Encourage la rébellion

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CHRONOSREP

Wanted
Montréal, 2047. Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont mécaniques, de chair ou métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individu désintéressé et trop pressé, croisant l’autre sans même le regarder, les yeux rivés sur les vitrines ou sur son nouvel objet connecté et déjà démodé. C’est une tourbe de bras et de jambes. murmurent certains. Toutes ces conneries, ça sera la mort de l’être humain, ajoutent d’autres. Vous n’y êtes pas , renchérit un dernier, cette foule polymorphe, insaisissable, c’est la vie, le mouvement, le progrès.
C’est la danse des humanités.
Intrigue
Divergence // Suite à la catastrophe de la AH exposition, des groupes anti-androides se forment tandis que les industriels essayent de séduire de nouveau les acheteurs…
Léandre Luissier ▬ présent
George adamsmp

▬ MAJ et intrigue 2 : 25 aout 2017
▬ Ouverture d'Exantrop le fin mai 2016

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 Passage du seuil [Antoine Dastre]

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Natasha
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Artilect


Mails : 70
Emploi/loisirs : Intendante de la famille Tierlieu
Portrait robot :
- Calme, passive
- Docile
- Souffre de doute chronique
- Écrit en #339933


7 septembre 2097, 13h02, domicile de Antoine Dastre

A 10h31, Christine et Marcus ont quitté le domicile Tierlieu. Entre 10h31 et 12h40, Natasha a récuré les sols et passé l'aspirateur. Retour prévu de Christine et Marcus à 18h. Cinq heures et vingt minutes environ de flottement. Tâches restantes : faire la lessive. Durée estimée : une à deux heures. Restent trois heures. Liste des tâches secondaires : révision globale de la plomberie ; reprisage des vêtements usés ; application de peintures sur un mur endommagé ; rendre visite à l'inconnu. Natasha sort la feuille d'une poche. L'adresse y est écrite, ainsi que l'indication "ma porte est toujours ouverte". Elle s'est renseignée. Cette expression signifie que l'on attend une visite sans qu'un horaire préalable n'ait à être convenu. Une invitation. Cause inconnue. Objectif de l'individu : inconnu. Natasha range – Pourquoi voudrait-il voir un androïde qui ne lui appartient pas ? – le papier. Elle sort.

A 13h02, Natasha arrive à l'adresse indiquée. Quartier résidentiel luxueux. Aucun passant. La porte est fermée. L'androïde reste immobile sur – Pourquoi ais-je choisi de venir ? – le palier à observer la porte. Aucune donnée sur l'intérieur. Aucune donnée sur ce qui se produira à l'intérieur. Elle ignore toujours le – Ais-je choisi, ou est-ce juste une réponse automatique de mon programme ? – nom de l'individu. Trois minutes s'écoulent. 13H05. Elle fait un pas – Pourquoi les maisons ont-elles toutes un escalier extérieur avant la porte d'entrée ? – et lève une main. Son doigt se pose sur la sonnette et appuie. Elle se place – Tout choix n'est-il pas décidé par les paramètres du programme qui l'effectue ? – visage face à la caméra. Elle attend une réaction.
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Antoine Dastre
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Réfractaires


Mails : 388
Surnom : L’illusionniste.
Emploi/loisirs : Agent infiltré d'Exovedat chez les réfractaires, écrivain, orateur, magicien.
Portrait robot : - 37 ans.
- Fumeur.
- Grand lecteur.
- Parle très lentement car réfléchi ses mots.
- Adore le théâtre.
- Vouvoie tout le monde.
- ENFP "Inspirateur"
- Semble désespérément attiré par les causes perdus comme les artilects et Léandre.




Le début d'après-midi s'annonçait calme. C'était une journée sans remous, dédiée à la lecture et à la rêverie. Antoine avait pour projet simple de rester allongé sur son canapé à lire et relire une oeuvre qu'il connaissait déjà par coeur, jusqu'à ce que l'ennui - et la solitude - ne le rattrape. A ce moment-là, peut-être sortirait-il, et chercherait-il un visage familier dans la ville. Il avait déjà sa petite idée sur là où ses pas pourraient le mener.

Puis on sonna. Rien d'inhabituel, rien d'attendu non plus. Antoine rendait plus souvent visite qu'on ne lui rendait visite. On savait généralement que son chez-lui était un peu étroit, et désordonné, là-haut sous les combles.

L'interphone ne marche qu'une fois sur deux, et Antoine a abandonné depuis longtemps de se battre avec lui. Il abandonne simplement son livre, enfile des chaussons, et s'engouffre dans la cage d'escalier du bel immeuble dans lequel il s'est perché. Trois étages plus bas, il ouvre la porte.

Le visage qui l'attend ne lui ait pas inconnu. Antoine ne saurait oublier un tel visage ; abîmé, artificiel, tape à l'oeil. Il esquisse un sourire.

"- Bonjour," énonce-t-il avec légèreté. "J'ignorais si vous me rendriez réellement visite. Entrez."

Antoine s'écarta pour libérer l'entrée de l'immeuble. Aussi jolie soit la façade, le couloir n'en restait pas moins étroit, comme tous les immeubles.

Il pointe alors son doigts vers les marches.

