Encourage la rébellion

1 - 2 - 3 - 4

Liens utiles

Premiers pas
Règlement
Contexte & co
Groupes
Effectifs et listes
Fiche de présentation
Partenaires
Questions
Pinterest
Scénarii
Playlist

RPs libres



Nouveaux venus



Les Partisans

CHRONOSREP

Wanted

Montréal, 2047.

Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont mécaniques, de chair ou métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individu désintéressé et trop pressé, croisant l’autre sans même le regarder, les yeux rivés sur les vitrines ou sur son nouvel objet connecté et déjà démodé.

C’est une tourbe de bras et de jambes. murmurent certains. Toutes ces conneries, ça sera la mort de l’être humain ajoutent d’autres. Vous n’y êtes pas , renchérit un dernier, cette foule polymorphe, insaisissable, c’est la vie, le mouvement, le progrès.

C’est la danse des humanités.


Plus?
Intrigue
Event 1 : Convergence [lien] - Quinzième édition de la Robotic for humans Exposition. La foule abonde mais tout se passera t-il bien?
Léandre Luissier ▬ admin
profilmp
Grim ▬ modo
Profilmp

We need you !

▬ 12/03/17 : V2, intrigue 1.
▬ Ouverture d'Exantrop le 23/05/2016

Partagez | 
 

 EVENT WTF GENDERBEND

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
Léandre Luissier
avatar
Réfractaires


Mails : 445
Double-compte : Georges Adams
Surnom : L'albatros
Emploi/loisirs : porte-parole d'Espérancia/ magistrat
Portrait robot : - psychologie basée sur l'obéissance
- Très anxieux. Lévres en piteux état, fume.
- prêt à tout pour être enfin reconnu et aimé par sa famille
- incapable d'aimer autrui et soi-même
- conservateur trés croyant
- pense que les androides sont des créatures déviantes
- belle âme au fond qui attend son envol
- homosexuel refoulé
- espére un jour être soigné
- attiré par Antoine Dastre

- Juge en DarkSlateBlue



MessageSujet: Re: EVENT WTF GENDERBEND   Jeu 2 Mar - 19:37


Tout est allé si vite.  
Le docteur les aperçoit au détour d’un couloir, se présente, serre leurs mains et les invite à rejoindre son bureau. Ils s’exécutent et pénètrent dans la petite pièce à sa suite. Ils s’assoient, Léandre et Antoine face au médecin et l’Illusionniste prend la parole d’’un geste prévenant en tenant toujours dans sa main gauche celle de Léopoldine, qui sous la question de son ami, d’une crispation d’anxiété, enserre davantage  la paume d’Antoine, entrouvre la bouche à son tour pour parler sans qu’aucun son ne  s’échappe de sa gorge.
Elle articule en silence mais le Docteur Leguen prend la parole avant que le Belle ne puisse formuler le moindre mot.
C’est le choc dès cet instant.  Le médecin énonce une crainte que l’Oiselle  s’était tue jusqu’à présent.

« La pathologie dont vous souffrez, Monsieur Luissier, renvoie à un trouble de l’identité du genre.  […]Comprenez-vous tout jusque là ? »

Léopoldine acquiesce mécaniquement, pâle et inexpressive, l’affect bloqué pour ne pas éclater.  Elle comprend oui… Elle pense comprendre mais ne veut pas y croire. Ce n’est pas possible.

Ce n’est que le début néanmoins.
Le docteur continue.

« Nous en sommes venus à penser qu'il s'agissait d'une somatisation d'un trouble psychologique, voire psychiatrique […]Avez-vous donc une quelconque idée de la source de la transformation qui vous touche »

Ses doigts caressent imperceptiblement le dos de la main du magicien. Elle est nerveuse et à la question du médecin ne répond rien. Elle se mure dans le silence.
Elle ne sait rien. Il n’y a aucune raison ; aucune source.
Elle s’en persuade de toute son âme, serre les dents sur les larmes qui grossissent dans son cœur et dans ses yeux.   Elle ne devrait pas être là…  
Puis vient la phrase de trop, celle qui vient souffler le château de cartes qu’a érigé sa pensée.

-Veuillez m’excuser mais monsieur est un ami ou bien un compagnon ?  

Les doigts de Léandre lâchent ceux d’Antoine et Léopoldine  éclate en sanglot, étouffe ses pleures d’une main sur sa bouche, macule sa paume de rouge, grande plaie révélée.

Pourquoi tout cela lui arrivait-il alors qu’il avait toujours essayé de faire au mieux depuis le début,  repoussant l’envie et le péché, priant toujours plus pour être soigné et voir uniquement l’ami là où il est.

Il essuie ses larmes d’un revers de manche mais déjà d’autres perlent à ses yeux.
Dieu est cruel.




