Encourage la rébellion

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CHRONOSREP

Wanted
Montréal, 2047. Une foule anarchique et cosmopolite fourmille le long de la rue sainte Catherine. L’armada populaire est multicolore de peau tandis que les corps sont mécaniques, de chair ou métis. Homme et androïde, chacun est différent mais tous sont identiques dans la masse, individu désintéressé et trop pressé, croisant l’autre sans même le regarder, les yeux rivés sur les vitrines ou sur son nouvel objet connecté et déjà démodé. C’est une tourbe de bras et de jambes. murmurent certains. Toutes ces conneries, ça sera la mort de l’être humain, ajoutent d’autres. Vous n’y êtes pas , renchérit un dernier, cette foule polymorphe, insaisissable, c’est la vie, le mouvement, le progrès.
C’est la danse des humanités.
Intrigue
Divergence // Suite à la catastrophe de la AH exposition, des groupes anti-androides se forment tandis que les industriels essayent de séduire de nouveau les acheteurs…
Léandre Luissier ▬ présent
George adamsmp

▬ MAJ et intrigue 2 : 25 aout 2017
▬ Ouverture d'Exantrop le fin mai 2016

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 que tout ceux qui aime le pouley fassent la vibe par Zavialov.

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NOM : Zavialov.
PRENOM : Nög.
SURNOM : Est-ce que j'ai une tête à avoir un surnom.
ÂGE : 20yo.
METIER/OCCUPATION : Rentière.
NATIONALITE : Canadienne.

HUMANHUMANHUMANHUMANHUMANHUMANHUMAN

Caractère & Physique

Inside. La beauté du geste, résonne dans les quelques sons que forment son nom, son nom qui résonne dans la tête de beaucoup de monde, mais qui laisse perplexe la majorité tant ils ont du mal à comprendre pourquoi. Nög, cet être insupportable, être instable. C'est complètement stupide de vouloir s'approcher d'elle par envie, presque indécent. Ils le font principalement par besoin. Trop exigeante avec autrui et sans aucun doute bien plus encore avec elle même, elle devient lentement la bête noire de ses semblables et s'enfonce dans les limbes d'une perfection déconcertante, pour son plaisir. Si peu de choses lui tiennent à cœur, elle ne possède pour leitmotiv que le néant et la solitude, détaché de tout, elle rit au nez du monde en gardant un visage de marbre. Fascinant spécimen, à la limite de l'automate insensible elle fascine, passionne. Éclair de génie, spontanée, dérisoire, elle fera d'une feuille séchée le plus beau des romans. Monstre émerveillé par la beauté du paysage que lui offre l’expérience déroutante de la vie, elle reste ce mur impitoyable, tranchant, foulant aux pieds le respect, foulant aux pieds, tout le reste.

Nög, oui. Elle est d'abord, elle est surtout, cette dose de franchise, cracheuse de vérités acerbes qui n'en finissent jamais, quand certains diront qu'elle est mauvaise langue, à la limite de la langue de pute, d'autres à l'inverse seront les premiers à dire que c'est une femme vraie, authentique, qui n'a pas peur de dire les mots. Impitoyable, tranchante, dure à la limite du méchant, elle reste une sorte de bavard intarissable qui ne peut pas s'empêcher, d'ouvrir cet espèce de trou qui lui sert de bouche. Trop franche pour un monde,  comblé d'hypocrites, elle apprendra à manipuler comme une fauve nonchalante et insérera dans la mince masse grise de ses semblables ses propres idées, laissant comme finalité la simple trace de sa supériorité.  

Actrice passive d'un monde bien trop rapide pour elle, tête bêche elle courbe l'échine. Détentrice d'une vérité aussi réelle que fausse, elle refait le monde sans y participer, regardant du coin de l’œil l'humanité s'enfoncer dans les méandres de l'autodestruction. Impossible de la suivre, elle va trop vite, elle est trop loin, sa vie c'est le bordel, un joyeux bordel organisé divergeant qui se fond dans une masse de gens plus stupides les uns que les autres. Elle veut vivre à cent à l'heure sans prendre le temps de profiter, Elle veut tout sans rien faire.

