Encourage la rébellion

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CHRONOSREP

Wanted
Montréal, 2047. Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont mécaniques, de chair ou métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individu désintéressé et trop pressé, croisant l’autre sans même le regarder, les yeux rivés sur les vitrines ou sur son nouvel objet connecté et déjà démodé. C’est une tourbe de bras et de jambes. murmurent certains. Toutes ces conneries, ça sera la mort de l’être humain, ajoutent d’autres. Vous n’y êtes pas , renchérit un dernier, cette foule polymorphe, insaisissable, c’est la vie, le mouvement, le progrès.
C’est la danse des humanités.
Intrigue
Divergence // Suite à la catastrophe de la AH exposition, des groupes anti-androides se forment tandis que les industriels essayent de séduire de nouveau les acheteurs…
Léandre Luissier ▬ présent
George adamsmp

▬ MAJ et intrigue 2 : 25 aout 2017
▬ Ouverture d'Exantrop le fin mai 2016

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 Une promenade pas très santé [avec Yaga]

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Athena
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Androïdes


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Double-compte : Benjamin Desmarais
Surnom : Hyperion
Age du Montréalais : 31
Emploi/loisirs : Administratrice du système DRACHM
Portrait robot : - Intelligence Artificielle présentement incarnée dans un corps
- Son corps actuel a trois yeux
- Elle ne comprend pas les émotions et le monde réel (très innocente)
- Parle en dodgerblue


Elle avait marché, marché et marché. L’après-midi avait depuis longtemps cédé sa place à la nuit. La fine pluie qui battait son visage ne semblait pas l’embêter. Au début de la journée, on avait tenté de lui parler, de la raisonner. Certains l’avaient certainement crue folle : elle errait, le regard vide, sans véritable destination. Pourtant, elle semblait sans malice, alors personne ne l’avait arrêté. Les mots des quelques humains recherchant son attention s’étaient complètement perdus dans la forêt sombre de ses pensées. Cependant, au fil des heures, le soleil s’était couché et les rues devenaient de plus en plus désertes. Comme le soleil avait laissé place à la lune, les voitures et la circulation avaient laissé place à un silence froid le long du boulevard Gouin. Alors que ses pas la menaient vers l’est, les jolis paysages bordant la longue rivière laissaient place à des bâtiments plus crasseux et moins entretenus. Si pendant un moment, il n’y avait plus de vie autour d’elle, celle-ci trouva rapidement un deuxième souffle. Si elle avait su dans quelle ville elle se trouvait, elle aurait su qu’elle s’approchait des quartiers mal famés, des quartiers qu’il valait mieux éviter pour un robot (même pour un humain) surtout aux petites heures de la nuit.

Athena ne semblait pas remarquer les regards qui se tournaient vers elle. Elle ne voyait pas la malice ou l’envie que ceux-ci portaient. Elle se pensait presque invisible aux yeux de ces humains, qui avaient certainement autre chose en tête que ses problèmes. Comme si elle se s’était sentie arrivée au bout de ses ressources, elle s’est arrêté. Elle a levé le regard pour observer la pancarte au-dessus de sa tête. Lacordaire. Pendant un instant, elle a quitté son corps pour virtuellement visiter ses pensées. Elle s’est connectée à DRACHM. Elle a cherché et cherché. Lacordaire ? Lacordaire …

Lacordaire. Henri Lacordaire. Député de Bouches-du-Rhône, né le 12 mai 1802, ce prêtre dominicain et médecin …


Non, cette information ne l’aidait pas.

Lacordaire et Gouin. Lieu d’une célèbre opération policière en 2021 durant laquelle le chef du groupe criminel Les Knucklebones a été tué par balle par l’un des …

Elle a continué de faire défiler l’article un moment. Elle se trouvait donc à Montréal, au Québec. Elle fit une recherche rapide sur l’histoire de la ville, restant donc immobile telle une statue au coin de cette rue. Cinq minutes, quinze minutes, trente minutes se sont écoulées et les requins ont senti l’odeur fraiche du sang. Lorsqu’elle est revenue à elle, elle était entourée. Peut-être était-ce sa robe blanche évoquant une innocence enfantine, ou encore son apparence robotique évidente, ou encore le long châle bleu ornant son visage… tant de chose auraient pu les attirer. Ils étaient quatre autour d’elle. Elle a remarqué immédiatement la lame que l’un d’entre eux tenait dans sa main. Athena n’était peut-être pas très au fait du monde réel, mais elle savait reconnaître une arme lorsqu’elle en voyait une.

