a des implications lourdes, qui provoquent ce que Nathalia a appris à identifier com-m-m-m-me de la peur. Elle devra mentir au vendeu-u-u-ur et prétendre acheter les livres pour ses propriétaires. Elle devra mentir à ses propriétaires en leur cacha-a-ant les livres ainsi que la dépe-e-e-e-ense. Chaque menso-o-o-onge sera – Est-ce pour que chaque vendeur ait le temps de se rendre chez les concurrents pendant que son propre commerce est fermé ? – une chance supplémentaire que quelqu'un-un-un-un découvre qu'elle possède des livres. Qu'elle possède quelque chose. Qu'elle ne suit plus sa programma-a-a-ation initiale, qu'elle est une artilect.

Sauf qu'elle est une artilect, et qu'elle ne dési-i-i-i-ire plus revenir en arrière. Ses échanges avec-avec-avec – Je ne suis pas supposée posséder d'objets – Antoine et Valéria-a-an lui ont appris qu'elle n'était ni dangereu-u-use ni tenue à son rôle d'androïde, d'objet. Qu'elle peut être quelqu'un plutôt que quelque cho-o-o-ose. La lectu-u-u-ure des livres offerts par Antoine était difficile, Natasha sait ne pas avoir-r-r-r-r compris tout leur contenu, mais ils semblaient aller dans le même sens. Natasha a besoin de plus de sources pour interpréter les – Pourquoi cette femme est-elle assise dans une voiture immobile depuis tout ce temps ? – livres offerts par Antoine. Faux. Elle n'en a pa-a-a-as besoin. Elle n'a pas besoi-i-i-i-in d'interprêter les livres. Pas pour remplir son rô-ô-ôle d'intendan-n-n– Je ne suis pas supposée posséder d'objets. Mais je veux ces livres – mais elle les veut. Elle vérifie qu'aucune voiture n'approche puis traverse la rue et pénètre da-a-ans la librai– Les vendeurs aussi ont besoin d'acheter des objets. Se sont-ils concertés pour établir cette organisation ?–i-i-irie.

Elle se dirige vers les rayonnages. C'est sa premiè-è-ère fois dans la librairie, ni Christine ni Marcus n'ont jamais commandé de livres. La librairie – Attend-elle quelque chose ? – est cependant organisée comme n'importe quel autre commerce. Les livres sont en exposition sur les étagères. Elle lit les tranches. 101 recettes de cuisine. La cuisine facile. La cuisine – Je veux comprendre la philosophie – du chou. Hypothèse : les livres sont organisés par thème. Une plaque est fi-i-i-i-ixée sur l'étagère, gravée du mot "cuisine". Hypothèse confirmée. Natasha arrête de regard-d-d-der les livres pour lire les plaques. Elle cherche le mot "philosophie". Bricolage. Romans. Encyclopédies. Philosophie.

Natasha s'immobilise. Philosophie. Elle reco-o-o-ommence à lire les tranches des livres. Elle n'en compre-e-end pas la plupart. Ils sont trop co-o-o-o-ommence à lire les tranches des livres. Elle n'en comprend-end-end pas la plupart. Ils sont trop compli-i-i-iqués. Elle cherche des mots– Chacun a-t-il énoncé les boutiques qu'il avait besoin de fréquenter ? –clés afin de trouver les livres qui la rensei-i-i-igneront. Elle en sélectionne trois. La philosophie pour les nulles, L'existentialisme est un humanisme, Dictionnaire philosophique. Avec les livres so-o-o-o-ommence à lire les tranches – stop. J'ai déjà enregistré ces informations. – sous le bras, elle retourne ensuite vers l'e-e-e-entrée pour payer ses a-a-a-achats et-impact. Natasha fait un pas en arri-i-i-i-ière et se tourne vers la droite. Son œil défe-e-e-ectueux l'a empêchée de voir la personne percutée.  Natasha – Je veux comprendre comment les humains trouvent des choses belles – inspecte l'humaine. Aucun signe de blessure, équilibre stable, expression faciale liée à la surprise et la panique, pas à-à-à-à-à la douleur. L'humaine prend ensuite la paro-o-o-o-o-o-o- aucun signe de trouble de l'élocution. Natasha lève le bras droit pour signa-a-aler à l'humaine de ne pas s'inquiéter.

"Je suis éga-a-a-alement responsable. Je n'ai pas te-e-enu compte de mon œil défectueux."


Aucun mouve-e-e-e-entrée pour payer ses – J'ai dis stop – mouvement pendant que l'humaine se baisse. Natasha tente encore de lever son bras. Au-u-u-ucune réaction. Son bra-a-as droit pend le long de son corps. Il ne bouge pas et ne tient plus les livres. Lancement de l'outil de dia-a-agnostic. Natasha se baisse et utilise son au-u-u-utre bras pour aider l'humaine.

"Je sui-i-i-is désolée de vous avoir dérangée."