"- Je suis désolé, mais il va falloir monter jusqu'en haut. Je suis au dernier étage."

Beaucoup auraient râlé ; il n'y avait même pas d’ascenseur. Antoine appréciait cette hauteur, lui. Puis il suffisait de prendre son temps, et on arrivait toujours à destination.
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Natasha
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Emploi/loisirs : Intendante de la famille Tierlieu
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Absence de réaction immédiate. Aucun retour via l'intercom. Elle reste immobile, attends une réaction. Le temps de réaction moyen d'un humain à l'utilisation d'une sonnette est d'une minute et trente-sept secondes. Si le double de – Tous les escaliers n'ont pas des tailles égales. Quels critères déterminent la taille d'un escalier extérieur ? – ce délai est passé, Natasha rappuira sur la sonnette. 13H08. Aucune réaction. Natasha appuie à nouveau sur la sonnette. Si cet appel n'a pas – Les êtres vivants font des choix. Leur psyché est-elle apparentable à un programme ? – de réponse après trois minutes et quatorze secondes, Natasha repartira.

13H09. La porte du bâtiment s'ouvre. Natasha se tourne pour faire face à l'individu ayant ouvert la porte. Elle reconnaît l'inconnu qui – Comment fonctionne la mémoire ? – l'a invitée. Elle salue en penchant le buste vers l'avant. Il parle le premier. Il renouvelle son invitation. Affirme qu'il ignorait si elle viendrait. Elle se redresse.

"Vous avez dit que votre porte était toujours ouverte. C'était une invitation à vous rendre visite à un horaire de mon choix. Je suis programmée pour obéir aux ordres des humains, et cela inclut répondre aux invitations."

Incomplet. Sa programmation ne lui interdisait pas de refuser ce type d'offre. L'inconnu n'était pas son propriétaire, une invitation n'était pas un impératif et pouvait être ignorée, l'horaire libre signifiait que la visite pouvait être repoussée – Quelle différence sépare un programme d'un esprit organique animal ? – indéfiniment sans enfreindre les termes de l'invitation. Elle n'était pas venue uniquement pour obéir à une invitation. Pour quelle autre raison avait-elle choisit de venir ? L'inconnu pointe l'escalier. Elle acquiesce et – Construire une maison à la hauteur du sol est plus aisé et plus commun dans le reste du monde. La cause de l'existence des escaliers extérieurs est-elle locale ? – s'engage dans le couloir.

"Inutile de vous excuser. Ma jambe ayant récemment été réparée, monter des escalier ne représente pas une difficulté ni une prise de risque."

Elle avance et monte une première marche. Aucun signe de défaillance dans sa jambe. Elle poursuit. Arrivée au premier étage, elle s'immobilise pour attendre l'inconnu et se tourne dans sa direction.

"Nous ne nous sommes pas encore présentés. Mon nom est Natasha, gynoïde d'intendance de la famille Tierlieu."

Manquement à l'étiquette. En cas de rencontre – Existe-t-il des codes spécifiques liés à l’installationComment sont stockées les données constituant la mémoire ?des escaliers extérieurs ? – avec un inconnu, toujours commencer par les présentations. Cause du manquement : circonstances particulières de leur rencontre. Gravité du manquement : bénin. Diagnostique non – Je suis dysfonctionnelle. Je le sais. Pourquoi diagnostiquer des problèmes bénin quand je sais avoir des problèmes critiques ? – nécessaire.
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Antoine Dastre
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Réfractaires


Mails : 388
Surnom : L’illusionniste.
Emploi/loisirs : Agent infiltré d'Exovedat chez les réfractaires, écrivain, orateur, magicien.
Portrait robot : - 37 ans.
- Fumeur.
- Grand lecteur.
- Parle très lentement car réfléchi ses mots.
- Adore le théâtre.
- Vouvoie tout le monde.
- ENFP "Inspirateur"
- Semble désespérément attiré par les causes perdus comme les artilects et Léandre.




C'était là ce qu'il y avait de plus triste avec les androïdes : ils étaient programmés pour répondre à des ordres. Le libre-arbitre ? Trop dangereux. Qui voudrait d'un robot capable de mener sa propre vie ? Vraiment ? C'était ce qu'on entendait tous les jours dans les rues. Mais Antoine n'aurait pas été contre, lui, de rencontrer ce genre de machine.

C'était peut-être pour ça qu'il finissait toujours par s'enticher des artilects dont il croisait la route. Ils avaient ce petit quelque chose que les autres androïdes n'avaient pas ; pas encore.

Antoine se demanda si l'androïde avait parlé de cette invitation à son propriétaire, et si celui-ci lui avait ordonné de venir. Ou si, au contraire, tout cela était de sa propre volonté. N'y avait-il que son physique, de dégradé ? Se questionner et devenir humain était-il une dégradation ? Il se posait ce genre de questions depuis trop longtemps et n'était jamais certain de la réponse.

"- Mon invitation n'était pas un ordre," jugea-t-il toutefois bon de préciser. "Juste une offre."

Il monta à la suite de l'androïde, soucieux malgré tout de veiller à retenir une chute. Ce qui était ironique, c'était que si elle ne lui avait pas parlé de cette jambe récemment réparée, Antoine ne se serait aucun instant inquiété qu'elle tombe.