EN GROS RALENTISSEMENT - uniquement dispo pour question et administratif

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Antoine Dastre
avatar
Réfractaires


Mails : 356
Surnom : L’illusionniste.
Emploi/loisirs : Agent infiltré d'Exovedat chez les réfractaires, écrivain, orateur, magicien.
Portrait robot : - 37 ans.
- Fumeur.
- Grand lecteur.
- Parle très lentement car réfléchi ses mots.
- Adore le théâtre.
- Vouvoie tout le monde.
- ENFP "Inspirateur"
- Semble désespérément attiré par les causes perdus comme les artilects et Léandre.



MessageSujet: Re: EVENT WTF GENDERBEND   Lun 13 Mar - 20:06

La situation était délicate : Antoine ne savait pas comment gérer la détresse des autres. Il ne savait pas comment réagir face aux larmes.

C'était quelque chose qu'on lui avait déjà reproché dans ses précédentes relations. Un coup dur, une dispute, une fatigue, et les larmes commençaient à couler sur les joues et les reproches à pleuvoir sur sa personne et Antoine restait les bras ballants à observer.

L'avantage des androïdes, c'était-il déjà dit, c'est que ça ne sombrait pas vraiment dans les larmes, parce que ça ne connaissait pas la tristesse - en théorie.

Antoine avait déjà été désemparé ce jour où Léandre s'était enfermé dans les toilettes de son bureau, vexé, ou blessé, par les mots d'Antoine. Antoine se sachant en tort, il n'avait eu qu'à s'excuser. Lorsqu'on ne savait pas trop quoi faire d'autre et qu'on savait qu'on avait fait un pas de travers, les excuses sauvaient souvent les apparences.

Ici, des excuses ne marcheraient pas réellement. Ici, il allait falloir se montrer plus rusé - peut-être tenter d'utiliser son habitude de peser soigneusement ses mots à bon escient.

"- Votre compagnon est bien souvent votre meilleur ami. Vos amis sont des compagnons fidèles."

C'était puéril, et certainement pas suffisant, ni pour le docteur, ni pour Léandre, mais c'était un début, pour acheter du temps.

Antoine pose une main sur l'épaule de Léandre et la caresse doucement dans un geste réconfortant.

"Je ne peux pas me prononcer sur les sentiments de mon ami parce que ce n'est pas ma place, mais Léandre est une personne qui m'est chère et dont je voudrais revoir le sourire."

Les larmes ne lui allaient pas bien. Ni en homme, ni en femme. Les larmes signifiaient que quelque chose n'allait pas, que quelque chose était détracté. Les larmes étaient aux hommes ce que les défaillances de programmes étaient aux artilects.

Souriez, Léandre, disaient les mots et les mains d'Antoine.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Plaisantin
avatar
PNJ


Mails : 10

MessageSujet: Re: EVENT WTF GENDERBEND   Dim 16 Avr - 10:52

MANCHE 3, ROUND 1

Charles ne s’attendait pas à de telles réactions. Par sa question, il pensait certes piquer un peu l’émotif de son patient mais non le libérer aussi violemment et surtout pas sous ce torrent de larmes aussi subite que puissant.
Merde. Sa lèvre inférieure se tord légèrement. C’est embêtant. Pas professionnel
Il s’apprête à ouvrir la bouche pour calmer Mademoiselle Luissier mais son accompagnateur est plus rapide que lui. Il rassure, trouve les mots justes, joue avec leur ambiguïté.
Léopoldine se calme, étouffe ses larmes d’un nouveau revers de mains sous un « veuillez m’excuser, je suis émotive. », rattrape les doigts de son ami posés sur son épaule puis, sous un quelques mots mouillés, murmure un « merci mon ami… » sans rien ajouter d’avantage.  
Charles sourit. Même si elle n’avait pas été formulée clairement, il avait eu sa réponse et les paroles de « l’Ami », bien dises, les sauvaient de quelques ennuis.

Le conflit réglé, le docteur se prépare à reprendre la parole quand, à son tour, Léopoldine le coupe dans son élan.

« Puis-je aller quelques instants aux toilettes pour me rendre apparence honorable s’il vous plait. »

Le médecin acquiesce et elle quitte la pièce.
Charles en profite pour discuter plus posément avec ses deux autres interlocuteurs.

« Mademoiselle semble avoir quelques soucis émotionnels… » La phrase, simple constatation, est adressée à tous et, après quelques secondes de silence, le docteur se tourne vers l’infirmière, l’apostrophe sous une interrogation.

«  Madame Vivier, il sourit, amusé, pourriez-vous nous faire un petit point sur votre particularité, votre ressenti et votre vécu quand notre patiente reviendra ?
Je pense que cela pourrait l’aider en de nombreux égards… »


La question, polie, est davantage rhétorique que véritablement posée ; c’est un ordre courtois.

-Par ailleurs, j’ai l’impression que Mademoiselle revient.