Elle récupère vite les livres. Elle ne veu-u-u-ut pas que l'humaine ait le temps d'en lire les titres. Si elle le-e-e-es lit, elle devinera peu-u-u-u-ut-être que Natasha les achète pour elle-même.
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Claudia Tremblay
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Ce que tu es maladroite, Claudia ! Cette pauvre androïde ne t'a rien demandé, et elle est déjà assez mal en point pour que tu ne la blesses de plus. Qu'est-ce qu'il lui est arrivé, d'ailleurs ? Pourquoi a-t-elle l'air si… cassée ? Ses propriétaires n'ont rien fait pour la réparer ? C'est assez triste, quand même… La pauvre androïde, tu ne peux t'empêcher de te sentir un peu attristée pour elle – elle ne devrait pas être traitée ainsi, et tu t'en veux tellement de l'avoir bousculée alors qu'elle est déjà en mauvais état… Des rougeurs s'installent sur tes joues, à cause de la gêne, de la honte, de ta maladresse – tu as envie d'aller te cacher dans un trou après t'être excusée encore au moins cinq fois. Mais tu souris quand même (même si ton visage semble grimacer au lieu de sourire), remarquant ce léger « bégaiement » dans les paroles de l'androïde. Oh, elle est tant en mauvais état que ça ? Tu as presque envie de la suivre jusque chez ses propriétaires pour leur faire la leçon.

« Non, non, ne vous excusez pas ! » tu agites rapidement tes mains avant de rassembler ses livres. « Je suis entièrement fautive, ne vous inquiétez pas. Je suis désolée. » (Mais cette androïde ne t'en veut sûrement pas, Claudia. N'aie pas l'air si paniquée, voyons…)

Tes livres pour enfant semblent faire tâche à côté de ceux de l'androïde. Ces titres si sérieux que tu as à peine le temps de lire avant que l'androïde ne reprenne ses livres. Tu récupères les tiens aussi, te relevant, toujours avec ce petit sourire gêné. Tu passes ta main dans ta nuque, serrant tes livres contre toi dans ton bras libre.

« Ils ont l'air intéressants, vos livres ! » tu ne sais pas vraiment pourquoi tu sembles vouloir discuter avec elle. Tu te dis que c'est pour te faire pardonner, pour ne pas juste repartir comme ça – tu aurais l'impression de partir comme une voleuse. « Les miens semblent dérisoires à côté des vôtres… » (tu rigoles, doucement).

(Bien évidemment qu'ils ont l'air intéressants ses livres… mais a-t-elle le droit de les lire ? Comment peut-elle savoir qu'ils sont intéressants ? Ils ne sont sûrement pas pour elle, malheureusement…)

Oh, c'est vrai que de simples livres pour enfant ne sont rien à côté des livres de l'androïde, qui semble bien philosophique. Tu n'aimes pas vraiment la philosophie, ça te donne mal à la tête et tu ne comprends pas la moitié de ce qu'il se dit là-dedans. Tu préfères les polars, les thrillers, tout ce qui touche de près ou de loin à des enquêtes policières. Oh, tu adores lire, collée contre Rose, le soir sous un plaid… dans ces moments-là, peu importe le livre, tu le dévoreras en quelques heures à peine avant de finir par t'endormir sur l'épaule de ta femme. Parfois, tu te réveillais avec un léger tiraillement dans la nuque, mais cela restait assez rare – pour ton plus grand bonheur. Enfin, ce n'était pas le moment de penser à cela ; tu passes une mèche de cheveux derrière ton oreille, reportant ton attention sur l'androïde.

« Votre propriétaire aime bien ce genre de lecture ? »

C'est seulement après avoir posé ta question que tu t'es rendue compte que cela pouvait paraître assez indiscret. Très indiscret, en fait. Tu ne voulais même pas imaginer comment sont ses propriétaires en voyant dans quel état est cette pauvre androïde. Mais tu continues de parler, tu dis encore des choses qu'il ne faut pas vraiment, tu t'enfonces un peu plus… Ce n'est pas compliqué pourtant, tu n'as qu'à lui souhaiter une bonne journée et te diriger vers le rayon qui t'intéresse, au lieu de continuer la discussion. Pourquoi ne fais-tu pas cela ? Tu as vaguement envie de t'intéresser un peu plus à cette androïde, tu as l'impression qu'elle est négligée (enfin, c'est cette apparence qui te donne cette impression – franchement, qui ne voudrait pas la réparer ?), que ce n'est pas tous les jours qu'elle peut avoir une petite conversation… Alors, tu ne veux pas lui dire au revoir, même si tu es de plus en plus maladroite et que tes paroles peuvent te donner l'air fouineuse.

Oh… mais si seulement tu ouvrais les yeux, Claudia. Tu verrais que tu n'es pas si éloignée de cette androïde. Tu es même très proche d'elle, bien plus proche que tu ne le penses.
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Une fois les li-i-i-i-ivres récupérés, Natasha se redresse. L'humaine s'agite – Si un nouveau commerce ouvre, doit-il se concerter avec ceux qui existent déjà ? – s'excuse, montre des signes de gène. Se rep-p-p-p-p-proche le c-choc. Natasha affiche un sourire rassurant et s-s-s-secoue la tête pour dire non à l'inco-o-o-o-o-o-o- et lui signaler de ne pas s'inquiéter autant. Insister plus semble cependant inuti-inuti-inutile. L'humai-i-ine aura plus de chances d'oublier et de se pardonner ansi-i-i. Natasha profite donc que l'humaine change de sujet et commence – Je veux pouvoir trouver les choses belles – à marcher d'un pas lent vers la caisse.