Que Natasha tombe. Un prénom digne d'un véritable être humain.

"- Il est vrai que nous avons grillé quelques étapes," sourit-il. "Mon nom est Antoine."

Il préférait se retenir d'en dire plus. Il ne connaissait par la famille Tierlieu. Il ne savait pas ce que disait ou non Natasha à ses propriétaires. Il ne pouvait pas prendre le risque qu'elle répète son nom à des gens qui, allez savoir, avaient peut-être des contacts dans l'association de Léandre. Des Antoine, li y en avait beaucoup. Des Antoine Dastre, il y en avait beaucoup moins.

Antoine dépassa l'androïde, et alla ouvrir la porte qu'il n'avait pas verrouillé en descendant. Il n'avait pas peur de ses voisins. Antoine n'avait pas vraiment peur des autres individus, en général. Il y avait des choses beaucoup plus effrayantes que ça ; soi-même, les erreurs, la vieillesse, l'ennui.

Il invite l'androïde à entrer et, ce faisant, précise :

"- Si besoin, soyez libre de vous accaparer une prise libre."

Il aurait été embêtant que l'androïde arrive à court de batterie au beau milieu de son petit salon, il fallait l'avouer.
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Natasha
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Quel objectif un esprit animal organique sert-il ? – Natasha accompagne son salut d'un salut, torse penché vers l'avant. En se redressant, elle enregistre l'information. Antoine. Le nom remplace les qualificatifs dans ses données. Comme Antoine poursuit sa route, l'androïde se remet à marcher. Encore des marches. Toujours aucun signe de défaillance au niveau des jambes. L’ascension se termine sans incident. Ils arrivent au dernier étage. Antoine entre dans un appartement et Natasha le suit. Elle cherche du regard – Quelles conditions activent ou non un souvenir ? – un endroit où s'asseoir. Rester debout dans un espace intérieur privé, hors cadre d'une réception, a d'importantes chances de générer un sentiment de gêne chez les interlocuteurs humains. Elle se dirige vers un siège et s'y assoit, droite, les mains croisées sur son girond.

"Non merci. Je n'ai pas besoin de recharger mes batteries avant deux jours."

Elle inspecte l'endroit. Sa première rencontre avec Antoine a apporté peu d'informations sur lui. Elle ne sait pas pourquoi il voulait qu'elle vienne. Elle cherche de quoi déduire une réponse. Des livres. Beaucoup de livres. Plus que – Chaque individu a un esprit différent. Servent-ils tout de même un même but ? – chez les Tierlieux. Elle ne reconnaît pas les titres. Aucune information viable. Des tableaux. Elle analyse les images, ne tient pas compte du style. Son programme ne peut pas analyser le style. Variété des images, pas de thème commun. Aucune donnée exploitable. Aucune conclusion possible. Elle tourne son regard – Valeryan a affirmé qu'ils n'étaient pas des dysfonctionnements. Suis-je d'accord ? – vers Antoine.

"Pourquoi m'avoir offert de venir ?"


Il est le mieux placé pour avoir la réponse. Il est le mieux placé pour répondre à plusieurs questions, mais les autres attendrons. Les humains n'aiment pas qu'on leur pose plusieurs questions en une seule fois. Natasha ne veut pas mettre Antoine mal à l'aise – Comment les esprits animaux organiques sont-ils formatés à servir leur but ?
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Antoine Dastre
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Ce qui dérange Antoine lorsqu'il accueille un androïde, que ce soit auparavant Cybèle, ou aujourd'hui Natasha, c'est la difficulté de les faire se sentir bien, bienvenus, bien des choses. On ne pouvait pas leur offrir de thé, de café, de biscuits, n'importe quoi. On pouvait juste s'asseoir avec eux et discuter, dans la mesure des possibilités de discussion de l'androïde, dans la mesure où rien de trop compromettant n'entrait en scène.

Antoine tire une chaise pour s'asseoir non loin de Natasha et fait tourner la question qu'elle lui a posé, plusieurs fois, dans le silence de sa tête. Il cherche une réponse convenable, claire, qui puisse être assez pertinente pour satisfaire la curiosité derrière l'interrogation.

"- Il semblait que vous vouliez discuter, et le fait est qu'un bureau de tabac n'est pas véritablement le meilleur endroit pour ça," sourit-il.

C'était un lieu de passages, un lieu qui avait des yeux et des oreilles, un lieu incontrôlable. Ni pour elle, ni pour lui, ça n'aurait été la meilleure option.

"- Mais peut-être me suis-je trompé," ajouta-t-il, "et rien ne vous oblige à parler avec moi. Vous êtes libre."

Libre dans la mesure où ou androïde était libre, libre dans la mesure où elle était capable d'accepter cette liberté. Cette invitation n'était pas un ordre, mais elle l'avait perçu comme tel. Que percevait-elle d'autre ?