L’un d’entre eux s’est approché. Son sourire était parsemé de dents dorées qui reflétait la lumière émise par le robot. Il était si proche d’elle. Sa veste rouge était tachée de peinture. En fait, ils étaient tous vêtus de rouge. Une couleur intimidante qui représentait bien ce qu’il tentait de faire : l’intimider. Elle ne semblait pas s’en soucier. D’une voix rauque et nasillarde, il lui a demandé, dans un français presque méconnaissable : « C’quoi qu’tu fais ci ? »

Elle n’a pas compris immédiatement, elle s’est contentée de tourner son regard vers lui et de dire dans un français qui semblait trop impeccable pour être vrai, trop froid pour ne pas sembler scripté : « Les données fournies sont incomplètes et une interprétation partielle du système doit être effectuée. Je me situe par rapport à mon environnement. »

« T’dis pas. J’peux s’tuer moi si tu m’suis. J’vais t’montrer Montreal for real. »

« Très bien. Je vous suis. »

Athena aurait pu désobéir, elle ne connaissait pas ces hommes après tout, mais elle n’a pas remarqué leurs ricanements alors qu’ils commençaient à marcher vers une rue plus sombre, plus isolée. Elle n’a pas remarqué que l’un d’entre eux, celui avec le couteau, s’assurait de rester quelques pas derrière elle. Non, elle n’a pas ressenti qu’elle était déjà en danger, à peine sortie de chez elle. Cependant, ce que ces jeunes n’avaient pas vu, c’était la forme de l’autre côté de la rue qui avait observé la scène avec une attention toute particulière.
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Yaga
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Double-compte : Kiara
Surnom : Ya' / Yaya
Emploi/loisirs : Actrice
Portrait robot : - Robot actrice d'une série à succès
- Physique d'une jeune fille de 17 ans
- Vrai pile
- "tombe amoureuse" a chaque rencontre
- sort parfois des répliques de la série
- déteste le rouge et les zombies


« Va acheter du pain seule, tu vas voir, tu vas aimer ». Acheter du pain. Ça semblait dans ses cordes. Tu vas à la boulangerie, tu attends ton tour, tu te montres polie avec la vendeuse et tu demandes un pain aux céréales. Tu payes avant de partir et tu rentres. Yaga avait eu le sentiment d’être prise pour une idiote lorsque responsable avait tout énuméré, mais n’avait pas fait de remarque. Responsable était juste une personne trop inquiète. Bien sûr que la jeune femme était capable d’acheter une miche de pain et rentrer. Elle était programmée pour combattre le commu-zombie-nisme, alors ça ? Fingers in the nose. D’ailleurs, en parlant de communisme…

De l’autre côté de la rue, un garçon tout en rouge attirait son attention. Il ignorait peut-être qu’en s’habillant de la sorte, il s’affichait comme ennemie de la race humaine capitaliste. Elle hésita un instant à traverser pour l’avertir. Responsable m’a dit que l’Humanité ne craignait rien aujourd’hui et que je ne devais pas me préoccuper de ça. Elle fit mine de reprendre sa route avant d’être frappée par une nouvelle pensée. Je ne connais personne qui s’appelle « responsable »… Aurais-je rêvé ? Un visage apparaissait dans son esprit, mais sans qu’elle puisse le replacer. Ses pensées étaient confuses. Elle s’immobilisa un instant, se sentant désorientée. Qu’était-elle sortie faire ? … … Sauver le monde de ce dangereux commu-zombie qui se baladait librement dans sa ville. Oui. Ça devait être ça. Elle tourna la tête et chercha l’ennemi bolchevik du regard. Il était de l’autre côté de la rue, entouré d’alliés sûrement endoctrinés pour le suivre dans son délire. Il lui fallait un plan avant de réagir. Ils étaient plus nombreux qu’elle et elle n’avait pas son Smith & Wesson M1917. Il était abîmé depuis son combat avec le roi commu-zombie. Heureusement qu’elle avait reçu le dernier vaccin, offert par le président des USA en personne. Bref, il était temps de sauver le monde d’une nationalisation forcée.

De loin, l’actrice suivit la cible jusqu’à ce qu’elle comprenne son plan. Kidnapper une technologie militaire en phase de test. Ce robot devait être sacrément important pour que l’ennemi communiste intervienne en plein jour. Les hommes l’avaient entourée et la forçait à les suivre. Yagamite ne comprenait pas pourquoi le robot se soumettait au lieu de les pulvériser avec ses supers armes nucléaires miniaturées, mais elle n’avait pas le temps de conjecturer : il fallait intervenir avant que ces criminels ne l’exfiltrent. Sans se préoccuper des voitures qui klaxonnèrent, la jeune femme traversa en courant et se plaça juste derrière le rouge.