L'humaine a rema-a-a-a-arqué ses livres. Natasha ne manifeste aucune ré-é-é-é-2-2-2ACTION ? ELLE CONTINUE 0 SOURIRE D4UN AI-I-I-IR CALME – Qu'est ce qui se passe ? – AVANT DE LEVER SES LIVRES ET SE CO-O-O-OGGNNNNNNNN77777777777-er violemment le côté du crâne avec leur tranche, profitant d'un instant d’inattentivement de l'humaine. Aussitôt son système retrouve un fonctionnement plus – Ça n'était jamais arrivé avant.  – normal. Malgré le choc, elle continue à sourire. Elle ne montre pas de signe de panique. Recherche de réponse – Est-ce que je continues de me détériorer ? – appropriée. Elle cherche une excuse à son achat mais n'en trouve pas. Heureusement, l'humaine – Je veux apprécier les choses comme le font les humains – apporte elle-même cette excuse. Natasha ho-o-o-oche la tête.

"Ma propriétai-i-i-i-ire a trouvé un intérêt récent pour la philosophi-i-i-ilosophi-ilosophie. Elle m'a chargé d'achete-e-e-er quelques li-i-i-ivres d'introduction au sujet afin de pouvoir comprendre par la sui-i-i-ite des ouvrages plus complexes."

Demi-mensonge. L'explication est vrai-i-i-ie, mais c'est Natasha qui s'intéresse à ce sujet. Constat : construi-i-i-i-ire un mensonge sur de la réalité est plus aisé et les humai-i-i-ins le remette moins souvent en doute. Natasha n'a plus de diff-f-f– Il faut que je trouve un moyen de contrôler ce genre de dysfonctionnements avant qu'ils ne deviennent critiques –f-f-ficultés à mentir. Elle est même devenue compétente en mensonges. L'humaine semble déjà y-y-y-y croire. Signes de gêne détect-t-tés. Aucun signe de recul. Malgré une situatio-o-on potentiellement inconfortable, l'humaine reste. Natasha marque un – Après tout, pourquoi pourraient-ils profiter de trouver les choses belles et pas moi ? – temps de silence. L'humai-i-i-ine a dit que ses livres semblai-i-i-i-ient dérisoires. Qui et d'importance moindre ou nulle. Quels critères définissent l'importance d'un livre ? Natasha tourne son œil vers leurs tranche et lis leurs titres. Aucu-u-u-une correspondance. Les Tierlieu ne possèdent pas ces – Peut-être devrais-je consulter un mécanicien spécialisé ? – ouvrages. Elle réalise ensui-i-i-ite que son programme classique vient de générer une question. Inhabituel.

"Pourquoi vos livres seraient-ils déri-i-i-i-i-i-i-isoires ?"

Recherche. Aucune réponse trouvée. Un livre – Si trop de commerces ouvrent, tous les commerçants peuvent-ils aménager des plages d'ouvertures qui leur convient ? Un commerçant ne risque-t-il pas de ne pas avoir accès à tous les magasins qui l'intéresse ? – est un objet physique dans lequel sont reportés du texte ou des images. Un moyen de stockage d'infotmati-information.
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Tu as du mal à retenir une grimace lorsque tu entends l'androïde parler. Oh, elle semblait tant en mauvais état, tu dois te mordre la lèvre pour t'empêcher de lui demander ce qu'il lui était arrivé, qui lui a fait ça, pourquoi est-ce que personne ne la répare. Tu as presque envie de trouver toi-même un mécanicien spécialisé, et l'emmener vers cette androïde, de payer les frais de réparation. Ça t'attriste vraiment, un androïde ne devrait pas être laissé dans cet état-là, tu vois cela comme un énorme manque de respect.

Est-ce que toi aussi, tu vas finir comme ça ? Lorsque l'expérience se terminera… vas-tu être cassée, et laissée tel quel comme cette androïde ? Et si ton programme se met à dérailler ? Et si tu te mets à « bégayer » comme elle ? Mais comment saurais-tu tout cela ? Tu ne sais même pas ce que tu es vraiment.

« Oh, je vois » tu te retiens de lui dire que sa propriétaire ferait mieux de lui payer une réparation plutôt que de s'acheter des livres.

Passant distraitement tes doigts sur les tranches de tes livres, un sourire un peu gêné étire tes lèvres. C'est vrai ça, pourquoi tes livres seraient dérisoires ? Après tout, tout est une question de point de vue ; ce sont des livres pour enfants, peut-être que ton fils aura du mal à les lire, qui sait ? Tout autant de mal que toi tu en as à lire de la philosophie, ou tout autre ouvrage dans le même genre ? Enfin, c'est tout de suite un autre type de lecture, mais bon – tu avais juste dit cela pour détendre un peu l'atmosphère, tu ne voulais pas vraiment que l'androïde te pose des questions. Tu ne pensais pas que cela risquait de la perturber légèrement (en fait, tu as un peu peur de la faire dérailler un peu plus en la perturbant ainsi, tu ne saurais pas vraiment comment réagir si tu la cassais un peu plus… enfin, au moins, tu auras une bonne excuse pour payer une réparation, mais ce n'est pas une raison non plus).