Quand le regard extérieur pensera qu'elle cache quelque chose, qu'il pense que c'est une chienne sans cœur, une ordure, qu'il la fixe en souhaitant que sa vie entière s'effondre, qu'il voit ce sourire inexistant sur son visage de marbre blanc.. là, tout au fond, demande lui si elle ne pleure pas un petit peu, si dans le fond, elle n'est pas malheureuse, un peu. Demande lui, si quand elle commence à aimer, quand elle commence à sentir une petite brèche dans son cœur, qu'elle sent que la garde qu'elle a mis tant de temps à construire est entrain de se casser, de se désosser, demande lui s'il n'est pas plus simple pour elle de fuir comme une lâche et de disparaître à jamais en fermant à tout jamais la grille de fer. Nög, oui. Mélancolique comme un moineau sur une branche dévêtue qui attend avec impatience le retour de ce printemps frivole qu'elle a tant chéri. Femme métaphorique, elle aspire à repenser sans cesse à ce qu'aurait pu être sa vie, nostalgique, parfois solitaire, souvent, tout le temps. Tout ce qui ne tue pas rend plus fort, c'est une connerie. Dans son acceptation banale et contemporaine du moins. La souffrance n'endurcit pas au quotidien. Elle use, elle les use. Fragilise, les fragilise. Affaiblit, les affaiblit. L'âme humaine n'est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C'est une membrane sensible, vibrante, délicate. En cas de choc, elle reste meurtrie, marquée, hantée.

Savoir jongler entre la fine nuance qui sépare la douleur et la souffrance n'est pas donné à tout le monde pourtant, Nög l'apprivoise avec grâce, elle sait, elle sait que la douleur reste toujours, à jamais, comme une marque indélébile qui se grave sur la peau. La souffrance, elle, est un choix. Souffrir est trop facile, n'est ce pas? Dans le fond, quand on est gamin on a peur des monstres sous le lit ou encore de ceux qui se cachent dans les placards, on a peur parce qu'on les cherche mais un jour, un jour on arrêtera de les chercher, parce qu'un jour, un jour on aura compris qu'ils ne se cachent pas sous nos lits, mais qu'ils sont tout simplement, à l'intérieur de nous.

Outside. Elle ne fait pas dans la dentelle et pourtant, Nög se résume à ce petit mètre soixante trois d'une beauté étrange, d'une taille fine qui tend à rendre complètement fou. On se perdra sur la couleur de sa peau, de sa peau d'opaline surmontée de quelques tâches de rousseurs par ci par là. On se perdra sur sa chevelure, sa chevelure tantôt blanche, tantôt grise ou même rosée, volumineuse et douce, si douce qu'elle en devient agaçante, dérangeante, surfaite. Coupe asymétrique d'après baise outrageusement aguicheuse qui aspire à ce que les doigts fins d'autrui se perdent dans la masse. Nög, Nög. Femme qui n'a pas mais qui est aussi un style bien propre, superficiel ont-ils dit ? Superficiel, a-t-elle répondu.

Se caractérisant seule d'un mélange typiquement unique, elle a ce petit accent grave qui renverse les cœurs et cette voix légèrement rocailleuse qui ne colle pas à son physique trop propre. Elle pose ce regard froid et calme sur le reste du monde, salement. Elle est la vantardise sans le vouloir, elle inonde le monde avec sa supériorité, toujours à son insu. Quand le reste de la monotone population la pense détestable, méprisable, elle oublie, que c'est pour cela, qu'elle l'aime.