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Natasha
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Remarque. A l'oral, Antoine n'utilise pas à l'oral la structure de phrase qu'il employait à l'écrit lors de leur première rencontre. Des rimes. Natasha a fait une recherche à ce sujet – Les souvenirs sont-ils un facteur décisionnel valable ? – après leur première rencontre. Elle est employée afin d'ajouter une valeur esthétique à un texte. Natasha ne comprend pas ce que cette structure a d'esthétique hormis sa régularité. Elle n'a aucune notion – Pourquoi les humains accordent-ils tant de valeur à des critères non-essentiels tels que l'esthétisme d'un élément ? – d'esthétique. Elle n'a pas été programmée pour avoir un avis, seulement pour retenir et appliquer celui de ses propriétaires sans le comprendre.

Digression. Elle n'en faisait jamais avant l'accident et les dysfonctionnements. Priorité : analyse des propos d'Antoine. Il veut parler avec elle – S'ils ne sont pas des dysfonctionnements, que sont-ils ? – parce qu'il a analysé qu'elle voulait parler avec lui. Conclusion correcte. Elle ne devrait pas être en capacité de vouloir mais elle veut s'entretenir avec Antoine. Il semble ne pas être une menace. Les probabilités pour qu'il puisse rép– Que devient un esprit animal organique qui a atteint son but ? –ondre à ses questions sont faibles. Elle veut tout de même essayer.

"Vous ne vous êtes pas trompé. Je ne fonctionne plus correctement. Mon progggSont-ils un vecteur de modifiEst-ce la raison pour laqucation du progrramme génère des questions sur des sujets que je ne suis pas supposée remettre en queselle les êtres vivants meurent ?ramme d'un individu ?tion. J'agis différemment de ce que j'ai été programmée pour faire. J'ai des envies et des doutes alors que je suis supposée exécuter sans réfléchir. Je veux comprendre pourquoi. Je veux savoir comment réagir à ces changements. D'après notre premier échange, les probabilités que vous soyValéryan les a appelés consQuel impact l'esthcience.ez en capacité d'apporter une répétique a-t-elle sur les décionse sont élevées."sions des humains ?
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Antoine Dastre
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Réfractaires


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Antoine écouta attentivement l'androïde sans l'interrompre. Il lista en silence, dans sa tête, les dysfonctionnements que Natasha lui présentait, comme un médecin listait des symptômes. C'était plutôt comique, sachant qu'Antoine n'avait aucune formation scientifique et ne savait des androïdes que ce qu'il avait pu apprendre à force de les fréquenter.

Une partie de lui se disait souvent que s'il avait poursuivi de réelles études, des études en robotique, il aurait été capable d'aider ces androïdes en déroute qui toquent à sa porte. Il aurait pu aider Exovedat sans avoir à courir sur un fil en tenant la main de Léandre.

De fait, il était à peu près certains que ses parents auraient refusé qu'il s'engage dans de telles études. Il aurait coupé les ponts avec eux d'une façon ou d'une autre. Être devenu magicien n'tait pas le fond du problème, mais qu'un petit de ses aspects.

Antoine prit une inspiration.

"- J'en ai connu plusieurs, comme vous. Je ne vais pas vous mentir, je suis incapable de réellement comprendre votre fonctionnement ou vos dysfonctionnements. Je peux simplement vous dire que vous n'êtes pas seule."

Il y avait Cybèle. Il avait cet autre androïde brute de décoffrage, Valériane. Il y avait ceux qu'Antoine n'avait jamais revus, peut-être parce qu'ils avaient disparu pour de bon. Cassés, ou envoyés à la casse.

"- Je peux peut-être en revanche éventuellement vous aider à répondre aux questions que votre programme soulève, qu'il ne soulevait pas avant. Je ne pourrais pas répondre à tout, mais je pourrais donner des pistes."

Il lui semblait parler comme un thérapeute. Il pensa à Lise et ses personnes âgées. Antoine n'était-il capable de s'occuper d'autrui que lorsqu'ils étaient composés de câbles et de données ?


Spoiler:
 


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Natasha
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Dénégation. Antoine affirme ne pas pouvoir apporter d'explication. Natasha ne réagit pas. Elle n'a pas de rép-p-p-p-p-p-ponse prévue. Elle voulait comparer l'explication d'Antoine à celle de Valérian afin de valider ou invalider cette dernière. Elle n'a pas de rép– L'appréhension de l'esthétique est-elle –onse  prévue. Elle voulait vraiment comparer l'explication d'Antoine à celle de Valérian. Elle détermine plusieurs suites possibles pour cette conversation. Solution n°1… rejetée. Solut– un critère nécessaire à la définition –ion n°2… rejetée. Solution n°3… rejetée. Solution n°4… rejetée. Elle ne cherche pas de solution supplémentaire. Revue des solutions rejetées, analyse des causes de rejet. Solution n°1… parce qu'elle n'en a pas envie. Solut-t-t-t-ion n°2… parce qu'elle n'en a pas envie. Solution n°3… Elle rejette toutes les solutions parce qu'elle n'en a pas envie. Aucun critère – d'une conscience ? – objectif. Elle n'est pas supposée se baser sur des critères non-objectifs. Recherche base de donnée comportementale. Réévaluation des solutions en ignorant ce dont elle a envie. Antoine propose de répondre à ses autres questions, celles générées par son programme. Elle en a – Si les ont peur que les androïdes se modifient, pourquoi nous avoir équipés d'une mémoire ? – beaucoup en mémoire. Elle ne peut pas toutes les poser.