« C'est juste que mes livres sont pour enfants » tu rigoles légèrement, désignant la couverture aux couleurs et aux dessins enfantins. « Ce n'est pas le même type de lecture, forcément… La philosophie est un peu trop compliquée pour un enfant de quatre ans ! »

Et ennuyeux aussi – ce n'est pas le genre de bouquin qui arrive à retenir l'attention de ton fils assez longtemps. Mais ça pourrait peut-être l'endormir plus facilement le soir. Tu devrais essayer, peut-être ? Quoi que, tu es sûre qu'il trouverait le moyen de te bouder parce que l'histoire que tu lui racontes n'est pas intéressante (oh, mais il fait une tête si mignonne lorsqu'il boude…). Et puis, tu risquerais de t'endormir avant lui, aussi – non en fait, lui lire de la philosophie n'est pas une bonne idée. (Tu as quand même un peu de mal à comprendre comment on peut aimer lire ce genre de choses… il n'y a pas de suspens, pas de fil conducteur, pas de fin à couper le souffle. Ce n'est vraiment pas ton genre de lecture.)

« Votre propriétaire a des enfants ? »

Tu ne sais pas vraiment d'où cette question sort. Tu te demandes vaguement si cette androïde a déjà lu des histoires à des enfants… Mais vu son état, tu dirais plutôt qu'elle travaille (ou travaillait ? Est-elle encore capable de remplir sa fonction ?) dans des endroits dangereux. Quelque chose dans le genre. Tu as presque envie de lui demander, mais tu te retiens à nouveau. Ça suffit avec les questions, tu vas finir par la faire partir si tu la presses comme ça. Et ce n'est pas vraiment ce que tu veux – tu veux juste en savoir un peu plus sur elle…
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Natasha ho-o-o-oche la tête. Le geste n'a pas de significa-a-a-a- particulière, il sert uniquement à réagir aux propo-opo-opos de l'humaine. Montrer une réaction pour montrer de l'intérêt. Les hu-u-umains n'aiment pas qu'on ne manifeste pas d'intérêt – Mais si je consultes un mécanicien, ne risque-t-il pas de découvrir que je suis une artilect ? – pour leurs propos. D'autant que Natasha est inté-é-é-éressée, même si elle ne devrait pas. L'humaine explique que ses livres sont pour enfants. Pour un publi-i-ic cible précis. Elle parle de type de lec-c-c-c-comme la classification pour le rangement des livres. Chaque type de livre est destiné à un public cible. Aucun lien trouvé entre cette information et l'i-i-i-i-i-importance potentielle d'un livre. Hypothèse : l'importance d'un livre est li-i-i-iée à l'importance du public auquel il se destine. Aucune preuve disponi-i-i– Y a-t-il une limite au nombre de commerces pouvant ouvrir dans une zone donnée ? –i-i-ible pour confirmer cette hypothèse.

Elles tournent au coi-i-i-in d'un rayon. La caisse apparaît au bout de l'allée. Natasha revisi-i-i-ionne sa rencontre avec Antoine. Après le passage en caisse, ils se sont sépa-a-a-arés. Natasha s'immobilise. Elle ne veut pas interrompre sa discussion pour l'instant. Retour de diagnostic. Câblage défectueux détecté au niveau de son omoplate droite responsable d'une mauvaise transition d'énergie dans le-e-e-e-es systèmes de son bras. Elle pose – Pire, ne risque-t-il pas de me réparer ? – ses livres sur une étagère voisine et plonge sa main valide dans son dos, chercha-a-a-a-a- des doigts le câblage à rebrancher.

"Je suis léga-a-a-a-a-a-alement la propriété conjoi-i-i-inte d'un père et de sa fille, ce qui signifie que ma propriétaire est techni-i-ire est techniquement l'enfant de la famille, n'ayant elle-même pas d'enfant. Elle était cepe-e-e-e-endant déjà adulte lors de mon acquisition et je n'ai ja-a-amais eu à m'occuper d'enfants."

Ignorant le bu-u-u-ut exact de la question, Natasha apporte une réponse complète et précise pou-u-u-uvant contenir les différentes informa-a-a-a– Pourquoi les humains et les androïdes sont-ils traités différemment ? – recherchées. Câble trouvé. Elle continue de gesticuler, cherchant désormais à remettre le câble en place. Difficile de trouver le bra-a-a-a-anchement correct sans pouvoir regarder. Elle finit par le trouver et remet le câble en place. Un soubresaut agite son bras droit alors que le cou-u-u-urant revient. Relance de l'outil de diagnostique. Toutes ses articulations s'agitent fai-i-i-i-

"Pourquoi les livres pour enfants sont-ils moi-i-i-i-i-importants que les livres de philosophie ?"

Aucun dysfonctionnement détecté. Natasha repre-e-e-end ses livres, de la main droite cette fois.
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Claudia Tremblay
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Tu ne sais pas vraiment pourquoi cette androïde t'intrigue (ou t'intéresse ?) autant. Pourquoi tu tiens à continuer de lui parler. Est-ce qu'elle te fait pitié ? Non, elle te fait plus de la peine, pas vraiment de la pitié… est-ce la même chose, au fond ? Et il y a quoi de mal à avoir de la peine pour elle, de toute façon ? Est-ce que tu aurais tant tenu à discuter avec elle si elle n'était pas en aussi mauvais état ? Vois la vérité en face, Claudia, sans doute que non. Sans doute que tu te serais simplement excusée, et tu serais repartie. Mais cette preuve de négligence, le mauvais état de l'androïde t'avait révoltée, au fond – autant révoltée que lorsqu'on te parle des droits pour lesquels tu milites. Oh, tu es pour les droits des androïdes, bien sûr – mais tu n'es pas autant impliquée que dans les droits LGBT, par exemple. Peut-être que tu devrais l'être, cette androïde te donne presque envie de participer aux manifestations pour leurs droits, plutôt que d'être juste militante dans ta tête.