Nög, oui, c'est aussi des prunelles d'une couleur indescriptible, sombre, mais pourtant claires, alarmantes, déchirantes. C'est aussi des mimiques insupportables, insupportables parce qu'elle louche, boude, mordille et gonfle toutes les parties possibles de son visage jusqu'à ce qu'ils ne souhaitent qu'une chose, la démolir. Elle n'aurait pas de mal à faire l'imbécile, ça l'amuserait peut-être dans le fond, partant du principe que l'avantage d'être intelligente, est qu'on peut toujours faire l'imbécile alors que l'inverse et totalement impossible. N'est-ce pas?

Comment peut-on être si belle de l'extérieur et prendre un malin plaisir à se rendre laide à l'intérieur en restant de marbre, stoïque. Elle possède cette démarche nonchalante, agaçante, entre la classe, la fraude et la tendresse d'une pose gracile. Elle fera aux yeux de ses semblables, ce bien immense qu'ils n'avaient pas vu depuis si longtemps, laissant au passage un trou béant dans les abysses insondable de leurs âmes.  Elle ne promet pas que son passage dans leurs vies sera tranquille, non, car la vie n'est pas un long fleuve tranquille, mais cependant, comme la peste elle s'incrustera dans leur quotidien et bon courage pour l'en déloger.


Informations en vrac

Quel est votre avis par rapport aux Humains ? Bien souvent je les admire. J'admire avec force, le courage de ceux qui le matin se lèvent sans un mot, prêt à effectuer les travaux d'une journée monotone. J'admire avec douceur ceux qui rentrent le soir, fatigués, rincés. Ceux qui trouvent malgré une lancinante souffrance, le temps de prendre un repas en famille. Parfois, aussi, je les déteste. Je renifle de dédain devant la faiblesse, la fatigue et la peur qu'ils ressassent. Peur de vieillir, peur de mourir. L'humanité est un cercle, lorsqu'il commence, il doit un jour trouver son point de chute, sa fin.

Quel est votre avis par rapport aux Androïdes ?
Supérieur. C'est le premier mot qui raisonne dans le creux de mon esprit quand ils prononcent ce mot. Si les humains méritent mon admiration, les Androïdes eux, méritent mon respect.

Quel est votre avis par rapport aux Réfractaires ?Ils existent deux types de personnes réfractaires, ceux qui le sont et ceux qui vous feront penser qu'ils le sont. Ils sont pour moi, une forme d'homophobe nouvelle et contagieuse. Immisçant  sans répit la haine de l'étrange, de l'inconnu. Il est si facile de détester ce qu'on ne connait pas. Il est si facile d'anéantir avec ses mots ce qu'on ne maîtrise pas. Je ne les méprise pas pour autant, cela serait une fois encore, accorder trop d'importance à un trop grand nombres d'individu malfaisants.

Quel est votre avis par rapport aux Exovedat ?
on verra.
Quel est votre avis par rapport aux Artilect ?
on verra.

Il faut savoir que;
› versatile et vindicative elle n'oublie jamais un visage.
› vient de la capitale, n'a jamais réellement bougé, sédentaire la meuf.
› elle aime le poulet, le poulet c'est son ami, le poulet c'est la vie.
› possède une fortune colossale laissée par papa.
› pense qu'un jour les Androïdes remplaceront les hommes.
› déteste particulièrement les enfants, les adultes et les vieillards.
› vient d'une famille ou les Androïdes font le ménage, mais ou ils peuvent manger à table avec la famille tout ça tout ça.
› ressemble à sa mère.
› à le caractère à chier de son grand-père.
› crache souvent à la gueule de la population, humains comme machines.

Histoire


On nous a un peu niqué sur l'emballage en négligeant quelque peu le contenu. Ils nous ont vendu ça en nous disant que tout serait sympa sans pour autant nous dire que rien ne serait simple. Nous nous sommes fait baiser dans le sens le plus large du terme, on a rien vu venir, on s'est fait enfiler comme des malpropres.

