Encourage la rébellion

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CHRONOSREP

Wanted
Montréal, 2047. Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont mécaniques, de chair ou métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individu désintéressé et trop pressé, croisant l’autre sans même le regarder, les yeux rivés sur les vitrines ou sur son nouvel objet connecté et déjà démodé. C’est une tourbe de bras et de jambes. murmurent certains. Toutes ces conneries, ça sera la mort de l’être humain, ajoutent d’autres. Vous n’y êtes pas , renchérit un dernier, cette foule polymorphe, insaisissable, c’est la vie, le mouvement, le progrès.
C’est la danse des humanités.
Intrigue
Divergence // Suite à la catastrophe de la AH exposition, des groupes anti-androides se forment tandis que les industriels essayent de séduire de nouveau les acheteurs…
Léandre Luissier ▬ présent
George adamsmp

▬ MAJ et intrigue 2 : 25 aout 2017
▬ Ouverture d'Exantrop le fin mai 2016

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 You don't have to put on that red light [Coppélia

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Georges Adams
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Humains


Mails : 61
Double-compte : Léandre Luissier
Surnom : Le Penseur/M.noexpression/ le danseur...
Emploi/loisirs : Policier multi-fonction
Portrait robot : - émotionnellement et humainement incapable
- professionnellement bon
- peu causant, peu sociable, légèrement blasé mais serviable
- célibataire abstinent (sa femme l'a quitté)
- psychorigide et control freak
- ses deux amours dans la vie sont son perroquet et la danse.




El Tango de Roxanne

-NON.
Sa réponse avait été claire et Anton n'avait pas  caché sa grimace quand le mot avait été prononcé.

"S'il te plait George, soit cool, c'est pas vraiment un public, ni même un humain, c'est juste un putain d'androide. Il regarde, copie tes mouvements et point. Il s'en moque de tes états d'âme. Il est pas là pour te juger.
- Je m'en fou. J'ai dit non. Tu sais très bien à quel point j'ai horreur de danser devant qui que ce soit et si tu n'avais pas raconté à je ne sais qui que je dansais, personne ne se serait intéressé à moi, t'as soixante ans Anton, j'ai pas à payer tes pots cassés, Payer les pots cassés était une des rares expressions, assez littérales, que Georges comprenait et employait régulièrement. T'as merdé, tu prends tes responsabilités comme un grand.

George n'était jamais aussi intransigeant que quand il était de question de danse.
Anton n'était jamais aussi intelligent que quand il était question de danse... et d'argent.

Il se racla la gorge, noua ses mains et baissa la tête en un signe d’extrême affliction. Il savait que George, trop pragmatique, serait insensible à sa comédie sentimentale mais ses mots ne le laisserait surement pas de marbre.

" Tu sais George, je voulais pas t'en parler pour pas t'inquiéter mais le club est en faillite. Si j'ai parlé de toi à ce riche mécéne c'est parce qu'il donne une compensation financière coquette... Si on la touche pas... le club risque de fermer... Tu pourras plus venir danser ici quand bon te semble..."

George arréta de danser. Il s'immobilisa, réfléchit, soupira.

"Pffff... Tu fais chier. "

Anton avait gagné.

------------------------------------------------


Il n'y aucun bruit dans la salle. Ses deux occupants se toisent, debout et immobiles en une présentation ratée et glaciale; pesante.
Le regard de George est circonspect.
Devant lui,Coppéliaavec son t-shirt et son pantalon beige, son air éteind; presque déconnecté.
Le policier n'est pas un expert en matière d'expressions et d'émotions, loin de là, mais tout chez cet androïde est profondément mort, creux, robotisé. Un beau légume à forme humaine qui lui fait penser que son nom ne lui va si mal; que cet androide ne pourra jamais danser.

George cligne des yeux. Désapprobation; George cligne des yeux. Refoulée.

Poussé par sa mission, il se lance, peu convaincu :

"Bon, euh... Coppélia... ton mécanicien est sorti ( il lui avait demandé l'instant d'avant, refusant catégoriquement qu'il reste dans la salle). Alors euh..., (le policier n'était jamais trés éloquent avec des étrangers et surtout quand ceux-ci étaient si peu loquaces) je vais danser... T'es la pour ça je crois... Donc... tu regardes et tu bouges pas. Tu pourras faire ce que tu veux aprés. Mais bien aprés, pas pendant. Ok? Tu comprends? "

George avait insisté pour être sur que la machine ait compris. Elle ne semblait pas bien intelligente pour la défense de notre homme qui de plus, de son côté était de ces êtres qui avaient besoin de dire et de comprendre les choses clairement.
Il avait néanmoins eu l'air satisfait quand l'androide avait cligné des yeux, supposant par ce geste une validation.

Sans plus de question, il avait allumé l'enceinte et la musique s'était mise à résonner dans la pièce.
El tango.

Quelques notes grattées puis la balade d'un piano qui trace son chemin vers les graves.
George est immobile, le talon droit décollé du sol. Ses yeux sont clos, ses bras tombent mollement. Il se concentre, se prépare aux mouvements.

Le piano reprend, plus aiguë, accompagné de la mélodie d'une guitare frôlée. Début feutré; languissant. La cheville du danseur tourne lentement sur elle-même, ses bras s’élèvent, se meuvent dans l'air, graciles et ensommeillés. La tête s'incline légèrement. Eveil et échauffement.

Puis un silence, immobile, deux accords et l'offensive des archers sur les  cordes. L'élancement. Des pas, sobres, nombreux, élancés, presque martiale. Presque violents.
Le danseur continue, une plainte éclate et George se meut en écho.

Roxanne
Ses gestes se font plus déliés. Son échine se courbe, son port de tête va vers le sol puis vers le ciel. Il envoie ses bras au devant, offre sa main au vide, le saisit puis se retire.
Ses yeux sont toujours clos. Toujours. Il ne les ouvrira pas.
Des archers dérapent sur le manche d'un violoncelle. Ses talons dérapent sur le sol, les têtes tombent en arrière. Ses mouvements se font plus saccadés, convulsifs puis comme si elle ne l'avait jamais vraiment quitter, revient Roxanne, l'autre, celle pure, violente et la danse se fait plus désorganisée, vive, nerveuse, presque maladive. L'espace de la salle se réduit, monopolisée par la présence du danseur.

Sous la mélodie, George pense à elle encore, et encore.
Drew
Il ne dansait pas comme ça à l'époque.
Ils dansaient à deux.
Tango.
C'est comme ça qu'il l'aimait le plus, sous cette danse alors qu' aucun désir ne venait l'animer quand Drew venait contre lui pour se faire aimer.
C'est comme ça qu'il l'aimait, à travers cette écoute si travaillée, cette communion si parfaite qu'elle en devenait instinctive.
C'est comme ça qu'ils s'aimaient, quand tout ailleurs se faisait oublier et que seuls restaient le tempo des archets fous sur les cordes et l'envie de se serrer, de se rejeter, de se guider jusqu'à l'ivresse des pas.
Il ressentait alors quelque chose de si fort, plein; vivant. Il s'y accrochait, serrait plus fort, se concentrait et se laisser aller davantage jusqu'à l'apothéose, ce moment où il s’arrêterait soudainement sur un mouvement décisif, le souffle court.

Loin de la pensée, il tourne, tourne, tourne et et son pied dérape sur le sol, maitrisé.
Son souffle est court. La transe a cessé.

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