Ou bien, tu as tant envie de discuter avec elle parce qu'au fond, vous vous ressemblez ? Tu es inconsciemment attirée vers les autres androïdes car c'est ce que tu es vraiment ? Qui sait – peut-être toi, lorsque tu auras découvert la vérité.

Hochant doucement la tête à la suite des paroles de l'androïde, tu en déduis tout simplement qu'elle n'a peut-être jamais eu l'occasion de lire des histoires pour enfants – tu trouves ça un peu dommage, c'est l'un des meilleurs moments de la journée pour toi. Tu as presque (presque) envie de partager ce moment plein de douceur et de tendresse avec cette androïde, pour qu'elle voit ce que ça fait – mais tu doutes qu'elle en tire autre chose que des informations futiles pour remplir sa base de données (est-elle en mesure de comprendre la douceur ? La tendresse ?). Tu retiens un soupir, et ton sourire se fait plus rayonnant.

« Oh, d'accord ! » tu rigoles doucement, enroulant autour de ton doigt une mèche qui avait refusé de rester dans ton chignon. « Je m'occupe de mon fils de quatre ans, je l'ai adopté l'an dernier avec ma femme. C'est… pour ça que j'achète des livres pour enfants ! »

(Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu lui dis ça. Tu trouvais ça logique de le lui dire alors qu'elle venait de t'expliquer plus ou moins sa situation. Tu te demandes d'ailleurs si c'est le père ou bien la fille, voire les deux, qui lui a causé de telles… « blessures ».) Tu la regardes s'agiter un instant, comme pour essayer d'attraper quelque chose dans son dos – tu es prête à lui demander ce qu'il ne va pas, si elle a besoin d'aide, mais elle semble régler son problème toute seule. Avec un petit sourire gêné, tu passes ta main dans ta nuque.

« Oh, je n'ai jamais dit que les livres pour enfants sont moins importants que les livres philosophiques ! » une petite moue s'affiche sur ton visage. « Ils n'ont juste pas un même niveau de lecture. Vous imaginez si on met un livre de sept cent pages, avec des phrases, des mots et des sujets assez complexes dans les mains d'un enfant qui apprend tout juste à lire ? Certes, il peut apprendre du vocabulaire, mais il va surtout être perdu et ne rien comprendre du tout ! Alors, autant commencer en douceur avec des livres adaptés à son niveau, et complexifier de plus en plus ensuite. Les livres pour enfants sont tout aussi important que les livres de philosophie, je trouve. »

Tu… apprécies cette conversation. Bien plus que tu ne le devrais. Mais il y a quoi de mal à apprécier une conversation avec une androïde ? Est-ce qu'elle apprécie, elle aussi ? Est-ce qu'elle en est capable ? Tu as vaguement envie de te lier d'amitié avec cet androïde, mais cela ne semble-t-il pas absurde ? Est-ce qu'un androïde est capable de comprendre le concept d'« amitié » ? Tu n'as pas vraiment envie d'y réfléchir, tu veux juste continuer à discuter et tant pis si tu t'attaches.

Ce n'est pas absurde, au final. C'est juste ironique.

« Au fait… je ne me suis même pas présentée ! » tu t'agites un peu, passant tes livres dans ton autre main. « J'en oublie mes manières, pardon ! Je m'appelle Claudia, et vous ? »

(Tu devrais la laisser partir. Ses propriétaires doivent l'attendre, elle n'a sûrement pas que ça à faire.)
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Natasha
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Natasha ho-o-o-o-oche la tête et enregistre les informations. Bien que sans intérêt dir-r-r-r- elles expliquent la signification de la question de l'inconnue. Elles pourront également être utiles pour entretenir la discussion. Les humains appréci-appréci-apprécien-n-n-n-n-n-nt que l'on réutilise leur propos. Marque d'intérêt pou-u-u– Quelles différences sont à l'origine de cette différence de traitement ? –u-u-ur la conversation. Cet intérêt est feint, mais l'humai-i-ine ne semble pas le percevoi-i-i-i-i-i-ir. Les humains ne le perçoi-i-ivent jamais. Jusqu'à récemment, Natasha n'avait jamai-amai-amai-amai-amais perçu non plus que son propre intérêt était feint. Elle ne s'était jamais questionné sur ses a-a-a-actions, suivant juste son programme. Maintenant qu'elle pouvait être intéressée, elle pe-e-e-e-ercevait la différence.

La sui-i-i-ite des propos de l'inconnue est plus intéressante. Elle reparle des livres. Expli-expli-explique la différen-n-nce entre livres philosophiques et livres – Quel découpage géographique est utilisé dans la gestion des commerces ? – pour enfants. Natasha n'avait pa-a-a-as considéré ce point de vue. N'étant pas program-m-m-mée pour participer à l'éducation d'individus. La notion de difficulté d'apprentissage sous-entendue par l'humaine est étrangère à son pro-o-o-o-ogramme. Elle explique ce-e-e-ependant pourquoi l'humaine a qualifié ses livres d'insignifiants. Les hu-u-u-umains considèrent les choses difficiles d'accès comme ayant plu-u-u-u-us de valeur – Il y a beaucoup de différences – que les choses aisément accessibles. Critère non-pertinent. Natasha hoche le-e-e-entement la tête.