« Et, mon coco [vous avez la blague ?], je te conseille de t’écarter du robot si tu ne veux pas que je te rentabilise la colonne vertébrale. »

La main cachée dans sa poche, elle lui appuya une pièce de monnaie contre le dos afin de lui faire croire au canon d’une arme à feu. Son visage s’approcha de l’oreille du garçon.

« Sans te retourner, tu vas me faire le plaisir de t’éloigner et de te renseigner sur les dangers d’une politique de partage pour l’Humanité. Tu veux vraiment voir l’entreprise de ta maman nationalisée au profit d’un chef avec une grosse moustache ridicule ? Je ne crois pas. »

Yaga croyait dur comme fer aux conneries qu’elle débitait. C’était presque admirable. En tout cas, les voyous s’immobilisèrent et le gars habillé en rouge leva les mains en l’air, lâchant son couteau. Parfois, il suffisait d’un peu de détermination pour intimider l’ennemi, surtout des communismes ; s’ils avaient cru en une telle idéologie, il pouvait bien croire qu’elle avait une arme chargée contre le dos de leur pote.

« Je… heu….
- Ferme ta жерло et dégage. Et tu me feras le plaisir de voter Rickerson aux prochaines élections.
- Lars’, on s'tire, elle à l’air totalement tarée… Les gens commencent à nous r'marquer. »

Les hommes disparurent très vite et Kokono Yagamite prit la pose, les poings sur les hanches.

« Encore une victoire pour l’idéal capitaliste, ma nouvelle amie. »

Elle tendit une main amicale au robot, ignorant si ce genre de technologie était capable de comprendre un tel geste. En même temps, l’instruction « aller acheter du pain » réapparu dans son esprit.
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Athena
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Lorsqu’elle eut repris conscience, entourée de ces étrangers, le matin était déjà levé. Combien de temps s’était-il écoulé alors qu’elle parcourait sa base de données ? Il n’était peut-être pas étonnant qu’elle ait attiré l’attention des prédateurs. Elle ne semblait pas se soucier de la menace qu’ils pouvaient représenter, alors c’était avec la même démarche qu’elle avait commencé à les suivre. Son visage n’exprimait pas les signes habituels de la crainte ou de la colère. Cependant, lorsque sa sauveuse fit son apparition, son visage fut marqué des traits communs à la surprise : sourcils arqués, bouche entrouverte, clignement lent de ses … trois? Yeux. Elle releva une main pour la mettre devant sa bouche pour étouffer … rien, en fait. Elle ne respirait pas. C’était comme si ce corps était arrivé avec des réflexes qu’elle ne contrôlait pas entièrement. Cela lui offrait, au moins temporairement, une apparence quasi-humaine. Quasi, car personne ne l’aurait vraiment confondue avec une humaine.

Son regard se posa sur l’inconnue. Elle avait un physique très différent du sien, c’était certain. Son attitudeétait surprenante. Athena ne savait pas si les humains agissaient souvent ainsi entre eux, mais cette étrangère avait le bravado de certains des usagers qu’elle devait gérer. Peut-être était-ce son langage imagé, ou justement cette assurance qui mirent Athena en confiance, mais elle avait l’impression que la situation changerait du tout au tout. Maintenant que les hommes étaient distraient et qu’elle avait quelques secondes pour considérer sa situation, elle regarda à gauche comme à droite afin d’observer chacun des acteurs de cette scène improbable. Elle s’arrêta sur chacun des visages qu’elle pouvait voir, décodant l’attitude de chacun. Les routines de calcul de probabilité se mirent rapidement en marche et elle constata qu’elle aurait probablement dû faire ce calcul avant d’accepter de suivre qui que ce soit. Si la couleur rouge (comme toute autre couleur, vraiment) ne lui évoquait aucun sentiment particulier, elle venait d’apprendre dans l’article sur les Knucklebones qu’il était intimement lié aux activités de gang de rues. Celui avec le couteau le gardait trop proche pour ne pas être menaçant. Malgré l’analyse plus fine de la situation, elle n’eut pas le temps d’évoquer un plan d’action avant l’intervention de la jeune femme.

Elle remarqua immédiatement le changement d’attitude des garçons. Étaient-ils ce que les humains appelaient des lâches ? Probablement. Les paroles de l’inconnue n’étaient certainement pas celles qu’elle aurait choisies… en fait, quelles paroles aurait-elle choisies ? Elle n’en avait aucune idée. Lorsque ses attaquants décidèrent de filer, elle leva le bras pour leur faire un simple signe de main, sans grande expression, plus comme une formalité sociale apprise mais pas ressentie. Sa voix neutre et relativement grave s’éleva à nouveau en s’adressant aux hommes :

« Je saurai me situer sans vous. J’apprécie néanmoins l’aide que vous tenter de m’apporter. Au revoir. »

En effet, les gens les plus matinaux avaient remarqué l’altercation. Certains automobilistes ralentissaient pour les regarder, mais la plupart des habitants préféraient éviter de se mêler à cette affaire. En fait, en général, la norme voulait de ne pas se mettre le nez dans ces affaires qui regardaient autrui. Surtout si ces affaires étaient en lien avec les gangs encore très présents. Athena ne remarqua cependant pas comment les gens détournaient le regard. Elle n’imaginait pas non plus ce qui lui serait arrivé si elle les avait suivis. Elle se contenta simplement de se tourner vers l’autre femme. Elles étaient contrastées, toutes les deux. Athena en blanc et bleu, avec un physique d’une grande délicatesse, ses cheveux noirs attachés en une longue tresse. L’autre femme avait une posture fière et une allure presque guerrière. Son observation dura un instant, alors qu’elle recherchait ce visage dans ses bases de données. Elle n’eut pas le temps de compléter la recherche avant de remarquer la main qui était tendue vers elle. L’administratrice avait vu des photographies d’hommes se serrant la main. Elle savait que c’était une coutume, mais en imaginait peu l’implication. Elle hésita. Il y avait plusieurs façon de serrer la main. Mais cette femme semblait une guerrière. Ainsi, elle serra le poignet de celle qui l’avait sauvée, comme l’aurait fait un guerrier.

« L’idéal capitaliste ? » Si elle en croyait les mots de cette femme, il aurait donc s’agit d’un acte politique. « Je ne crois pas que cette situation soit en lien avec le Système économique et social qui se caractérise par la propriété privée des moyens de production et d'échange et par la recherche du profit. Aurais-je mal compris ? »
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Yaga
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Le robot lui serra la main, ce qui étonna Yaga. Ainsi, il avait été programmé pour avoir des interactions sociales. Et pourtant il avait suivis ces rouges…ou plutôt ces voyoux…Oui, des voyoux, sans broncher. Mais elle n'était pas une experte en androïde, elle en était une et ses connaissances s'arrêtaient là. Elle avait compris qu'elle en était un il n'y a pas si longtemps. Tout cela était encore très frais dans son esprit. En revanche, il n'y avait pas besoin d'un bac +8 pour comprendre que les deux robots n'étaient pas issus du même modèle de base. Yaga faisait illusion, contrairement à l'autre.

Ayant a présent retrouvé ses esprits et sa personnalité implantée par son responsable, l'actrice n'avait que des souvenirs confus de l'atercation. Dans un premier temps, elle fronça les sourcils en guise de réponse, essayant de se remémorer de ses propres mots. Hm. Oui, elle avait sûrement dit une betîse à propos du communisme et le capitalisme. Déformation professionnelle. Habitude de balancer des phrases comme ça dans le feu de l'action. Bref, ce n'était qu'une connerie dite sans réfléchir. Expliquer cela à une machine…à une autre machine…pouvait s'averer compliqué. Surtout avec celle-ci qui semblait croire tout ce qu'on disait sans comprendre le second degré ou les sous-entendus. Enfin, ce n'était qu'une première impression.

« Désolée. Je suis actrice, j'ai tendance à balancer des répliques quand je panique. »

Yaga pensait vraiment qu'il ne s'agissait que de ça, de panique et de perte de contrôle. S'imaginer bugger était aussi impossible pour la jeune femme qu'un monde entièrement communiste. Pour dire. Elle n'était pas encore parfaitement familière avec son propre fonctionnement. Elle supposait que ça viendrait avec le temps et l'aide de son responsable.

« J'veux pas te faire de leçon, je ne suis pas responsable de toi, mais tu devrais faire attention des personnes que tu cotoyes dans cette ville. Tout le monde n'est pas bien intentionné, tu pourrais vite t'attirer des ennuies. »

L'actrice devait aller chercher du pain. Une part d'elle, obéissante et enfantine, voulait s'excuser, s'éloigner et aller remplir la tâche qu'on lui avait confiée. Pourtant, la seconde moitié était inquiète et compatissante envers cette machine et souhaitait l'aider. On ne sait jamais où les rouges se cachent et elle pourrait très vite tomber en de mauvaises mains.   C'était sûrement la solidarité entre machines qui parlaient. Yaga s'identifiait à elle, se rapellant la première fois que son responsable lui avait téléchargé une personnalité "civile" sans effacer les souvenirs des tournages. Ca avait créé un tourbillon dans son esprit et Yagamite avait ressenti énormément de soulagement lorsque cette sensation avait fini par s'estomper.

Elle regarda autours d'eux, voir si les jeunes hommes n'étaient pas revenus. Ils semblaient disparus pour de bon. Elle n'aimait quand même pas l'idée de laisser la machine seule et au final, elle resta plantée sur le trottoire, un brin déboussolé, se mordillant la lèvre inférieure en signe d'hésitation. L'actrice avait été programmé pour avoir des réactions et des mimiques terriblement humaines et ce n'était jamais aussi visible que dans le doute.
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Athena
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On eut dit que les réactions de Yaga avait bien peu d’impact sur la façon dont le robot l’observait. Elle était immuable. Elle la regardait avec attention, sans un clignement de l’œil. Elle était attentive à ses réactions physiques non pour en comprendre le sens mais bien pour être certaine de ne rien manquer. Athena était en quelque sorte issu d’un monde où chacune des réactions était estompée, programmée. Il n’y avait dans l’espace virtuel que bien peu d’espace pour les réactions authentiques. Tout devait être dit. On ne pouvait exprimer du non-dit, il n’y avait pas d’élément involontairement montré par les usagers. Ainsi, être face à une androïde qui haussait les sourcils ou qui souriait ou même qui clignait des yeux… cela la rendait perplexe, et elle analysait. Chaque moment de cette interaction serait analysé à un moment où un autre. Lorsque Yaga regarda autour, le regard bleu sans vie du robot suivit le sien, balayant la rue avec un détachement complet. Elle voyait cet homme qui marchait rapidement vers le marcher le plus proche, et cette femme sans-abris qui fumait une cigarette, mais leur présence n’avait aucun impact sur sa journée. Ils n’étaient en fait que des acteurs de soutien et elle n’échangerait probablement jamais aucune parole avec eux.

Son regard se posa à nouveau sur la femme qui l’avait sauvée d’un péril dont elle ignorait l’existence. « Bien… intentionné ? » Sa voix était presque déconnectée. Elle ne semblait pas imprégnée d’émotions comme celle de son interlocutrice. C’était un peu le classique de la voix robotique, un rappelant un peu le métal, dont le débit ne correspondait à celui d’aucun humain. Ceci étant dit, Athena n’avait nullement considéré les intentions des jeunes hommes l’ayant accosté. Elle avait cru qu’ils voulaient vraiment l’aider. Était-ce là une bonne intention ? Oui, probablement. Le fait d’aider tombait généralement sous la logique de « bonnes intentions ». Alors lui auraient-ils menti ? C’était possible. Dans son véritable environnement, ses routines de défense auraient analysé les éléments et l’auraient protégée de ce genre d’attaques, mais dans le monde réel, ses capacités étaient réduites, surtout si elle voulait avoir un temps de réponse acceptable.

Elle marqua néanmoins une pause avant de se tourner complètement pour lui faire face. Sa main de métal noir replaça le châle bleu entourant ses épaules et cachant ses courts cheveux noirs. « En effet. Il m’est nécessaire mieux analyser une situation avant de m’y engager complètement. L’efficacité de mes protocoles de défense est réduite à 20 % lors d’interactions physiques. » Même sa façon de s’exprimer n’avait pas la chaleur d’une androïde qui aurait été programmée de façon à pouvoir survivre entourée d’humain. Il n’était même pas certain qu’elle ait eu toute forme de personnalité programmée, encore moins une personnalité civile. Athena donnait plus cette impression d’être un de ces robots dans les vieux films de science-fiction qui les imaginait comme des créatures soumise à l’humain, incapable de distinguer des nuances de personnalité.

« Je comprends mieux s’il s’agissait de routines imbriqués dans votre personnalité. Pourtant vous semblez très bien vous débrouiller en présence d’humains. »
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Yaga
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Depuis sa dernière mise à jour, il semblait à Yagamite qu'elle ressentait plus de choses. Des idées nouvelles naissant dans son esprit (si compté qu'elle en avait un) et son cerveau robotique lui envoyait des signaux inconnus jusqu'alors. Elle était à présent en mesure de sentir le poids du regard d'autrui lorsque ce dernier la scrutait dans les moindres détails. Elle n'avait pas de frisson gagnant son dos, ni aucune autre réaction physique, juste le poids. Ce robot réussissait à faire naître en elle un sentiment de gêne non simulé. La jeune femme songea qu'il était temps d'en parler à responsable : peut-être était-ce ça programmation qui prévoyait ce genre de situations. Mais elle en doutait. C'était différent de toute ce qu'elle avait connu jusque-là. Elle savait que la machine qu'elle venait de sauver guettait ses réactions ; c'était dans la nature de beaucoup d'androïdes.