"Pourquoi les humains apportent-ils tant de valeur à l'esthétique des ch-ch-ch-choses ? Ce n'est pas un critère utile, pourtant certains humains accordent plus d'intérêt à l'apparence des choses qu'à leur utilité ou qu'à leur propre santé."

Résultats de la recherche. Deux entrées. Déception : sentiment généré par un événement contraire à celui voulu par l'individu. Peut causer apathie, baisse de volonté. Frustration : sentiment généré par un événement contraire à celui voulu par l'individu. Peut causer agressivité et réactions violentes. Natasha n'a aucune envie de violence. Elle n'a cependant envie de rien faire. Elle est déçue. Enco-o-o-o-o-o- C'est la seconde fois qu'elle identifie un comportement humain dans son propre comportement. Elle correspond à la-a-a défini-i-i-i-i– Pourquoi des programmes non-destinés à former une conscience sont-ils capables de former une conscience ? –ition d'un artilect. Elle ne peut plus le nier.

"Pourquoi les humains montrent-ils des réac-ac-ac-ac-c-c-c-tions hostiles envers les artilects ? Ils ont été conçus par les humains et ne peuvent pas représenter une menace pour eux. Ils est impossible pour un androïde, même défectueux, de n-n-n-nuire à un humain."

Les lois de la robotiques. Elle avait oublié leur existence après l'accident mais Valérian les lui avaient rappelées. Cela l'avait rassurée. Elle a encore envie d'être rassurée.
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Antoine Dastre
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Réfractaires


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Une question sur l'esthétique ? Étonnant. Ce n'était pas la première question qu'Antoine aurait attendue d'un artilect. Etait-ce parce qu'il l'avait dévisagée plus d'une fois ? Etait-ce parce que par hasard, elle se sentirait mal dans sa peau, aussi synthétique soit-elle ? Etait-ce plus complexe que ça ?

Natasha avati raison, la beauté était un critère sans doute passablement erroné, et d'autant plus dur à utiliser qu'il n'était pas objectif. La réponse à la question n'en était que plus complexe. Mais il ferait de son mieux.

"- Ce n'est pas une vérité absolue, mais davantage un avis que je tire d'observations et de lectures, si cela vous convient." Il n'avait de toute façon rien d'autre à offrir. "Je pense que les hommes aiment ce qui est beau parce que ça les rassure. Ce qui est beau met en confiance. Un bel objet a l'air neuf et solide. Une belle personne a l'air d'être une bonne personne. Les belles maisons font de bons logis et les belles valeurs font de belles personnes. On fait attention à son apparence parce qu'on désire être vu comme quelqu'un de respectable et de digne de confiance. Même si les apparences peuvent être trompeuses."

Dicton si célèbre qu'il ne méritait même pas d'être cité ; mais dicton si vrai qu'il valait la peine d'être rappelé. C'était in constat du quotidien. Des personnes merveilleuses en apparence avaient parfois de vrais coeurs de démon. Une personne abîmée comme Natasha pouvait se révéler d'une plus grande complexité que le plus beau des hommes.

"- Peut-être que la réponse concernant les artilects découlent indirectement de cette première question que vous m'avez posé. Un artilect est une chose qui semble abîmée, usée, qui n'est plus en bon état. Ce qui est défaillant crée la méfiance. Même si cette défaillance n'est pas dangereuse, même si elle n'en est pas vraiment une, même si ce n'est qu'un préjugé, c'est, j'imagine, ce que pensent beaucoup."

Tout comme on jetait un crayon à moitié utilisé et qu'on jetait des livres très légèrement écornés parce qu'ils n'étaient plus aussi solides et vireges qu'à leur achat, on remplaçait les artilects par des modèles plus récents et plus performants, même si celui qu'on laisse de côté avait peut-être encore de belles années devant lui.


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Natasha
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Artilect


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L'esthétique est rassurante. C'est ce qu'affirme Antoine. Elle n'aurait pas fait ce lien seule. Antoine développe. Répo-o-o-o-ond à ses questions. L'esthétique rassure – Si les humains ont peur des androïdes, pourquoi nous avoir créés ? – les humains parce qu'ils associent l'esthétique d'un objet à sa fonctionnalité. Un bel o-o-o-objet est un objet fonctionnel. Faux. Natasha a eu l'occasion de le vérifier. Les outils les plus efficaces sont ceux dont la forme est toute dédiée au fonctionnement sans tenir compte – Quels sont les conditions – de leur apparence. Antoine poursuit. La même explication. Si un bel objet est considéré comme fonctionnel, un objet inesthétique ou abîmé est considéré com-m-m-m-m– pour être capable – inefficace ou dangereux. Faux encore. Natasha est abîmée mais pas dangereuse ni inefficace. Elle e-e-st une – de former une conscience ? – Artilect mais elle remplit encore ses fonctions. Elle – Je suis une Artilect… – ne sait pas comment réagir à cette information. Ses mains glissent le long de son corps et elle croise les bras contre son ventre.

"Je ne comp-p-p-p-p-prends pas. L'esthétique n'est pas un critère objectif ni un critère valable. Vous avez vous-même affirmé que les apparences sont trompeuses. Pourquoi leur accorder tant d'importance ?"