Ses doigts glissent lentement le long de mon épaule, attrapant avec une certaine grâce la bretelle pâle de ma robe. Sans sourciller, il place machinalement entre les fines mèches pâles de mes cheveux, ce qui semble être une couronne de fleurs fraîche au parfum entêtant. Me retournant sur la pointe des pieds, voltigeant entre élégance et sadisme pour lui faire face, je penche la tête sur mon épaule. J'esquisse un sourire discret, femme à l'allure timorée qui lui va si mal. Crack. Sans un mot le silence lancinant, pudique, mais excitant se rompt, ton père nous attend. La voix de ma mère se casse, comme déchirait par ce qu'elle ne s'attendait pas à voir. Elle balbutie quelques mots incompréhensible. Lui, laisse tomber ses doigts fins le long de mon bras sans tourner la tête vers elle, ne me quittant plus du regard. Aussi rapidement qu'elle est entrée, elle disparaît en serrant la mâchoire. Elle ne s'y habituera jamais, conclut-il. Cassie, androïde à la chevelure de feu et à la barbe prolifique. Type 5 dévastateur qui se ment à lui même et que je conforte dans sa bêtise. Fardeau des Zavialov depuis si longtemps que les années semblent dérisoires.


Il tenait sa main, une forme de fierté déformait les traits de son visage, marqué par le temps. Il ne la lâche pas, devant l'assemblé dans son costume sombre, il fit son petit effet. Nous sommes tous affublés à la manière foutrement chic des garçons et des filles d'honneurs, ma première sœur aînée, Hélia sur ma gauche, dodue, petite et pourtant élégante, je l'avoue. Mon attirail est semblable au sien identique, pourtant je le porte autrement. Je le porte mieux. J'ai toujours songé que le "heureux pour toujours" n'était qu'une vaste blague, plus encore quand il concerne les gens qui me sont proches. Philosophie étrange qui me pousse à dire que lorsqu'un peu de joie traverse nos vies, une catastrophe dont l'ampleur nous échappe totalement finit par nous exploser au visage.

Il tenait sa main, une forme de fierté déformait les traits de son visage, marqué par le temps. Il finit cependant par lâcher sa main. Il recule d'un pas, serrant fermement les doigts fins de la mariée, qui les yeux pétillants d'un bonheur que je ne connaîtrais jamais balbutie quelques inepties que je ne peux entendre. Elle le regarde alors, elle sourit, elle aussi. Ce sourire que je n'avais vu que trop de fois. Je crois, je crois que dans ce regard, ils se parlent. Peut-être sont-ils entrain de se dire; Oui, je t'aime, oui tu es splendide Odile, oui avec toi le monde ne sera plus un vaste terrain où je déambule sans un but précieux, oui tu es devenu l'essentiel de mon univers, ma vie est à toi. Qui peut bien nous le dire. Odile, autre sœur aînée mais bien moins vielle que la première. De 4 ans ma supérieure et ravissante sœur me domine. Sourire ravageur et peau rosée, elle ressemble dans sa longue robe blanche à une princesse tout droit sortie d'un mauvais film des années 70. Pourtant, elle reste en cette journée, la plus belle femme que j'ai eu l'occasion de voir.

Ils échangent leurs vœux, c'est touchant, c'est précis, mais c'est affreusement long. Faut-il vraiment plus d'une heure pour jurer devant Dieu et la totalité des anges et archanges qu'ils seront fidèles l'un à l'autre, qu'ils voueront leurs vies à s'aimer, enfanter et vieillir ensemble? Visiblement, oui. L'homme d'église lâche enfin son " vous pouvez embrasser la mariée ".  L'assemblée se lève, applaudit, se meut hors de l'église en attendant les mariés. Des pétales de roses et du riz tombent alors du ciel comme une fine pluie du début des saisons froides. Les mains agrippées au tissu souple de ma robe, je regarde le spectacle. Ma sœur s'approche alors de moi, lâchant le temps d'une seconde son époux, elle dit, merci d'être venu, je réponds, c'est normal, elle rajoute, Marceau était agréablement surpris, j'hausse les épaules, nonchalante. Les mariés disparaissent dans une voiture. Nous nous retrouvons tous comme des cons dans nos costumes de scène hors de prix, spécialement choisis pour parader seulement quelques minutes en public. J'allume une cigarette, mon beau frère, mari de ma plus vielle soeur, ex de ma personne vient me demander avec son sourire crispé remplit de sous entendu son cancer de nicotine.