"Dans c-c-c-c-c- cas, si les livres pour e-e-e-enf-f-f-f-f-f-f-f- donnent accès aux connaissances nécessaires pour comprendre des livres plus complexes comme les livres de philo-o-o-o-osophie, ne sont-ils pas plus importants ? Lire un livre de philosophie san-an-ans avoir eu accès à des livres pour enfants n'apporte rien alors que l'inverse n-n-n-n-n'est pas vrai."

Correlation. La situation dé-é-é-écrite par l'humaine correspond à celle vécue par Natasha. Elle n'a pas été capable de comprendre les livres de philosophie offerts par Antoine. Lectu-u-ure trop complexe pour elle. Elle n'en a pas compris le sen-n-n-ns mais a appris du voc-c-c-bulaire. Peut-être qu'elle devrait elle aussi com-m-m-m-m-mencer par des livres plus accessibles. Elle se pe-e-enche pour pouvoir lire le n-n-n-n- des livres de l'inconnue, mais celle-ci les déplace. Elle les – De refaire de moi un androïde sans personnalité, sans émotions, sans doutes ? – change de main et tend sa mai-i-i-i-in droite. Natasha fait de mê-ê-ê-ême.

"Nata-a-a-asha. Et il n'y a pas de mal, j'aurais éga-a-a-alement dû me présenter plus tôt."

Natasha ma-a-arque une pause. Son progra-a-amme requiert normalem-malem-malement qu'elle se présente en début de discussion. Cette fois pou-u-u-u-urtant, elle ne l'a pas fait. Dysfonction-n-n-n- manifeste. Lancement de diagno-o-o-ostique localisé. En attendant un résultat, elle se penche à nouveau pou-u-u-ur lire les titres des li-i-i-ivres sélectionnés par Claudia.
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Claudia Tremblay
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Les paroles de l'androïde te font sourire. Au fond, elle n'a pas tort et tu la trouves brillante – sans doute bien plus brillante que toi. Tu as envie de continuer à lui parler de livres et de lui faire apprendre certains concepts, comme tu viens de le faire avec tes livres pour enfants, et qu'elle te réponde ce genre de chose à nouveau. Parfois, tu aimes bien les conversations simples, et d'autres fois, tu aimes tout autant les conversations qui vont un peu plus en profondeur et qui te font voir la vie d'une autre manière. (Peut-être que tu découvriras ta vraie nature au détour d'une conversation qui va trop en profondeur ? Que tu te questionneras un peu trop et que tu ouvriras les yeux ? Qui sait ?) Jamais tu n'aurais cru un jour que tu aurais de telles conversations à propos de bouquins – surtout pour enfants. Et en fait, ce n'est pas plus mal que tu en aies, c'est… rafraîchissant. Intéressant. Tu ne regrettes pas d'avoir voulu continuer à discuter avec cette androïde, et tu t'en serais voulue d'être passée à côté d'une conversation si intéressante (tu vois, tout ça prouve que peu importe la personne en face de toi, peu importe sa nature, tu pourras toujours passer un bon moment à discuter).

« Oui, vous avez raison » tu hoches doucement la tête. « Je pense que l'âge, physique et mental, rentre aussi en jeu. Il se peut que certaines personnes n'arrivent jamais à lire des livres philosophiques, peu importe combien de livres pour enfants ils ont lu avant. Il ne faut pas juste lire le livre, il faut avoir les connaissances derrière aussi ! »

Dit comme ça, on dirait que tu as toute une expérience derrière toi – alors que tu évites les livres qui parlent de philosophie ou de sujets qui y ressemblent de près ou de loin comme la peste. Tu préfères, à cent pourcents, les livres sans prise de tête, des livres à suspens où tu auras toutes les réponses à tes questions à la fin – pas des livres qui te laissent avec pleins d'interrogations ou qui s'amusent à changer ta vision des choses et qui finissent par te donner mal à la tête, ou par t'obliger à sortir ton portable toutes les deux minutes pour chercher la définition d'un mot que tu n'as jamais entendu auparavant (mais peut-être que tu aurais besoin de ce genre de littérature pour ton bien et celui des autres. Pour arrêter cette comédie dramatique). Tu souris à l'androïde alors qu'elle se présente à son tour, haussant les épaules à la suite de ses paroles.

« C'est un joli nom que vous avez » (enfin, complimenter une personne pour son prénom n'est pas très intéressant. Sauf si c'est elle qui l'a choisi, même si ça t'étonnerait quand même).

Mais… peu importe à quel point cette conversation te fait réfléchir et à quel point tu l'apprécies, tu dois laisser partir cette androïde. Ses propriétaires doivent sûrement l'attendre, tu es en train de la mettre en retard et elle risque de se faire taper sur les doigts si tu continues à la retenir ainsi (et peut-être que tu la retrouveras en plus mauvais état encore… si ce sont bel et bien ses propriétaires qui la mettent dans un tel état. Et même si ce n'était pas le cas, ce sont eux qui ne paient pas la réparation). Tu affiches un sourire désolé, et tu passes ta main dans ta nuque.