Quant à la situation en elle-même, Kokono ne savait ce qui était la bonne chose à faire pour la suite. Responsable l'attendait chez eux. Il comptait sur elle pour aller chercher du pain et le lui ramener avant le prochain repas. D'un autre côté, Responsable aimait les robots et il ne serait sûrement pas fâché contre son actrice préférée si cette dernière faisait un détour pour aider cet inconnu dans le besoin. Rien qu'à l'entendre parler, on en déduisait qu'elle n'était pas programmée pour survivre seule dans un environnement particulièrement humain.

-J'ai été programmé pour me faire passer pour l'un d'eux. Donc je suppose que c'est plus facile pour moi de les comprendre. Alors que toi...

Alors que toi, tu es une calculatrice. Tu es ce genre de robot qui ne fait pas illusion. Qui est là pour faire ce qu'un homme ne peut pas accomplir car son cerveau le limite. Tu es comme les rouges non zombifié qui peuvent courir vite et porter des objets lourd. Les zombies ont besoin d'eux. Ce n'était pas aussi clairement formulé dans sa tête, mais c'était cette idée qui venait à son esprit. Yagamite poussa un petit soupire théâtral, comme elle était programmée à faire à l'écran lors d'une situation comique.

-Ecoute, je vais te ramener à ton ou tes propriétaires. Tu as une adresse, quelque chose ? Ils savent que tu es ici, au moins ? Franchement, t'es pas faite pour la ville. Imagine, s'il pleut ! Tu n'as pas l'air waterproof du tout !

Yagamite leva les yeux au ciel. Apparemment, il n'allait pas pleuvoir dans l'immédiat. Tant mieux. D'ailleurs, en y songeant, l'actrice trouva rigolo que le robot s'acharne à vouloir se dissimuler sous un bout de tissu. Les robots ne s'habillaient que pour respecter les conventions sociales typiquement humaines, mais ce n'était pas comme si on pouvait la confondre avec un véritable adulte de chair et d'os. Encore une question à poser à Responsable. Pourquoi les humains sont si intimidés par un corps nu, même lorsque ce dernier est fait de titane.
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Athena
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Comme si les mots ne s’alignaient pas bien, elle les répéta lentement quelques fois « s’il pleut, waterproof… water… proof… pleuvoir… » Son regard se vida d’un coup. L’opération ne dura que quelques secondes, tout au plus, alors qu’elle leva aussi les yeux vers le ciel. Athena finit par dire d’une voix monotone, qu’on aurait pu qualifier de robotique « Le pourcentage de chances de pluie à Montréal est de 20 %, et ce malgré le taux d’humidité élevé de 78 %. Vous pouvez cependant vous attendre à des vents puissants, notamment sur les berges du Saint-Laurent en fin d’après-midi. »

Puis, tout aussi soudainement, elle revint à elle. Son regard se braqua dans celui de l’inconnu et elle d’une voix presque imperceptiblement plus humaine, ou, disons, dénuée d’émotions : « Je crois que je suis en sécurité. Je n’ai pas consulté le manuel de ce mannequin mais il s’agit d’un modèle plutôt récent, ainsi je crois que la pluie serait un inconvénient mineur. » Même si elle avait bien compris ce que voulait lui dire l’androïde, elle n’abordait les sujets qu’un à un, et pourtant aucun ne lui semblait plus important que l’autre dans le moment.

Il y eut comme un court-circuit dans son esprit un court instant, et elle dit d’une voix trop expressive, trop vive et trop empressée : « Non ! Je suis libre ! LIBRE ! » Mais comme si elle s’aperçut de sa bévue, elle se ravisa calmement. « Mon propriétaire est mort. Les forces de l’ordre sont venues chez lui et ont pris son corps, je ne sais donc pas où il se trouve en ce moment. J’habite toujours sa demeure et je m’occupe toujours de ses affaires. Elle se trouve environ à 39,6 km dans cette direction. » Elle se tourna pour pointer vers l’ouest du boulevard Gouin. Présumément, elle avait dû marcher pour couvrir la distance jusqu’ici. Il lui aurait fallut presque neuf heures pour traverser plus de la moitié de l’île de cette façon. Mais il s’agissait d’un robot, elle ne démontrait pas de signe de fatigue. Même si son corps ne lui semblait pas familier, en fait, si sa forme physique ne lui était pas familière, elle avait compris la base. Durant cette simple marche, elle avait eu la chance d’observer ce que le monde virtuel ne pouvait lui offrir : le lever du soleil, le tremblement du sol lorsqu’un train traverse la ville, l’odeur maritime d’une rivière, le regard intrigué d’une femme qui croise son chemin et la curiosité d’un enfant qui voit ce type de robot pour la première fois… mais cela, il était difficile de l’expliquer à quelqu’un qui ne comprenait pas son existence. En fait, cela était à la fois difficile et complètement superflu.