Sa voix sourde à la limite de l’agaçant résonne alors dans mes oreilles, tu me manques, je lève un sourcil vers lui, je tire une profonde latte sur ma cigarette, penche la tête, nonchalamment sur mon épaule. Vivre avec Hélia devait être aussi intéressant que de parler à une plante en p(eau)ot. Cadre dynamique et pourtant gourdasse, elle n'a jamais eu de chance dans sa vie cette pauvre femme, un début de lifting raté à seulement vingt huit ans qui trône sur son imposant faciès, une petite brioche qui tend à se former dans le bas de son ventre. Une homme bien trop beau pour elle qui en désespoir de n'avoir eu la meilleure part du gâteau a préféré garder le joker sous la main. À vingt huit ans, elle avait la parfaite panoplie de la femme complètement cocue; un job envahissant, un physique pour le moins dégradé qui tend à devenir répugnant, un compte en banque fourni, une grande maison vide, pas de gosses et une mari qui s'ennuie à mourir lorsque sa mince journée est terminée. Latte après latte, je le regarde sans ciller me demandant toujours, toujours comme il fait pour rester avec elle. Sans une réponse, sans un mot, je tourne les talons et jette mon mégot plus loin. Quelle homme tout de même.

Changement de tenue pour un changement d'ambiance. Vin d'honneur pompeux et discours émouvants sont en perceptive, tant de choses que je n'affectionne que peu en une seule journée. Marceau prend ma main en déposant le bout de ses lèvres légèrement humides, souriant, ce fut un plaisir de te voir aujourd'hui, lâcha-t-il, elle était folle de joie, rajoute-t-il en regardant dans la direction de sa promise, ma douce Odile. Je serre sa main entre mes doigts fins, fermement, en guise de réponse. Marceau est un homme foncièrement bon, tombait dans la vie d'Odile comme un cheveux dans une soupe. Cependant quel euphémisme de savoir que ma sœur était folle de joie à l'idée de me voir, alors qu'elle se mariait le jour même. Cette pensée m'arrache un sourire, léger.

Réception qui lentement se remplit de plus en plus. Des bonhommes ventripotents aux femmes pomponnées.  Un parfum lourd d'eau de cologne me soulève alors l'estomac, mon père. Homme grand, la soixantaine. Il me toise du coin de l’œil et me tend une coupe de champagne, je la saisie, mollement. Son sourire aussi faux que sa joie me fait sourciller, encore, tu l'as amené, est-ce que tu.. tu as fais ce qu'il fallait?, demanda-t-il l'air de rien en sirotant sa coupe. Il n'a jamais eu l'art de la subtilité, parlant de Cassie comme d'une simple erreur le patriarche de la famille Zavialov oublie bien souvent l'avantage qu'il a eu à adopté ce dernier. J'esquisse un sourire de dédain, il me regarde fixement, attendant une réponse. Je bois une gorgée épaisse de ma coupe et soupire en hochant mollement la tête.  Son visage qui s'était crispé, se détend. Il semble rassuré, comme si la charge de cet être vivant ne pouvait plus dépendre de lui. Son sourire faussement vrai, son, je suis fier de toi, me soulève le cœur. Je ne sais plus qui est le grand homme ou peut-être pas grand - qui sait - qui a dit un jour ; " il est très facile de devenir un monstre, à force d'en côtoyer ". Il avait raison. Cet échange plat et pourtant remplie de sous entendus qu'on ne pense qu'à demi mots me dégoûte. Zavialov père, héritier de l'empire CRKS par son père, et ceux depuis deux générations. Marchant d'art, publicitaire, proxénète de la beauté, il choisit aujourd'hui la mode de demain. Russe de naissance, il se jugera dès son plus jeune âge de tout faire pour honorer le nom de sa patrie et l'étendre partout dans le monde, espérant engendrer un héritier qui pourrait à son tour reprendre le flambeau. Il eu trois filles. Il pensa que l'arrivée de Cassie chez nous pourrait remplir un rêve de gosse; lui servir de fils de substitution; grossière erreur de débutant. Ne pouvant ni lui faire prendre conscience de l'importance du pouvoir, ni celle de l'amour au sens large, il renonça à cette idée, laissant alors le reste de sa famille acteurs et actrices de ce drôle d'androïde.