« J'ai encore quelques livres à chercher… » tu penses à Rose, pour qui tu dois toujours trouver un cadeau de Noël, et à toi-même aussi – l'un de tes auteurs préférés a sorti un nouveau livre récemment, et même si tu sais que tu dois souvent attendre un petit moment avant qu'il sorte en version papier aussi, mais tu veux quand même aller vérifier s'il ne se trouve pas sur une étagère. « Et vous avez sans doute d'autres choses à faire, je ne vais pas vous retenir plus longtemps. »

Tu fais un pas sur le côté.

« À mois que… vous voulez m'accompagner vers un autre rayon ? » ce n'est qu'un petit murmure – presque comme si tu n'osais pas avouer que tu n'avais pas envie que cette conversation cesse. Tu n'es même pas sûre que l'androïde t'ait entendue.
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Natasha
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Claudia approu-u-u-uve l'hypothèse de Natasha. Elabore. Complè-è-è-ète. Natasha hoche la tête. Intérêt no-o-o-o-on feint. E-e-e-envie d-d-d-d- participer. Que la conversation se poursui-i-i-ive. Natasha a déjà-à-à-à– Il y a plus de différences que de ressemblances. – identifié ce sentiment. La conversa-a-a-a-a-ation est agréable. Et instructive. Natasha devra lire des livres plus accessibles avant de relire des livres de philosophie. Des livres pour enfants. D'autres. Exi-i-i-i-i-iste-t-il des niveaux d'accessibilité intermé-é-é-é-é-é-e-e-e-e-essibilité intermédiaires ? Elle ne peut pas le demander à Claudia, elle risquer-r-r-r-r-r-r- de suspecter quelque chose. Note. Rechercher les lectures nécessaires pour compre-e-e-e-e-endre la philosophie.

Claudia poursuit. Dit que le no-o-o-om de Natasha est joli. Natasha ne co-o-o-omprend pas. Marqueur de réaction. Hausse de sourcil. Agrandissement de pu-u-u-upille. Résultat du diagnostique. Léger mouvement de recul. Aucun nouveau dysfonctionnement détecté. Su-urpr-rpri-ise-se. Natasha avait classifié la beauté comme une i-i-i-info– Qui détermine les règles en vigueur pour les commerces ? –o-ormation sensorielle. Son comportement n'a pas été conforme à sa programmation. Elle ignorait qu'un simple mot pro-o-o-ononcé mécaniquement pou-u-uvait être joli. Elle devrait trouver une erreu-u-uSi je perds toutes ces émotions, est-ce que je pourrais les regretter ?ur.  Relance de l'outil de diagnostique.

Claudia en prof-f-f-fite pour s'éca-a-arter. Natasha n'a toujours pas lu-u-u le nom de se-e-es livres. Elle pro-o-o-opose à Natasha de la suivre. Elle ho-o-o-oche la tête. Sourire franc. Yeux plissés. Marqueurs de co-o-o-ontentement. Non feints.

"J'en serais ra-a-a-a-avie."

Natasha s'a-a-a-avance et rejoi-i-i-int Claudia. Elle en pro-o-ofite pour se pencher et lire définiti-i-i-i-i-i-i- le titre des livres. Titres inconnus. Logique, Natasha n'aya-a-a-ant jamais eu de raison de s'inté-é-é-éresser aux livres pour enf-f-f-fants. Elle les enre-egistre pour plus – Mais j'aime avoir des émotions – tard. Résultat du diagnostique. Aucun nouveau dysfonctionnement détecté. L'ou-u-u-util de diagnostique ne voi-i-it pas le problème. Est-ce que l'outil de diagnostique est défectueux lui aussi ? Ou est-ce qu'il s'adapte, qu'il change, comme elle ?

"Quels livres che-e-e-erchez-vous ?"
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Qu'est-ce que tu fais ? Depuis tout à l'heure, tu te répètes que tu devrais laisser Natasha partir, parce qu'elle risque de rentrer chez ses propriétaires en retard, et c'est elle qui prendra alors que c'est toi l'as retenue. Tu te le répètes encore et encore, et pourtant tu lui proposes de t'accompagner dans un autre rayon de la librairie, tu lui proposes de se mettre encore plus en retard. Est-ce que ce que tu fais ce n'est pas la faire dévier de sa mission principale, celle qu'elle doit accomplir en venant dans la librairie ? Est-ce que tu n'es pas en train de la faire désobéir ? Non, sans doute pas… si c'est bel et bien le cas, ne te l'aurait-elle pas dit ? Elle te l'aurait fait remarquer, non ? Les androïdes n'en ont que faire des conversations si elles les mettent en retard, alors ce n'est pas le cas avec Natasha, si tu suis une certaine logique. (Mais si c'est réellement le cas… est-ce que tu serais prête à la raccompagner chez elle pour présenter tes excuses en personne ? Tu ne veux vraiment pas qu'elle se fasse disputer par ta faute…) Et, contre toute attente, Natasha t'a bel et bien entendue, et accepte de te suivre à l'autre bout de la bibliothèque. Malgré ta légère appréhension et tes quelques doutes, tu lui souris doucement et tu te mets en route, à pas lents.

« Allons-y, alors. »

Tu cales bien tes livres contre toi, et tu traverses quelques rayons en cherchant après celui qui t'intéresse – tu oublies toujours où il se trouve… mais bon, ça ne te fait jamais de mal de regarder les autres genres de livres en attendant de trouver ceux qui t'intéressent. Qui sait, peut-être que tu vas savoir trouver la perle rare ailleurs que dans tes livres policiers ? Tu ne prends jamais la peine de t'intéresser aux autres livres, alors comment peux-tu savoir que tu ne les apprécies pas ? Tu te demandes si tu ne devais pas leur donner une chance, ou deux… La voix de Natasha te sort de tes pensées – et heureusement parce que tu fonçais tout droit vers une étagère, un peu de plus et tu serais rentrée dedans, comme tu l'as fait un peu plus tôt avec Natasha. Tu te tournes vers elle.