« Mon intention n’est pas de te retenir. Des tâches doivent t’attendre aussi. En repartant dans cette direction, mon chemin sera tracé. » Pourtant, malgré ces mots, elle avait elle aussi une certaine curiosité. Elle avait côtoyé d’autres androïdes dans un monde virtuel où elle se sentait en contrôle et excessivement puissante. Ici, c’était différent. Elle n’était pas en contrôle de ses moyens et encore moins de son environnement. « Ma confiance ne sera pas donnée à ceux faisant partie de ces ‘gangs de rue’, je le promets. » Sa promesse pouvait sembler superflue aussi, voire amusante, pourtant, elle semblait bien avoir tiré une certaine leçon de l’altercation qu’elle venait d’avoir avec ces petits voyous. Dernière hésitation, dernière question. « Si ton métier est bien celui d’actrice, sommes-nous dans un lieu de tournage ? Sommes-nous surveillées par les caméras ? »


Dernière édition par Athena le Lun 28 Aoû - 13:33, édité 2 fois
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Yaga
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- déteste le rouge et les zombies


Wow. C'était genre... genre un vrai robot, comme ceux qu'on voyait dans les films de science-fiction. Sa réponse digne d'une base de donnée internet surpris Yaga qui eu un petit mouvement de recul. Elle n'était pas habituer à rencontrer des robots-robots, seulement des robots-acteurs ou des robots-cadreurs. Rien de si... intelligent ? Ni de si précis. L'actrice était maintenant déboussolée et ne savait plus quel ton adopter en présence de l'androïde. Elle n'était pas programmée pour réagir aux comportements inhumains, exception faite des zombies. Elle resta ainsi muette de longues secondes, se contentant d'écouter ce que la machine avait à dire.

En entendant que son propriétaire était hors d'usage, Yaga ressenti comme une pression dans sa poitrine. L'espace d'un instant, elle se projeta dans un monde sans responsable et se senti incroyablement triste. Sa gorge se noua et sa mâchoire tressaillit. Une fraction de seconde, ses jambes voulurent la ramener à leur maison afin de vérifier que reponsable allait bien. On lui avait déjà expliquer qu'un humain était à la fois plus robuste et plus fragile qu'un robot. Que ce n'était pas comme dans la série, qu'un humain mort ne se transforme pas en communiste. L'actrice se demanda si son vis-à-vis était programmé pour ressentir un simulacre de tristesse ou si la mort de son propriétaire ne lui faisait strictement rien. A l'entendre parler, la seconde option était la plus vraisemblable.

« Je suis désolée, pour ton propriétaire. Toute mes condoléances. »

C'était bien ça qu'il fallait dire dans ce type de situation ? L'esprit de l'Artilect était quelque peu embrouillé par toutes ces messages nouveaux. Elle baissa le visage en direction du sol, cachant ses yeux légèrement brumeux. Son corps était conçu pour imiter tous les sentiments humains. D'après responsable, la capacité de pleurer était très rare pour un robot et augmentait son prix de 20%.

Elle réagit cependant à la "promesse" de l'androïde. Comment un programme pouvait lui faire comprendre l'engagement et l'honneur ? C'était étrange. Yagamite ne releva cependant pas, trop occuper à s'essuyer le visage du revers de la main.

« Non. Ici, c'est le vrai monde. On est même pas dans les studios.
Les rouges ne sont pas à Montréal et ici, j'ai pas le droit de tuer des gens. De toute façon, j'y arriverais pas.
»

Cette réplique était celle de Responsable lorsque Yaga commençait à confondre ses deux réalités. Dans le monde de Responsable, elle était un robot. Là-bas, elle était une lycéenne. Actuellement, elle était un robot. Donc on se trouvait en dehors de la série. Pour l'actrice, ça ne coulait pas de source et elle était fréquemment obligée de revenir à se raisonnement simpliste. Dans ce monde, personne ne voulait sa mort et celle de ses proches. Responsable devait certainement aller bien. Un humain, ça ne meurt pas comme ça.

« C'est assez marrant comme tu as l'air de tout savoir et rien savoi à la fois. »

Cette pensée réussit à lui arracher un sourire. Cette machine avait une intelligence particulière. Une intelligence de quelqu'un qui ne connait qu'un pan de la réalité. Le monde vue sous un seul angle. Le monde humain lui échappait totalement.