Hélia s'approche de moi, à son tour. Regardant du coin de l’œil mon ex somptueux et son splendide époux. Elle pose un main sur mon épaule et esquisse ce sourire fatigué. Oui, elle doit en avoir marre cette pauvre femme. Nous ne parlons que peu et pourtant, ce long silence en laisse long dire; il me prend pour un conne tu sais, mais je ne trouverai jamais mieux que lui. Est-ce que tu as vu ses pectoraux ? Oui, tu les vu. Tu les vu avant moi. Je sais que ce n'est pas moi qu'il veut, que je ne suis que le second choix. Mais putain t'es une belle ordure, je comprends pas, t'as une technique secrète? Tu leurs fais quoi, tu lui as fais quoi... Tu es ma sœur, je t'aime. Je t'ai toujours aimé. Je ne veux pas que tu foutes tout en l'air, que tu nous abandonnes encore pour tes lubies... Je voudrais que tu changes, que tu te ranges, que tu arrêtes d'être cette nana mégalo et imbue d'elle même. Merde, Nög! Arrête de te sentir rejeté comme ça. S'il te plait, mêle toi à la foule. Amuse toi. Deviens un peu plus humaine.

Nos regards se toisent, elle retire sa main de mon bras. Nous restons un moment l'une à côté de l'autre sans parler. Elle finit cependant par rompre ce drôle de silence que je commençais à aimer, tu as toujours été le bête noire de notre famille, j'esquisse un sourire, elle m'imite, continue, tu es plus froide que l'iceberg et nous plus chaud que les déserts les plus arides.., se voix semble pourtant se briser quand elle conclut, ça ne m'empêche pas d'être fière de ce que tu es.

Je ne souris plus, visage entièrement brut de toutes émotions. Hélia est fière de moi, cela me fait une belle jambe, si belle que je me retiens de lui coller entre les deux yeux. Pourtant, je me retourne vers elle buvant gorgées après gorgées mon verre, je le pose sur une table. Elle surgit de nulle part cette table. Je m'approche de ma sœur et la prend dans mes bras. Je la serre fort, elle se crispe, panique. Quelques secondes passent, une de ses mains se glissent dans mon dos, appuie.

Au commencement j'avais souvent imaginé que cette famille serait un moyen de me défouler aussi vite et aussi fort que je le désirai. Jamais personne n'aurait pu songer qu'un jour il y aurait un contact physique de ce type entre ma soeur et moi. J'aime à croire que c'est un rêve qui finira par se transformer en bon souvenir. Elle relâche son étreinte et me regarde, calmement. Je lui passe la paume de ma main sur sa joue. La soirée se poursuit comme elle a commencé, dans les faux-semblants et les sourires niais. Je regarde ma montre, il est l'heure, je soupire. Il est temps de partir, je regarde une  dernière fois l'assemblé, sans un mot. Ma sœur danse dans les bras frêle de son époux, les vieux amoureux se regardent comme si le monde leur appartenait encore l'espace d'un instant et mon sœur cherche encore son conjoint qui est sans doute partie mettre un petit coup de canif dans leur contrat de mariage. J'esquisse un sourire, infime. Je visualise une dernière fois ces gens qui m'aiment et que je suis censée aimer. Je n'irai pas les déranger maintenant. Je sors une cigarette la glisse entre mes fines lèvres, je sors de la grande salle de réception sous une fine pluie qui tombe sur mes cheveux.