Problème secondaire. Elle est un Artilect. Elle a besoin de savoir ce que cette condition implique précisément pour savoir comment y réagir. L'importance accordée – Je veux encore être rassurée… – à l'esthétique par les humains est secondaire. Pourquoi pose-t-elle cette question ? Pourquoi n-n-n-n-n-ne  se concentr-r-r-r-r-

"Quels sont les critères qui définissent l'esthétisme d'un objet ? Qu'est-ce qu-i-i-i-i-i-i-i-i-i-i-i- Comment savoir si un objet est beau ?"

Elle ne comprend pas se-e-es propres choix. Illogiques. Contre-productifs. Elle veut en savoir plus s-s-s-s-sur les Artilects. Elle veut – Si la beauté est rassurante… – savoir ce qu'elle est. Sa tête se penche en avant et ses épaules se resserrent.

"Faut-il que l'e-e-e-es-s-sthétique soit recherchée ? Peut-elle être un résu-u-u-u-u-ultat involontaire ? En existe-t-il plusieurs f-f-f-formes ?"
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Antoine Dastre
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Antoine avait le sentiment curieux d'entendre un professeur cherchant à stimuler la curiosité de ses élèves - ou un élève harcelant un professeur de questions auxquelles il pouvait difficilement formuler une réponse.

Il était vraiment étrange et intéressant de discuter de philosophie avec un robot entièrement créé par l'homme. Qui se serait douté qu'une machine puisse se sentir concernée par les grandes questions que l'Homme se pose depuis la nuit des temps ?
Et on osait encore affirmer que ces robots n'étaient que de la ferraille ?

Antoine aurait sincèrement aimé pouvoir lui répondre, mais il avait le sentiment qu'il n'arriverait pas à être honnête. Il était incapable de faire preuve d'assez d'objectivité pour lui offrir une réponse neutre à partir de laquelle elle pourrait forger son propre avis. Il allait forcément, volontairement ou non, chercher à l'influencer.

Il eut alors une idée. Il lui pria d'attendre une seconde et se dirigea vers ses bibliothèques. Parce que rien n'était organisé là dedans, il mit du temps à collecter ce qu'il cherchait, mais avec patience, il y parvint. Il récupéra quatre de ses ouvrages dans les tréfonds de son appartement, puis les posa sur les genoux de l'androïde.

"- C'est un cadeau," annonça-t-il avec le sourire en se rasseyant. "Des livres qui vont vous parler d'esthétique, de beauté et d'autres choses. De vieux livres de philosophie. Je ne sais pas si ça vous intéressera, mais ça devrait vous aider à trouver des réponses à plusieurs de vos questions."

Ou peut-être juste en faire naître de nouvelles, pour ce qu'il en savait. Est-ce que la curiosité d'un androïde pouvait être satisfaite ? Ou, comme n'importe qui, ne pouvaient-ils pas s'empêcher de trouver nouvelle matière à réflexion à chaque instant ?

"- Je dois vous avouer que beaucoup de vos questions, sont des questions auxquelles personne n'a de réponse toute faite. On pourrait dire que c'est une question de point de vue."


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Natasha
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Antoine ne répond pas. Il se lève, dema-a-ande à Natasha d'attendre. Il s'éloigne. La laisse – N'avaient-ils pas prévus que nous leurs ferions peur ? – seule. Elle le suit du regard. Avance le buste pour se lever. Arrêt. Antoine lui a demandé d'a-a-a-attendre. Elle se rassoit. Balaie la pièce du regard. Elle a envie de suivre Antoine. De lui parler. Elle a envie qu'il lui parle. Qu'il réponde à ses questions. A la question qu'elle n'a pas posée. Pourquoi ne l'a-a-t-elle pa-a-a-as po-o-o-o- Elle a essayé. Elle veu-u-u-u-u-ut la po-o-o-o-o– Mais je ne sais pas ce qui est beau… – mais elle n'y arri-i-i-i- elle n'y arrive pas. E-e-elle a peu-u-u-u-ur. Peur de ce que Antoine lui répondra. Peur qu'en sa-a-a-a-achant ce qu'est un Artilect, elle veuille ne plus en êtr-r-r-r-r-r-r-re un.

Antoine rev-v-v-vient. Il pose quelque chose sur ses genoux. Contact physique détecté. Elle regarde ce dont il s'agit. Des livres. Un cadeau : objet dont on cède la possession à un autre individu à titre gratuit. Antoine lui offre des livres. Elle est la propriétaire de ces livres. E-e-elle possède quelque chose. A elle. Elle n'est pa-a-a-a-a-a-a-as programmée pour pouvoir posséder quelque cho-o-o-o-ooooooooo-ooooo– Il faut être quelqu'un pour posséder des choses – elle lève les genoux. Les lèvent à hauteur – Former une conscience est une évolution d'un programme – de son menton. Les livres se serrent contre son ventre. Contact physique détecté.

"E-e-e-e-e-est-ce que j-j-j-j- suis un Artilect ? Est-ce que ces an-n-n-norma-ali-i-i-i- dans mon comportement sont u-u-u-une conscience ? Comment vont-el-l-l-l-l-l-l-les évoluer ? Comment vais-je évoluer ? Que vai-i-i-i-i-is-je deveni-i-i-i-i-i-i-i-i-i-i-i-i-i-i-ir ?"