Dans le couloir, résonne le petit bruit sec de talons, bientôt suivi d’une silhouette et d’un visage partiellement calmée et départie de la plaie sombre de son rouge à lèvre.
Chacun la regarde et la Belle se rassoit avec le plus de dignité et d’élégance que sa fragilité émotionnelle lui permet.
L’explication allait pouvoir commencer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alex Hunter
avatar
Exovedat


Mails : 40
Double-compte : Natasha
Emploi/loisirs : Livraison à domicile
Portrait robot : - Hermaphrodite
- Activiste du droit des androïdes
- Artiste (en herbe)
- Écoute du swing

MessageSujet: Re: EVENT WTF GENDERBEND   Lun 24 Avr - 9:32

La demande prit Alex par surprise. Le plan en venant à l'hôpital avait toujours été de regarder, de profiter – même si, pour ce dernier point, Alex se sentait plus coupable qu'autre chose en voyant la détresse de… des patients – et surtout de ne pas s'impliquer. Devoir jouer les infirmières en guidant le groupe, c'était déjà trop. Raconter sa vie… D'un autre côté, difficile d'y échapper. Le docteur pourrait facilement l'y forcer tant qu'il aurait un bâton à agiter. Se faire expulser pour avoir usurpé l'identité d'un membre du personnel ne devait vraiment pas être agréable, sans parler des éventuelles poursuites… Alors, quand Malade revint – puisque personne ne semblait savoir s'il fallait dire il ou elle, Alex décida de ne faire aucun des deux. C'était aussi compliqué dans son cas ? – Alex prit une grande inspiration, se tourna dans sa direction et se lança.

"Vous savez, euh…"

A peine commencé, son discours battait déjà de l'aile. Difficile de trouver les mots. Parler de soi était déjà compliqué, alors le tourner pour réconforter quelqu'un d'autre…

"Vous ne devriez pas autant vous inquiéter. Votre maladie a peut-être l'air grave, mais elle est pas critique. Elle va pas vous tuer, ou vous handicaper. En fait, elle change pas vraiment grand-chose. Je me doute que pour l'instant, c'est perturbant. Je veux dire, ouais, ça change pas mal de chose, mais… mais pas le plus important. Être un homme, une femme, autre chose… c'est pas ça qui compte."

Alex marqua une pose et glissa un regard vers le docteur, essayant de voir s'il approuvait ou non. Impossible cependant de déchiffrer quoi que ce soit sur son visage. Il lui faisait confiance, il laisserait ce discours bancal aller jusqu'au bout… et pour que ce soit plus que des mots en l'air, il faudrait du concret. Alex avala sa salive et se concentra à nouveau sur l'autre.

"Tenez, moi par exemple. Ça saute pas forcément aux yeux, mais je suis hermaphrodite. D'un point de vue biologique, je suis autant un mec qu'une femme, et ce depuis que je suis né. Je sais que c'est pas tout à fait la même chose que vous, mais… ouais, ya des ressemblances. Et ça a eu un impact sur ma vie, je vais pas dire l'inverse. Pendant un moment, j'ai cru que c'était tout ce que j'étais. Mais penser ça, me concentrer sur ça, ça m'a juste pourri la vie. J'ai…"

Alex baissa les yeux, et sa voix trembla légèrement. Ces événements ne s'effaceraient jamais de sa mémoire. Ils resteraient toujours là, marqués au fer rouge au fond de sa conscience. Mais il y avait d'autres souvenirs dans son esprit, maintenant. Des raisons de s'accrocher, des images où puiser la force de continuer. Pas question de baisser les bras, plus jamais.

"Ça m'a fait faire quelques trucs que je regrette. Mais depuis j'ai compris que c'était pas ça le plus important. Je suis pas juste ça, et vous êtes pas juste ça non plus. Un homme, une femme, on s'en fout. Ce qui nous définit vraiment, ce sont nos choix et les leçons qu'on en tire. C'est pas parce que vous êtes une femme maintenant que vous pouvez plus faire ce que vous faisiez avant. Votre histoire, vos valeurs, vos envies, tout ça c'est vous, et tout ça c'est pas changé juste parce que vous êtes plus un homme. Alors ouais, bien sûr, il y aura des ajustements à faire. Il va falloir renouveler vot' garde robe, par exemple. Puis ça fera sans doute bizarre à ceux qui vous connaissaient. Mais ça sera que passager, le temps de s'habituer. Après vous serez encore vous, vous serez confrontés aux même situations qu'avant et vous pourrez faire les mêmes choix qu'avant. Faut juste vous laisser le temps de vous habituer."

Cette fois, Alex ne trouvait vraiment rien à ajouter. La fausse infirmière ne voyait pas ce qu'il y avait de plus à faire, en tout cas de sa part. Maintenant, ce serait aux autres de prendre le relais, des proches qui pourraient lui montrer que, effectivement, ça ne changeait rien. Que sa place, que ses relations, que tout était pareil et qu'il suffisait de continuer comme avant. Au cas où, Alex essaya quand même de regarder les visages des autres pour voir ce qu'ils en pensaient.

Résumé:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
EVENT WTF GENDERBEND
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» event coupe du monde la semaine prochaine
» [Tori] - Event - A l'Abri des Masques
» - Event II.2 - La Faiblesse des Jedi
» Event 5 : Ecriture & Dessin
» Halloween event !!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Exanthrop :: Extérieur :: WTFland-
Sauter vers: