Encourage la rébellion

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CHRONOSREP

Wanted
Montréal, 2047. Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont mécaniques, de chair ou métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individu désintéressé et trop pressé, croisant l’autre sans même le regarder, les yeux rivés sur les vitrines ou sur son nouvel objet connecté et déjà démodé. C’est une tourbe de bras et de jambes. murmurent certains. Toutes ces conneries, ça sera la mort de l’être humain, ajoutent d’autres. Vous n’y êtes pas , renchérit un dernier, cette foule polymorphe, insaisissable, c’est la vie, le mouvement, le progrès.
C’est la danse des humanités.
Intrigue
Divergence // Suite à la catastrophe de la AH exposition, des groupes anti-androides se forment tandis que les industriels essayent de séduire de nouveau les acheteurs…
Léandre Luissier ▬ présent
George adamsmp

▬ MAJ et intrigue 2 : 25 aout 2017
▬ Ouverture d'Exantrop le fin mai 2016

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 Qu'est-ce que j'vais faire aujourd'hui, qu'est-ce que j'vais faire demain ? [Durante]

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Chiara Côté
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Ça pue la lumière des réverbères et la pisse âcre. Kii ne sent rien du tout, juste l'odeur de son quotidien. La lune est masquée par les nuages de pollution et la gamine traîne dans les rues, les mains engoncées dans les immenses poches de sa veste. Sur ses genoux, des bleus et des égratignures. Madame Freesk, l'androïde de garde, lui a mis des pansements lorsqu'elle est rentrée hier. Elle les a retirés aussi sec. C'est pas une petite chute en skateboard qui va la faire porter des trucs qui collent et qui piquent. En plus c'était même pas son skateboard. Elle en a pas. Elle dépense le peu d'argent de poche qu'on lui colle entre les mains en gaufres bien chaudes et en café. Le café c'est rigolo, ça fait des bulles dans son cerveau, ça pétille. Quand elle en prend elle a l'impression que ses yeux sont encore plus ouverts que d'habitude et qu'elle va voir un autre monde.

La musique s'échappe des bars, mais à cette heure-ci c'est même pas la peine de penser à y pénétrer. Une mioche ça a pas sa place là-dedans, et c'est bien dommage parce que l'ambiance a l'air cool. Même en se maquillant ça passe pas. D'ici un ou deux ans elle pourra peut-être faire un peu illusion, quand ses seins auront commencé à pousser. Elle se donnera des airs de grande, avec sa clope qui empeste à la main, et on mettra un peu plus d'une demi-heure avant de la démasquer.

Son ventre gronde douloureusement. Elle essuie la morve qui coule de son nez et la lèche sur sa main. C'est pas assez nourrissant. Elle a des pièces dans sa veste, pas beaucoup mais assez pour s'acheter à manger. Sauf qu'elle peut pas rentrer à l'intérieur (le problème tourne en boucle, c'est agaçant). Pas le choix, va falloir passer par les poubelles.

Elle se penche dans l'immense benne sombre, sous la lumière clignotante de l'enseigne. Elle y déchiffre vaguement le mot « festin », et il lui semble que ça veut dire de la nourriture alors doit y en avoir des trucs bons là-dedans.

« DU POISSON ! »

Elle aime bien le poisson, mais elle en trouve rarement, et en plus quand il est plus frais ça fait trop mal au ventre alors elle tente pas le diable. Mais cette fois il est encore un peu tiède, ça veut dire que la personne a à peine touché à son plat. Elle sait pas si c'est de bonne ou de mauvaise augure mais elle s'installe par terre (sa table préférée, avec vue sur la bouche d'égout) et elle commence à dévorer la bête. Les hélicoptères brillent dans le ciel. On pouvait pas rêver mieux.
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Durante Valenti
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Mails : 8
Double-compte : Athena, Benjamin Desmarais
Surnom : Val, Dudu (...), Dante
Age du Montréalais : 29
Emploi/loisirs : Propriétaire du Festin des Morts
Portrait robot : - Ancien homme de main de la famille Marchesi, une famille mafieuse assez influente à Montréal
- Fils adoptif de Lorenzo Marchesi
- Un vrai MAMA'S BOY!!!
- A quitté sa vie de crime il y a quatre ans environ
- Adore les films, surtout les vieux films
- Fume et boit probablement beaucoup trop