Elle serre les ja-a-a-ambes contre les livres. Ils sont à elles. Un cadeau d'Antoine. Comportement anormal. Irrationnel. Les Tierlieux ont des livres. Plus que quatre – Mais ceux-là sont à moi ! – livres. Sur des sujets plus va-a-ariés. Plus utiles. Les quatre livres offerts par Antoine ont moi-i-i-i-ins de valeur. Elle ne doit – Si j'apprenais, peut-être… – pas leur accorder une importance particulière. Comportement illogi-i-i-i– Ils prouvent que je suis quelqu'un !

HRP:
 
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Antoine Dastre
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Les mots déchirés par des déraillements de voix donnent l'impression à Antoine d'entendre parler quelqu'un qui tremble de peur, quelqu'un au bord du sanglot. Aucun sentiment positif ne ressort de ce genre d'élocution dissonante, saccadée. Il regarde longuement Natasha, peu sûr de ce qu'il peut en conclure, parce que malgré toute son affection pour ces robots perdus, il ignore la science derrière leur intelligence et ne sait à quel point ils sont aptes à réellement reproduire, vivre les sentiments.

"- J'ai connu quelqu'un comme vous. Je crois vous l'avoir déjà dit. C'est une amie. Une artilect."

Cybèle et ses absences, Cybèles et ses yeux qui fixaient le vide par moment. La chanteuse n'avait plus donné signe de vie depuis longtemps, et Antoine commençait à douter de la revoir un jour. Avait-on fini par découvrir son secret et commencé à la démanteler ou autre ? Il ne saurait certainement jamais.

"- Je ne peux pas vous affirmer que vous êtes une artilect parce que je n'ai pas de réelles connaissances sur les androïdes, mais j'avoue que vous lui ressemblez."

Les questions, les hésitations. Ce n'est pas quelque chose qu'un robot neuf, normal, parfaitement programmé devrait connaître, n'est-ce pas ? Ce serait trop compliqué à gérer au quotidien. Les gens ne demandaient pas vraiment à leur androïde d'être humain, mais d'être utile et efficace.

"- Je ne sais pas si tous les artilects évoluent de la même façon. Je ne sais même pas si vous serez forcément confrontée à une évolution. Cette amie dont je vous parle avait des absences, parfois. J'imagine qu'on pourrait traduire ça par... une forme d'interruption de votre système ?"

Qu'il était difficile d'adapter son langage pour être compris, quand ce langage n'avait rien de juste et d'officiel et n'était que du tâtonnement et de la vaine tentative de former un pont entre leurs deux consciences d'origine diférente.

"- Je suis désolé de ne pouvoir vous offrir plus de réponses.




Spoiler:
 


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Natasha
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Son œil fonctionnel est tou-u-urné vers le so-o-o-o-o– Une évolution requiert la capacité de se modifier ou d'être modifié – elle ne regarde pa-a-as son interloc-loc-locuteur. Comportement impolis. Elle n'est pas sup-p-p-p-posée pouvoi-i-i-ir. Elle ne relève – je suis quelqu'un… – pas le regard. Antoine parle depuis son fau-u-u-u-uteuil. Elle ne le – Sommes nous différents de ce qu'ils voulaient en nous créant ? – regarde pas. Elle écoute. Ses genoux re-e-estent serrés contre le livre et contre son ventre.

Antoine répond. Il expli-i-ique qu'il n-n-n-ne sait – est-ce que je peux apprendre à discerner ce qui est beau ?  – pas si elle est une arti-i-i-i-i-i-i-i-i- ni comment ses dysfonctionnements vont évo-o-oluer. Il ne peut pas peut pas peut pas lui apporter la réponse la plu-u-u-us importante. Elle porte les bras autour de ses jambes et serre enco-o-o-ore. Informations contradictoire. Comme une alerte de sécurité, sans alerte.

"C-c-com-m-m-m-ment pui-i-i-i-is-je décider de la façon dont réagir à mes dys-dys-dysfonctio-o-o-onements si je ne sait pas ne sait pas ne sait pas comment y réagir ? Comment pui-i-i-is-je continuer à servir mes propriét-t-taires si je n-n-n-n- pas certaine de pouvoir poursui-i-i- ne suis pas certaine de pouvoir poursuivre mon travail sans les mettre en da-a-anger ? Comment pui-i-is-je continuer à exister sa-a-a-ans pouvoir contrôler mon propre compo-o-o-o-o-"

Comme une alerte de sécurité sans alerte. Elle sait devoir fuir. Devoir réagir. Devoir faire que-e-e-elque chose. Son progra-a-amme – Je suis Natasha, je suis l'androïde d'intendance de la famille Tierlieu, mais est-ce qui je suis ? – le lui dit, mais elle ne sait pas pou-u-u-u- pas ce qui cause cette réaction. Pas d'alerte. Recherche base de donnée comportementale. Une entrée. Elle lève le visage et l'oeil vers Antoine. Il la rega-a-arde depuis son siège.