J'appelle un taxi, il ne s'arrête pas, j'en appelle un autre. Il vient.
Mon cœur aurait pu se serrer quand la portière claqua d'un coup, il aurait pu se serrer à l'idée de m'enfuir comme une lâche sans nom, laissant à ma famille la charge de ce qu'ils ont toujours détesté le plus. Je laisse Cassie seul. Cassie la plus belle des créations de cette famille d'hypocrite, confiait à la garde de cette dernière car si riche que personne ne pourrait poser de questions. Mais non, rien de tout ça. Je reviendrais le chercher, mais je dois chercher, je dois chercher quelque chose qui libérera l’oppression de l'homme sur la machine. Bientôt mon frère, bientôt. Je regarde une ultime fois par la fenêtre, soupirant, pendant que le moteur se met à ronronner et que dans une lenteur absolue le tas de ferraille se met à rouler. Alors, je regarde le chauffeur, il me dit, vous allez où madame , sa voix est du genre usée, sale, chargée. Mon nez se plisse et je réponds, le plus loin possible.  

Et la musique commença.

Les monstres créaient des monstres, que se soit par envie, ou par pur mimétisme. C'est fondamental. On récolte se que l'on sème. Ils eurent semer le vent en moi, pendant si longtemps, qu'ils ne récolteront que la tempête. Pas de pourquoi, pas de comment, on est bon ou mauvais, c'est comme ça non.


Derrière l'écran

PSEUDO : No.
ÂGE : 19yo.
OÙ AS-TU CONNU EXANTROP ? poulet.
AVATAR : écrire ici
UN PETIT MOT ? poulet.
J'AUTORISE UNE INTERVENTION SAUVAGE DU PLAISANTIN ? Mouais, mais si c'est chiant, on arrête, wlh.



Dernière édition par Nög Zavialov le Dim 11 Sep - 18:14, édité 9 fois
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Léandre Luissier
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Emploi/loisirs : porte-parole d'Espérancia/ magistrat
Portrait robot : - psychologie basée sur l'obéissance
- Très anxieux. Lévres en piteux état, fume.
- prêt à tout pour être enfin reconnu et aimé par sa famille
- incapable d'aimer autrui et soi-même
- conservateur trés croyant
- pense que les androides sont des créatures déviantes
- belle âme au fond qui attend son envol
- homosexuel refoulé
- espére un jour être soigné
- attiré par Antoine Dastre

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Helllo Girl!
Un bon grand début de fiche avec la figure réussie d'une jeune fille un peu ado, un peu paumée et emberlificoter, surement trop intelligente pour être heureuse! J'aime bien!
L'avatar aussi est très beau! ♥

Je te laisse donc compléter tout cela et t'encourage grandement à changer l'icone et l'image d'en-tête. (là ce sont les horribles par défaut pour que le gens les changent huhu) Si tu as des questions n'hésite pas :)
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- Vouvoie tout le monde.
- ENFP "Inspirateur"
- Semble désespérément attiré par les causes perdus comme les artilects et Léandre.




C'est qu'elle est haute en couleurs.
Bienvenue~


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- A l'air très humain, sa condition d'androïde ne saute pas aux yeux.

Bug en #0000ff

RP : 2/3


Bienvenue à la nouvelle égérie KFC ^_^


Le Grim aime le bleu : #0000ff
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Léandre Luissier
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I come back 8'D

Alors ce bout d'aventure (car c'est la seule chose que je n'avais pas lu au final!)...

Tout d'abord il méritait une relecture attentive! Tu fais pas mal de petite confusion entre le féminin et le masculin et on s'enméle un peu les pinceaux du coup D:

Odile = Hélia = la soeur de Nög? O_O J'ai pas tout compris là XD

Cassie? Qui est-ce?

Est-ce ta volonté de rester aussi flou sur la vie de Nög? Si oui, ok mais il va falloir être un peu plus précis car là Nög nous est trés obscure et mystérieuse.

Quelques questions que je me suis posées :

- Zaviolov? De quelle nationalité est-ce? Qu'est ce que font ses parents pour être si riche?
- Dans quel cadre familial et sociologique a elle grandi pour hériter de ce caractère?

Tu n'es pas obligé d'y répondre ici mais il faut y penser pour cela soit cohérent pour l'avenir! ;)

Voila! Pas grand chose à changer, juste quelques précisions!
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YO.
J'ai tenté de modifier au mieux. Cassie est enfin expliqué comme il se doit. Hélia et Odile sont enfin différentiables; toutes deux soeurs aînées de la bête qu'est Nög, le nom Zavialov est survolé mais vous avez l'immense joie de savoir que c'est Russe. La fortune des Zavialov à la 99F aussi fait son apparition. J'ai modifié les masculins/féminins, même si je suis persuadée d'en avoir oublié. Concernant le caractère de Nög, je les faite à mon image et ne sachant pas pourquoi je suis comme ça, je ne pourrais pas en dire plus. Je pense que c'est simplement "l'ambiance" que lui dégage son cadre familiale. L'hypocrisie, les apparences qui ne sont que des façades immenses et ridicules. Le fait aussi que le type 5 qu'est Cassie, la manière dont sa famille le rejette parce qu'il ne fonctionne pas comme on l'avait imaginé, tout ça l’horripile.

Pour le mystère dont fait preuve Nög, je pensais le développer au fur et à mesure de mes rps. Mais l'idée c'est qu'elle fuit cette vie qui lui inspire une gerbe monumentale et va tenter de sa petite taille de naine de mettre sur un pied d'égalité les hommes et les machines. Un combat perdu d'avance qui finira sans doute par la détruire et elle mourra d'une overdose pour oublier son triste et lamentable échec #tragique.
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Léandre Luissier
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Merci pour la correction, c'est bien mieux et plus clair!
J'ai corrigé un masculin/féminin très visible qui trainait!

Pour le cadre familial, voici ce que j'ai compris en lisant! Dis moi si c'est ça:

Nog : soeur benjamine
Cassie : androide de type 5 que la famille a "adopté". juridiquement frère de Nog du coup

Hélia : soeur ainée de la "fratrie". Cocue par son mari.
Mari d'Hélia : un des ex de Nog

Odile : soeur cadette. C'est son mariage.
Marceau : marié. un des ex de nog.

Si c'est bien, ça, tout est ok pour ta validation :)
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POSEY.
C'est ça, lpkozijuhg, coooool.
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Léandre Luissier
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Réfractaires


Mails : 485
Double-compte : Georges Adams
Surnom : L'albatros
Emploi/loisirs : porte-parole d'Espérancia/ magistrat
Portrait robot : - psychologie basée sur l'obéissance
- Très anxieux. Lévres en piteux état, fume.
- prêt à tout pour être enfin reconnu et aimé par sa famille
- incapable d'aimer autrui et soi-même
- conservateur trés croyant
- pense que les androides sont des créatures déviantes
- belle âme au fond qui attend son envol
- homosexuel refoulé
- espére un jour être soigné
- attiré par Antoine Dastre

- Juge en DarkSlateBlue




Validation

Tu es validey BB! :D (t'as vu la tentative de parler jeun's!)
Voilà ! Maintenant tu es validé(e) !

▬ Tu peux dès à présent recenser ton avatar ICI et ton métier ICI.
▬ Dans les plus bref délais ton dossier personnel sera créé ICI et tu pourras en faire ce que tu veux (explications).
▬ Si tu n'es pas SDF tu peux aller faire ta demande de logement.
▬ Et comme un androïde a normalement un propriétaire tu peux aller faire un tour sur ce sujet pour te trouver un propriétaire ou un androïde si tu es humain.
▬ Tu peux bien évidemment faire des demandes de RP, vérifie juste les demandes précédentes au cas où il y aurait compatibilité des demandes !
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