Montréal, la nuit, ce n’est pas de tout repos. Certes, ce n’est pas une de ces grandes villes américaines où le crime vous colle à la peau et vous suivra jusqu’à ce que vous retrouviez le confort de votre demeure, mais… il y a toujours quelque chose dans l’air. C’est cette électricité qu’on ne peut pas ressentir la journée. Le soir, c’est là que les gens étranges et dangereux se pointent le bout du nez. Je n’y pense même plus. Je peux toujours dire que j’ai vu pire. Sans la moindre prétention. Je regarde l’heure. 2h47. C’est bien le temps de fermer. Rien ne sert de rester ouvert plus longtemps. Il n’y aura personne d’autre ce soir. Le groupe au deuxième a quitté il y a une heure environ. Frédérique finit le ménage. La cuisine semble être prête pour demain. Je vais faire une dernière inspection et je renvoie quelques personnes chez elles pour la soirée. Le Festin ferme ses portes pour la journée. D’ici une heure environ, je devrais avoir traversé les quelques centaines de mètres me séparant de mon loft.

Entre temps, un peu de comptabilité m’attend. J’allume l’écran géant et je choisis un film au hasard. Je ne le finirai pas avant de partir. Je penche la tête, sans trop porter attention à l’écran et je m’attaque à la partie la moins intéressante de ma journée. Je me rends bien vite compte que les chiffres et les lettres se mélange dans un amalgame incompréhensible. Serait-ce l’heure d’un café ? Je pense bien que oui. Je sors de mon bureau. Les lumières du Festin sont maintenant tamisées et le calme gagne les lieux. Frédérique me salue au passage, puis elle quitte. Je m’approche de la machine à Espresso et j’appuie sur quelques touches. Il lui faudra peut-être une minute pour me faire un café comme je les aime. Juste le temps d’une bonne cigarette.

Je m’assure d’avoir mes clés (ce genre d’erreur serait trop bête) et je sors par la porte arrière. La ruelle n’est pas des plus accueillante. Ce n’est pas la plus sale de la rue mais elle est, comme les autres, mal éclairée. La lampe sur le bord de la porte de service vacille. Elle est jaunie mais fournir un éclairage correct sur mon entourage. Je ne vois aucun sans-abris qui dort dans la ruelle. Ça arrive souvent, surtout l’hiver. J’ai déjà trouvé un corps congelé sous l’escalier de service de mon voisin. Je ne veux pas gérer ça ce soir.

De mes poches, j’extirpe un étui à cigarettes en métal. Je sais que je devrais arrêter de fumer : après tout, je ne me fais plus jeune. Pourtant, j’hausse à peine une épaule avant de sortir un des bâtonnets blancs et de le glisser entre mes lèvres. Je sors mon briquet pour l’allumer. La première cigarette après un long quart de travail est toujours la meilleure. Et à cet instant, je ne pense pas aux problèmes de comptabilité, au staff ou à la réception qu’il y aurait dans deux jours qui me demandait de visiter les quatre coins de la ville à la recherche de tout ce qu’ils demandent. À cet instant j’oublie l’odeur de la ville, que je ne sens presque plus avec les années. À cet instant le calme revient, et je sais que bientôt j’aurai un délicieux café à descendre. Personne dit que je n’y ajouterai pas une petite touche de whiskey.

J’entends un son qui provient de ma droite. Des bruits de mastication. Ça m’agace. Je déteste qu’on vienne faire mes poubelles. En général je demande à mes employés de brasser le compost avant de quitter pour la nuit. Le mélange est trop écoeurant pour que les vautours viennent se nourrir. Probablement qu’un des jeunes de la cuisine a oublié. C’est peut-être un raton, mais j’en doute. Moi qui voulait juste fumer en paix et rentrer à la maison.

Je soupire. J’écrase mon mégot de mon soulier et je m’approche de la source du bruit. Je suis déjà de mauvaise humeur.

Je m’attendais à voir un homme pas de dent ou … en fait je sais pas. Mais je ne m’attendais pas à ce spectacle. C’Est une fillette. Elle a trouvé quelque chose dans un des bacs, probablement le compost. Elle mange avec un sourire satisfait aux lèvres. Je la regarde un instant. Elle est crasseuse. Assise à même le sol. Elle ne s’embête pas d’une assiette etmange avec apétit. Je reconnais cette faim. Je l’ai connu trop intimement. Mais je vais pas me mettre à nourrir tous les gamins du quartier quand même.

« Tu en as pour longtemps ? » J’ai probablement l’air plus méchant que je ne le suis vraiment. Mais la fatigue se lit sur mes traits tendus. Je vois derrière moi la lumière qui continue d’osciller. L’ambiance pourrait être lourde pourtant je reste calme. Je ne m’approche pas trop. Je ne veux ni lui faire peur, ni avoir des ennuis.
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