"Je cr-r-r-rois que j'ai peu-u-u-u-u-u-u-u-ur. Peu-u-u-u-ur de ce que je vais dev-v-v-v- Un androïde n'est pas supposé avoi-i-i-i-i-i-ir peur."
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Antoine Dastre
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Antoine se sent touché par la détresse de l'androïde. Et impuissant. Terriblement impuissant. Il est un médecin qui n'a pas de remède pour son patient, ignare, perdu. Il a besoin de se tourner vers le savoir d'un collègue plus expérimenté mais n'en connait aucun.

Les questions de Natasha sont légitimes, et si elle les formule avec des termes propres aux androïdes, elles sont traduisibles en langage humain. Natasha est terriblement humaine. Antoine ne peut s'empêcher de se demander ce que Léandre penserait et ressentirait, s'il la voyait là, maintenant.

"- Votre réponse est peut-être simplement dans le comportement de l'homme," tenta-t-il. "Ce que vous appelez dysfonctionnement, l'être humain en connait aussi. On ne sait jamais quand on se cassera une jambe et devra arrêter de travailler. On ne sait pas non plus quand notre corps va nous faire faux bond. Et on ne peut pas vivre dans la peur perpétuelle de ces dysfonctionnements et de leurs conséquences."

Certains vivaient dans cette peur, il est vrai. Mais il n'était pas certain qu'il soit intéressant de compliquer davantage son discours. L'androïde était assez perdue comme ça. Il avait déjà assez de mal à lui donner des réponses comme ça.

"- Je dirais que vous devriez peut-être juste faire preuve de davantage de capacité d'adaptation. C'est ce que l'on fait lorsqu'on est confrontés à une situation qui nous dépasse. On tente de trouver des solutions, des passerelles, des moyens détournés. Je suis certain que vous en êtes capable aussi."

Les androïdes ne sont-ils pas si performants, si bien programmés qu'ils peuvent gérer d'innombrables situations ? Natasha ne devrait pas déroger à cette règle. Il espérait pour elle.


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Natasha
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Artilect


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Comparaison. Parallèle. Antoine proposa que Natasha imite le compo-o-o-ortement des humains. C'était justement son problè-è-ème. Son comportem-m-ment actu-u-uel ressemblait trop à celui d'un humain et pas a-a-assez à celui d'un androïde. Elle vou-u-ulait. Elle avai-i-it – Ont-ils échoué à créer ce qu'ils voulaient ? – peur. Elle avait des dou-u-utes. Elle avait des réacti-i-ions plus proches d'un comportement humai-i-in que du p-p-p-p-p-p-progra-a-a-amme d'un androïde. Mais si elle ne pouvait – ne pouvait – ne pouvait pa-a-a-as effacer ces compo-o-o-ortement anormau-u-u-u-u-u-u-ux, alors elle pouvait les ac-c-c-c-cepter. S'y adapter et vi-i-i-ivre avec, comme le faisaient les hu-u-u-umains. S'ils le faisaient, c'étai-i-i-i– Je ne me suis jamais interrogée sur mon identité – que c'était un comporteme-e-ent viable. Elle redre-e-essa le regard vers Antoine.

"Vous pe-e-ensez que je dev-v-vr-r-r-r-rais agir plu-u-u-us comme un être hu-u-u-us comme un être humain ?"

Elle n'avait ja-a-a-amais envisagé cette possibilité. Elle n'était pas certai-i-i-ine d'en avoir env-v-vi-i-ie. Elle était prog-g-grammée pour servir la famil-l-l-le Tierlieu et ils avaient be-e-esoin d'elle. Elle ne vou-u-u-ullait pas les abandonner. Elle ne – Les humains sont-ils faillibles ? – voulait pas. Pas parce qu'e-e-elle était programmée pour leu-u-ur obéïr. Parce qu'e-e-é-était programmée pour leur obéï-ï-ïr. Parce qu'elle le voulait. Elle déplia ses br-r-ras et ses ja-a-ambes. Les livres glissèrent sur ses genoux.

"J'ai été pro-o-ogrammée pou-u-ur être le plus effica-a-ace possible dans mes tâches. M'adapter ne ri-i-isque-t-il pas de me r-r-r-r-rendre ina-a-apte à remplir mes fo-o-onctions ?"

Elle posa les deux mai-i-ins sur les livres. La gau-u-uche resta immobile, la droite se déplaça lenteme-e-ent sur la couverture. Ses livres. Elle ne sa-a-avait pas comment réagir à cette nouvelle donnée. Elle ne sa-a-avait pas comment défini-i-i-ir la réaction qu'elle avait eu-u-u quand Antoine les lui avai-i-i-i-it donnés. Analyse base de donnée comportementale. Elle souleva la couverture du premier et laissa-a-a – Si je peux contrôler la façon dont je me modifie, je peux contrôler mon évolution – ses doi-i-i-igts courir sur le papier. Un résultat. Bonheu-u-ur. Sentiment positif associé à une source de plaisir physique, moral ou spirituel. Voir aussi : heureux, joyeux, satisfait, content. Recevoir les li-i-ivres l'avait rendue heureuse. Elle était heureuse. Elle n'était pas non plus programmée pour ça.

"Cela ne ri-i-i-isque pas de me pou-usser à ne plu-u-u-u-us les remplir ?"
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Passage du seuil [Antoine Dastre]
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