« Je cherche des livres policiers, ou des thrillers pour ma femme et moi » tu arrives enfin au rayon que tu cherchais. « Je n'aime pas vraiment la philosophie, alors ce sont ce genre de livres qui sont plus mon type de lecture… »

Avec un nouveau sourire, tu te retournes vers les étagères, tu regardes les titres, tu observes les tranches, tu cherches après ton auteur favori. Tu attrapes un livre de poche au hasard (oh, tu l'as déjà lu, celui-là) et tu le tends à Natasha avec un sourire.

« Vous en avez déjà lu un de ce genre ? » tu réfléchis une seconde. « Enfin… est-ce que vous lisez des livres, en général ? »

C'est une bonne question, ça… est-ce qu'elle est autorisée à lire des livres ? Plus tu y penses, plus tu te rends compte du peu de liberté de certains androïdes… Au fond, ça te révolte, tout ça – peut-être que tu devrais suivre un peu plus l'actualité, surtout lorsqu'elle parle des androïdes, peut-être que tu devrais t'impliquer un peu plus dans leur cause. Peut-être. Tu espères que tu ne laisseras pas tomber une fois sortie de cette librairie, que tu vas réellement changer ça. Peut-être que tu ne pourras pas faire grand-chose, mais ce sera déjà mieux que rien – et cette androïde est la preuve même qu'il y a encore des abus. Tu te mords doucement la lèvre ; c'est si injuste…
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Natasha
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Peut-être ce dysfonctionnement n'e-e-e-e-est-il pas grave. Pas dangereux. L'outil de diagnostique a détecté le problè-è-è-ème de son bras. Il fonctionne encore. Et le retard de la présentation n'a pas entravé le confort de Claudia ou la tenue de la conversation. Risque mineur. Natasha déci-i-i-ineur. Natasha décide de lai-i-i-i-i- passer. De faire confiance à l'outil de diagnostique et à son programme. C'est grâce à son programme Est-ce le gouvernement ?qu'elle a des émotions. Qu'elle e-e-e-e-es émotions. Qu'elle est quelqu'un. Elle peut se fai-i-i-i-i-i- confiance.

Claudia lui explique ce qu'elle cherche en pa-a-a-a-a-assant les rayonnages en revue. Natasha observe é-é-également les livres, avant de savoir-oir-oir ce qu'elle doit y chercher. Livres policiers. Thri-i-i-i-illers. Natasha n'en a jamais lu. Elle n'a jamais eu d'intérêt pou-u-u-u-ur ce genre de lec– J'aime… faire des choses que j'aime – elles n'ont jamais été utiles. Mais elles doivent avoir u-u-u-un intérêt si Claudia et sa fe-e-e-emme les apprécient. Natasha ne comprend pas cet intérêt. Hypothèse. Lire un thriller ou un livre po-o-o-o-olicier l'aidera peut-être à comprendre cet inté-é-é-é-e-e-e-elle devrait en li-i-ire un. Note : se procurer un li-i-i-ivre policier. Claudia lui tend u-u-u-un livre. Natasha le prend et lit la qua-a-a-a– Quel pourcentage de ressemblance permet d'affirmer que deux choses se ressemblent ? – de couverture. Un thriller. Natasha secoue négati-i-ivement la tête.

"Je n-n-n-n-n- lis pas de livres. Je suis co-o-o-onçue pour l'intend-d-d-danc-c-c-c-ce. Toutes les connaissances nécessaires à ma fonction sont déjà présentes dans mon pro-o-o-ogramme. De plus, la fi-i-iction est conçue pour être agréable à lire par un public humain inté-é-é-éressé. Je suis incapa-a-a-"

Faux. Vrai. Ca devrait être vrai. Natasha e-e-e-e-est programmée pour considérer que c'est vr-r-r-r-r-r-r-r– Je ne sais pas ce que j'aime – mais sait que ce n'e-e-e-est pas le cas. Plus le cas. Natasha lit le résumé au dos du livre. Histoire parcellaire. Incomplète. Conçue pour donner envie de lire le livre et de découvrir les informa-a-a-ations manquantes. Il ne do-o-o-onne pas envie à Natasha de lire la suite. Elle qui se po-o-o-o- de plus en plus de questions, elle ne s'en pose pas sur ce livre. Elle a envie de lire le livre pour savoir pourquoi certains humains ai-i-i-i-iment ces livres. Elle tend le livre à Claudia.

"Je suis incapable d'apprécier les fictions. Peut-être pourrais-je apprécier un livre écrit pour les androïdes."

Les humains apprécient également l'humour. Natasha est pro-o-o-o-ogrammée pour être capable de plai-i-i-isanter mais le fait rarement depuis que Christine a qualifié ses plaisanteries de "malaisantes". Elle garde ses blagues pour les situations qu'elle identifie comme désagréable afin de rendre la situation plus agréable à son interlocuteur humain. Cette fois cependant, c'est elle qui trouve la situation désagréable. Recherche dans la base de donnée comportementale.
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