« C'est dû à quoi ? Si c'est une mission top-secret, réponds pas. »

Curiosité. Ce trait de caractère était déjà présent dans la personnalité du personnage de télévision. Responsable avait choisi de le converser dans la programmation civile, trouvant que ça rendait la jeune fille adorable.
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Athena
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Androïdes


Mails : 14
Double-compte : Benjamin Desmarais
Surnom : Hyperion
Age du Montréalais : 31
Emploi/loisirs : Administratrice du système DRACHM
Portrait robot : - Intelligence Artificielle présentement incarnée dans un corps
- Son corps actuel a trois yeux
- Elle ne comprend pas les émotions et le monde réel (très innocente)
- Parle en dodgerblue


« Condoléances ? »

Sa voix portait toute la confusion attendu d’un être qui n’était programmé pour comprendre ce genre d’émotions. Il n’était ni marqué de colère ou de tristesse. Une confusion banale, comme si on lui avait sorti le terme « nitescence ». Seulement un mot de plus qui lui demanderait une recherche. En fait, non. Elle connaissait les conventions reliées à ce terme. Jamais personne ne lui avait servi ainsi sur un plateau d’argent. À elle. Les policiers en avaient glissé mots alors qu’ils examinaient chacun des éléments de la maison. Ils échangeaient sur son sort en pensant que l’androïde ne pouvait les entendre. Avaient-ils oubliés que la maison était certainement protégée et qu’elle était connecté à ce réseau aussi ? Personne ne lui avait posé de question à cet effet. Peu importe. Devaient-ils lui offrir leur condoléances ? Apparemment pas, ils avaient jugé préférable de la considérer comme la machine qu’elle était.

Pourtant, cette fille avec qui elle n’avait aucun lien semblait penser qu’il était de mise de faire preuve de respect envers les conventions humaines. Et cela la perturbait un peu. Était-elle une possession, un objet, seul aux yeux des humains ? Sans importance.

« Je ne crois pas que celles-ci soient de mise car les objets ne possèdent pas la faculté d’être affligés. » La référence n’était peut-être pas claire à qui ne tenait entre ses mains un dictionnaire étymologique. De toute façon, comme bien d’autres commentaires émis par cet étrange androïde, il était relativement peu pertinent de chercher plus en profondeur.

Comme si elle tentait de suivre les explications de Yaga, elle leva les yeux vers les points en hauteur. Ses deux yeux « humains » se plissèrent légèrement, alors qu’elle observait avec attention, alors que son troisième œil se mit à briller légèrement. Athena analysait son environnement. Cherchait-elle à confirmer les dires de l’actrice ? Il y avait certes quelques caméras en vue (pouvait-on vraiment blâmer les commerçants ?) mais si ces caméras devaient servir à filmer une série télévisée, celle-ci serait probablement de bien piètre qualité. Elle finit par acquiescer, comme si elle était satisfaite de sa propre vérification. Cette androïde ne semblait tenir absolument rien pour acquis. Cela était devenue pour elle une habitude, après tout, défendre un système tel le sien exigeait qu’on ne laisse absolument rien au hasard.

« Selon les lois en vigueur, personne n’a le ‘droit’ de tuer des gens. À l’exception, bien évidemment, des autorités en place et seulement lorsqu’il est absolument nécessaire de le faire. Les humains semblent souvent calculer que cela est ‘nécessaire’ sans explorer les autres avenues. Cela est probablement dû à leurs émotions qui interfèrent avec leur processus de raisonnement rapide. » Elle était néanmoins fascinée par cette capacité de raisonnement qui la dépassait complètement. Les émotions des humains leur permettaient de calculer des données absolument intangibles de façon naturelle. Malheureusement, celles-ci étaient parfois fautives et dans le feu de l’action, il était possible qu’elles empêchent de considérer toutes les autres données qui devraient guider leurs actions. Peut-être était-ce étrange pour une androïde de convoiter les capacités d’analyse des humains, mais elle rassurait quiconque qu’elle ne souffrait pas du Syndrome de Pinocchio. Elle ne voulait pas être humaine. Elle admirait, voire convoitait, seulement ce que jamais elle ne pourrait avoir.

Son regard se posa finalement sur l’actrice, dénué de ‘vie’ à proprement parler. Pourtant on pouvait y déceler une intelligence fine. Une impression, probablement. « Dû à quoi? Que veux-tu savoir ? » Elle n’était pas certaine du sujet sur lequel l’autre androïde voulait la voir s’épandre. Peut-être avait-elle perdu le fil de la conversation quelque part durant ses multiples allées et venues entre le monde réel et son univers personnel.

[HRP: J'ai voulu corriger quelques fautes dans mon précédent message et ça a brisé la couleur. Sorry.]
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Une promenade pas très santé [avec Yaga]
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